‹ Torsions Intra-Abdominales Du Grand ÉpiploonChapitre 8 sur 14 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Pathogénie

De nombreuses théories ont été proposées pour expliquer le mécanisme de ces torsions épiploïques intra-abdominales. Mais, comme disait Lucas CHAMPIONNIÈRE : «On n’en connait aucune qui soit vraiment satisfaisante ».

Quoiqu'il en soit, il existe toujours des conditions mécaniques qui favorisent et réalisent ces torsions.

Il faut, en général, à l'épiploon, deux points fixes pour se tordre : fixé en haut au colon, en bas au sac herniaire, l’épiploon se tord pour peu que la partie intra-abdominale de l’épiploon prédomine du côté de la corde épiploïque, à «la façon d'une servietle que l’on enroule en la maintenant tendue par deux de ses angles opposés » (BEUDER) ; «comme un drapeau autour de sa hampe » (MoREsTIN) ; ou mieux « comme la flamme autour de la drisse » (TrxrEer et Bonne).

À côté du point d'insertion colique, point fixe supérieur, le mdfade de notre premier cas a réalisé le point fixe inférieur par le port d’un bandage, d’une pelote

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qui traumatisait de façon continue son épiplocèle mal réduite et créait ainsi des adhérences multiples entre l'épiploon intra-herniaire et son sac.

/ Cette disposition explique que l’épiploon entièrement adhérent dans son trajet sacculaire n'ait pu, à ce niveau, participer au mouvement de torsion. Ce mouvement à porté uniquement sur la portion abdominale comme le montrent nos figures. Il ne pouvait y avoir et il n'y avait aucune modification du côté d’une hernie fixée en sa forme et immobilisée dans son sac par des adhérences..

Dans ces conditions on comprend qu’ait manqué toute la symptomatologie herniaire, si précieuse dans la discussion du diagnostic.

Dans d'autres cas, il n’y a pas d'adhérences de l épiploon dans le sac herniaire.

La torsion alors peut se faire autour du point fixe de l'insertion colique du fait du poids de la masse épiploïque herniée. C'est alors qu'’interviennent, comme cause occasionnelles, le péristaltisme intestinal, les tentatives de réduction qui mobilisent la masse dans le sens latéral ne pouvant lui faire franchir l’orifice, et créent de petites suffusions hémorragiques, amorces d’adhérences.

Les tentatives de taxis peuvent aussi aboutir à une réduction partielle : alors qu’une partie de l’épiploon, en raison de son volume, reste intra-sacculaire et ne peut être réduite, d’autres franges épiploïques, plus flottantes, finissent, sous l'effort du taxis, par rentrer dans le ventre, irritées, altérées, donc atteintes d’épiploïte, et vont se transformer en üne masse lourde, susceptible de se tordre.

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