‹ TorquemadaChapitre 3 sur 176 · PREMIÈRE PARTIE — ACTE I · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE — ACTE I

Il s'arrête devcint l'ouverture du caveau.

S'il s'accomplit chez nous quelque acte de justice, Cest contre l'un de nous.

Il se met à regarder la muraille.

Notre vieille bâtisse Comme nous penche, et Christ saigne, et nous nous sentons De plus en plus, dans l'ombre et la honte, à tâtons.

Entre par la brèche un homme enveloppé d'un manteau, et le chapeau rabattu sur les yeux. Cet homme s'arrête debout sur le monceau de ruines de la brèche. Le prieur l'aperçoit.

LE PRIEUR

Homme, va-t'en de là.

L'HOMME

Non.

LE PRIEUR

Va-t'en. Sache, rustre.

Que c'est un cimetière.

L'HOMME

Eh bien ?

LE PRIEUR

Un cloître illustre.

L'HOMME

Bah!

LE PRIEUR

Nul n'y vient, hormis, le jour, les moines seuls ; Et les ombres des morts, la nuit, dans leurs Unceuls. Pour quiconque entre ici, pas de miséricorde. La hache s'il est duc, s'il est manant la corde. Ceux qui sont du couvent entrent seuls. Gare à toi ! Déguerpis, drôle ! —

Riant avec hauteur.

A moins que tu ne sois le roi.

L'HOMME

Je le suis.

LE PRIEUR

Vous, le roi !

L'HOMME

C'est ainsi qu'on me nomme.

LE PRIEUR

Qui me le prouve à moi ?

UHOMME.

Ceci.

n fait un signe. Une troupe armée paraît à la brèche. Le roi montre aux soldats le prieur.

Pendez cet homme.

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