SCÈNE IV
faut de l’or, pour être reçu! il faut de l’or! » Et il nous raconta que lui, Nlical, avait un cousin, un grand cousin, que ce grand cousin connaissait une cocotte, que cette cocotte recevait le grand cousin quand il avait de l’or, mais qu’elle le mettait impitoyablement à la porte quand il n’avait pas le sou. « Eh bien, dit Adhémar... (11 était enragé, Adhémar, à cause des deux calottes!), eh bien, s’il faut de l’or, nous en aurons. » — Et il proposa de faire une poule ; on mettrait les billets à cinquante centimes, pour ne décourager personne; tous ceux qui voudraient coopérer à la vengeance générale en prendraient, on tirerait au sort, et celui qui gagnerait prendrait l’argent de la poule, s’en irait chez Tata Bourguignon, et porterait la parole au nom de toute l’étude.
Cette proposition fut adoptée, la poule produisit vingt-sept francs cinquante centimes, et ce fut moi que le sort désigna pour porter la parole... J’aurais tout autant aimé que le sort en eût désigné un autre; parole d’honneur, ça ne m’amusait pas du tout, oh I mais la pas du tout. Je pris les vingt-sept francs cinquante, je promis que j’irais... Je le promis parce que j’avais peur qu’on ne se moquât de moi... Au fond, j’étais bien décidé à ne pas y aller. Mais, le lendemain dimanche, il se passa quelque chose...
(Bruit de verrous. loto se précipite à la table et se met à écrire avec fureur. Entre le Gardien avec un grand panier et une cruche.)