ACTE II — SCÈNE III
M. DE LA FERTÉ, examinant les barreaux qui paraissent avoir été sciés avec soin, puis reposés artistement à leur place.
Sans toi !...
LE SOLDAT, allant à la fenêtre.
Faites monter un peu Le soldat dont on voit briller la hallebarde Au pied de la tour, — là.
M. DE LA FERTÉ, regardant.
C'est le soldat de garde,
LE SOLDAT. Sous cette croisée. Oui.
M. de la Ferté entr'ouvre la porte du cachot et donne ua ordre à voix basse aux guichetiers qui sont restés au dehors, puis il revient vers le soldat qui est redescendu sur le devant de la scène.
M. DE LA FERTÉ
Mon brave compagnon.
Le roi te doit beaucoup. Dis-moi, sais-tu le nom De la femme ?
LE SOLDAT
Point.
M. DE LA FERTÉ
C'est — un complot,!
LE SOLDAT
Je le pense.
M. DE LA FERTÉ
J'aurai soin qu'on te paie et qu'on te récompense.
LE SOLDAT
Ah ! voici le soldat.
Entre, au milieu des guichetiers, Tagus, habillé en soldat, avec le havre-sac smr le dos.