‹ Toto chez Tata, comédie en un acteChapitre 14 sur 18 · SCÈNE VT · texte numérisé non relu

SCÈNE VT

homme, je te repincerai dans quatre ou cinq ans! » Mon correspondant me ramena chez lui. Il me conduisit dans la chambre de ma correspondante, et, me poussant dans ses bras : « Embrassez-le, lui ditil, c’est un brave enfant ! » il raconta en peu de mots ce qui s’était passé, puis il se mit à genoux devant elle, lui demanda pardon... Et, le soir à dîner, ma correspondante était redevenue gaie... Elle riait comme autrefois, et c’était moi le héros de la fête... Comme j’étais content de la voir contente! ( Changeant de ton. ) Ce qui m’a fait pincer, c’est l’épisode des quarante collégiens en uniforme, se promenant devant la porte. Les sergents de ville s’étonnèrent de voir tant de collégiens réunis sur . un même point, on s’informa, on sut ce qui c’était passé. On lit un rapport au proviseur... et, ce matin, à sept heures, le gardien des arrêts ouvrait la porte de l’étude et de sa gracieuse voix criait (imitant ie gardien.) : « L’élève Montflambert! » C’est moi l’élève Montflambert, c’est moi

TûtO. (Prenant son pain sec et mangeant.) Je VOUS ai tOUt dit ;

maintenant, vous savez pourquoi j’y suis, aux arrêts, pourquoi j’ai quinze cents vers à faire. Eh bien, avais-je tort ou raison tout à l’heure, quand je prétendais qu’au lieu de me mettre aux arrêts, on aurait dû me décerner une couronne? (n tombe assis sur son peut

banc. Bruit de verrous. )

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