‹ Torsions Intra-Abdominales Du Grand ÉpiploonChapitre 10 sur 14 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Anatomie pathologique

La torsion de l’épiploon coexiste toujours avec des lésions de celui-ci : il ne peut y avoir, en effet, de torsion sans épiploïte associée primitive ou secondaire à la torsion.

Dans le premier cas de torsion chronique, l’épiploon est seulement tordu dans sa portion abdominale.

En se portant aux figures du texte, on comprend facilement qu’il ne pouvait pas en être autrement ; en effet, la hernie était pratiquement guérie, puisque l’orifice du canal inquinal était clos par un véritable bouchon épiploïque adhérent, et le sac herniaire était comblé par une corde épiploïque également adhérente en totalité. D'ailleurs, le malade avait enlevé son bandage et crut la hernie guérie puisqu'elle ne sortait plus.

En examinant la pièce opératoire de ce malade, nous avons vu qu’elle comprenait le grand épiploon en totalité. Le pédicule supérieur colique reste de dimensions minimes, celle d’un crayon environ .Le pédicule infé-

rieur, au contraire, est du volume d’un gros pouce,

Fig. II. — Sac herniaire ouvert,

CACN NE

Il est fixé à l’anneau inquinal interne. Son diamètre

se prète mal à une torsion complète.

En effet, autant qu’on à pu se rendre compte au moment de l'intervention, la torsion est à peine d’un tour et, vu la grosseur du pédicule inférieur, il ne pouvait

en être autrement, %

Fig. IT. — Vue d’ensemble schématique.

À l'ouverture de l’abdomen, la masse épiploïque ramassée sur elle-même, forme un gâteau du volume d’un très gros poing. Sa consistance est pâteuse. La souplesse habituelle à disparu, si bien que la première impression à été qu'il s'agissait d'un épiploon, venant recouvrir un appendice malade.

En pratiquant une coupe verticale de la pièce enlevée, on constate que l’épiploon est disposé à la façon d’un cornet limitant un espace clos. Certains auteurs signalent que cette cavité centrale close contient un liquide hématique plus ou moins. abondant. Il n’en était pas ainsi dans notre observation. Les limites de la poche sont

faites de franges épiploïques, congestives, violacées, in-

re

res \ fectées de sang, mais ne laissant transsuder aucune sérosité. Ces franges ont l'apparence de caillots sanglants organisés.

Au microscope, les fragments examinés ne montrent pas de lésions bien particulières.

On y rencontre les infiltrations hémorragiques décrites

habituellement, plus marquées. vers le centre de la tumeur qu’à sa superficie, et une infiltration Iymphocytaire très marquee.

. Dans le deuxième cas de torsion aigüe, nous avons la double torsion ; torsion au niveau de l’épiploon intraherniaire et une torsion intra-abdominale au voisinage du colon transverse.

En examinant macroscopiquement la pièce opératoire, on voyait quelle était représentée par deux masses bien distinctes, l’une surmontant l’autre, et séparées par une portion rétrécie où plusieurs tours de spire s’étaient produits, le tout revêtant grossièrement l'aspect d’un sablier.

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