‹ Torsion du Grand ÉpiploonChapitre 5 sur 45 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

La torsion du grand épiploon, que les auteurs anglais désignent sous le nom d’omentovolvulus et que les Allemands appellent neztorsion n'est guère connue que depuis une vingtaine d'année.

On dit généralement que M. Oberst, un chirurgien allemand, publia la première observation de torsion de l'épiploon, le 8 juillet 1882, dans/le Centralblatt für Chirurgie. W serait intéressant de relire l'observation de Marchettis (1), publiée à Paris, en 1851, avec comme litre : « Epiplocèle compliquée de sarcocèle, un tissu nouveau s'étant développé sur l’épiploon enroulé et érodé, de facon à former dans la région de l’aine une protubérance de la grosseur d’une palme. » Il s'agissait assurément d’une torsion intrasacculaire, mais nous n'avons pu trouver cette observation; nous y aurions sans doute rencontré le premier cas d’omentovolvulus. Dix ans après Oberst, un chirurgien anglais, Allingham, publie dans The Lancet une nouvelle observation fort intéressante. Ces quelques observations passèrent inaperçcues, en France du moins, puisque Demons, qui publie un cas personnel, en 1893, déclare n'en avoir point trouvé d'exemple dans la littérature médicale.

(1) Marchettis. — Recueil d'observalions rares, p. 121 (Paris,

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Depuis cette époque où la torsion de l’épiploon est signalée à titre de curiosité sans signification clinique, de nombreuses observations ont été publiées. Dans cet historique nous les passerons sous silence, on les trouvera avec toutés les indications bibliographiques à la fin de notre étude. Nous signalerons seulement les travaux nombreux et importants qui ont'été publiés sur cette question.

C'est surtout en France et en Allemagne qu'on a étudié l'omentovolvulus. En France, le premier travail d’ensemble est le mémoire d'Heitz et Bender paru en 1901 dans la Æevue de gynécologie du professeur Pozzi. Viennent ensuite l'étude de Vignard et Giraudeau, parue dans les Archives provinciales de chirurgie en 1905, et qui porte sur 20 cas; l'étude de Mauclaire dans la Revue de gynécologie (1904), et surtout enfin celle de Lejars qui porte sur 66 cas et qui a été publiée en 1907 dans la Semaine médicale. C'est assurément le travail le plus important publié sur cette question.

En Allemagne nous citerons les noms de Rudolf (1903), Riedel (1905), Simon (1906), et surtout celui de Pretzsch qui a fait une revue de #4 cas dans le Beitræge z. klin. Chirurg., de 1906.

Enfin Smythe en Angleterre à étudié très sérieusement le diagnostic différenciel de la torsion de l'épiploon avec l’appendicite, dans une étude détaillée parue dans Surgery, Gynecology and Obstetrics, octobre 1906.

Notons encore les thèses de Brunet (Paris, 1900), Martinaud (Bordeaux, 1902), Giraudeau (Paris, 1903) et Roche (Paris, 1905).

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