Que H. Freppa vendit le dit buste [non pas et
nullement comme ancien) pour sept conta francs a M. do Nolivos ; et que ce dernier, d'après ce qui m'a été rapports, s'engagea a remettre en outre au ven-
rait obtenu en le revendant; part qui fut fixée & la somma do mille francs, après que le buste oui été adjugé aux enchères do l'hôtel Drouot, à M. le comte du Nieuv.erkerke, ijui le paya 13,600 francs.
4. fjue I'intribuu vlorentime, dout parle l'auteur anonyme de l'article du Word, n'est qu'une iBTBiaiiK FBiNÇAiSB résultant do faits blon vérifiés et dont les prouves incontestables seront publiées soua peu, par M. le Docteur Aleiaudre Foresi , qui a recueilli et possède tous les documents relatifs u, cette singulière question, de laquelle le journal florentin le i>roi( a déjà fait mention dans son numéro du 19 décembre 1B67.
Par cette déclaration j'ai voulu sauvegarder mon honneur et ma réputation d'artiste, et en même temps faire reconnaître que, si dans cette question il y a défaut de loyauté et d'honnêteté, on no doit pas le chercher à Florence, mais a Paris.
Florence 10 janvier 1B0H.
Signé GioviNNi Bastunini Sculpteur,
Lettre de (ii(it*<:n>:< iiii.-./i:ai!iii. sculpteur . à M. le docteur Alexandre Foresi.
Monalour ,
Je tous remercie infiniment d'avoir bien voulu m'informer, Jour par jour, de tout ce qui a eu lieu
an France au sujet du huste en terre cuila de Jérôme Benivieni, que j'ai ;ait en 1864. Voua ma demanda ae que je pense du parti extrême auquel IL le comte de Nleuwerkcrke û eu recours, par l'an t remisa de plusieurs journaux français. Je vous réponds franchement, que c'est un parti en effet désespéré. La ffalette des Beaux- Arts qui a plus d'autorité et do poids, eu pareille matière, que plusieurs outres journaux,
cora pour avoir autrefois rétracté le jugement erroné
pteur du XV.»" siècle, dosorte le camp tout d'un coup, j'ignore dans quel but, et adopte la proposition prétendue do M. de Weuwerkerke, quoique jusqu'à ca jour rien n'assure qu'elle soit réellement de lui. Voici Isa termes de In Gazelle des Seaux-Arts. t. L'affaire
• du Benivieni n'est point finie, et pour ramener b » solution M. le comte de Nieuwerkerkc a pris le
• moyen le meilleur et le plus digne. Loin d'agir ■ comme le cardinal San Giorgio qui, s'attachent
> plus au nom do l'ouvrier qu'il l'œuvre elle-même,
> renvoya à Michel-Ange son Cupidon qu'un mai^
> chaud lui avait vendu comme antique, M. le su-
> rlntendnnt a fait offrir a M. Bustioninl 15,00» fr.
• pour faire le pendant du Benivieni. Jusqu'à l'Issue » de cette lutte, le buste restera au Louvre dans une
> des salles de la Renaissance. >
D'après ce passage, li est de mon droit de démentir formellement l'assertion de la Qasctte des Beaus- ArU : et je déclare qu'il ne m'a été fait aucune proposition do ce genre, ni directement, ni par l'entremise de qui que ce soit, de la part de il, de KieuworkErke.
Je croyels que la déclaration que je venais de publier dans le journal te Diritto, et dans laquelle
J'affirmais que la buste du Benivieoi (tait de moi, aurait suffi pour écarter toute espèce de doute, et pour applnnir toutes les différences d'opinions; mais, mal- Si en réalité M. le comte de Meuwerkerke est l'auteur de la proposition qu'un lui attribue (et que Jusqu'à présent il n'a pas démentie) , comment se fait- il , qu'après la uV-cluratiori que j'ai publiée, 11 ose s'arroger le droit de l'inQrmer, me contestant mon droit d'auteur, et en même temps jetant des doutes sur ma droiture et ma loyauté t Peutêtre que se trouvant nu pieil iiu mur, il prétextera do n'nvoir eu aucune connaissance do ma déelaration (laquelle, pur pure n thèse, certains directeurs de Journaux parisiens n'ont pas cru devoir publier) ; mais en admettant que par ce faux-fuyant il profonde pouvoir s'excuser, qu'il veuille bien, pour s'éclairer, s'adresser il son cher ami M. Emile de Girardln, a qui je sais avec c.evlitiule qu'elle fut envoyés immédiatement par son correspondant de Florence, M. le comte de Wouwerkerke aurult agi avec plus do sagacité, s'il avait pris le parti adopté par lea deux artistes MM. ririuti et Costa ; lesquels, lorsqu'ils apprirent do moi-même que le buste en terre cuite représentant JéMme raviiinroli. pny,', par eux 10,000 francs, était mon ouvriisn. liront :i mauvais jeu bonne mine, i'l ae biirnriTij: ;. palier h-.-jOi. liment sur ce fait un? I'r;i!ii4i"t:t 1- s.valr: i!irlu';i: i^;i .l;in.. in .;..«rn:il i'.nriuitin la Iliforma, sans faire tant d'esclandre, il l'Instar des journaux parisiens nu sujet du puste du Benivieni. On prétend que la mystifient Ion qui a eu lieu en France a blessé mortellement l'orgueuil Francis; mais cet orgueull, dans la question actuelle, u'est peint légitime : car, lorsque les juges les plus com-
pétents ds l'Europe, en matière d'art, ont pu sa tromper pour le buste du Savonarola, comme pour celui du Benlvieni, messieurs les Français n'auraient pas dû prétendre entrer de moitié dans l'infaillibilité du Pape. D'ailleurs si tout le monde s'est trompé, personne n'a tort; et si quelqu'un a raison, c'est bien moi. Or, pour en revenir à la célèbre proposition, 11 serait peu honorable pour mol, après ma déclaration publiée dans le Dlrittu, do l'accepter les yeux fermés ; d'eutaut plus que la susdite proposition, bien loin d'avoir été faite d'une manière sérieuse, me se aide Meuwerkerke:
i M. le Comte, vous qui êtes décoré Grand Croix, • Membre de l'Institut, Directeur général, Intendant » des Beaux-Arts de la maison do l'Empereur, et
> Sénateur, vous me proposez, a moi pauvre et obo scur artiste, 15,000 francs pour vous faire un buste, » d'un mérite égal h celui que j'nl fait , portant le ï nom de Jérôme Benivieni, et placé par vous bu » Louvre. Il me serait bien facile d'éviter votre défl » en prenant le parti de voua engager h venir ici
> pour voir le portrait que j'ai modelé tout récem- » ment du défunt octogénaire il. le comto François » Olivier Jenison-Wnlvorth, ex-ministre de Bavière » dans plusieurs Cours étrangères; mais comme la
> fatigue du voyage, vos importantes fonctions, et
> plus encore votre fierté ne vous permettraient de ï vous rendrs'a mon invitation, et encore moins de
> renoncer a votre singulière proposition, arrangeons- » nous à l'amiable. Il est évident que c'était a vous, o M. le Comte, de produire des preuves incontesta- » blés de ma prétendue Imposture, et de désigner la
• provenance du buste de Eeumeni, en assurant ls
> public que ce n'est point dans mou atelier qu'il s » vu le jour pour la première fois; mais qu'il pro- » Tient d'un couvent, d'une cslise, d'un château, ou
• d'une maison de noble florentin. Mais un bomme i tel que vous no daignera pas s'arrâter a de pau rallies billevesées; ainsi donc, voulant vous imiter, i J'en viendrai a la même conclusion. Dépose! vos »■ 15,000 franco dans des mains *ùres ; nommons d'un » commun accord un jury, qui ne soit pas composé
> exclusivement de membres Français, et je m'en- ■ gage li faite pour 3,000 francs un buste qui soit » d'un mérite égal fi. celui du Beultiepi. Quant aui » lg.000 francs restants, je m'engage encore, pour
• vous obliger, vouo M. le Comte qui êtes on France
> une dos colonnes du second Empire, do vous mo-
• deler, en manière de décoration, les portraits des
• douze CÉSabs.
Voila tout co que j'avais à dire h M. le Comte de Meu-werkerke.
Vous, Monsieur, faites maintenant de cotto lettre l'usïgo que vous jugerez lo plus convenable, et croyaï-mol toujours
Florence, 15 février 18SB.
Votre très-obligé, et tres-afreatiooué Gimmm Bastianihi.
Lettre de M. E. Lr.qwsm, sntlptcur.
à M. Lebey, directeur dit jownial la Patrie.
Monsieur ,
Plusieurs journaux ont publié une correspondance ItsJUnnedaûs laquelle on attaque l 'authenticité d'un
buste en terre cuite acheté par la direction des mu-
jourd'hui exposé dans une des salles de la Ueuaissance, nu Louvre.
D'après cette correspondance , lo buste ne serait pu du seizième siècle, mais bien l'ouvrage d'un artiste encore vivant. 11 auruit été commandé, il y a quelques années, par un M. Freppu, de Florence, marchand de fausses ontii|iiiles, à un M. liastianini, et ce dernier aurait tout uniment modelé et reprodult les traits d'un ouvrier de la manufacture de* tabacs, qu'il aurait affublé d'un costume ancien] les ouvriers L'attestent, et 11. Frepp» le jure.
dont je m'honore d'être un des adeptes, je viens vous prier de donner pince dans votre journal aux réflexions quo ces faits m'ont suggérées et a. l'exposé des preuves de leur fausseté.
D'abord, peut-ou ojoutor foi à l'affirmation do M.
Quant aux ouvriers de la manufacture, 11 eût été de bon goût de ne pas les mêler dans une question d'art. Ils peuvent bien affirmer que M. Bastianinl a modelé le liusti! il» riMiil'rîiilre rien du ii:iuux; muisqu'ilj nlt(.sl*-:it qui! i^'nit r.:-:-ii qui hs( ml i;i-l l[!i:iet]t. u 1 .; [.ouvre, cela passe lu permission, lit quand, par imposalbile, un des ouvriers ressemblerait au buste, qu'estce que cela prouverait? lùst-cc que les Florentins d'à présent ne sont pas les lils de ceux d'autrefois ï Estrues de la Home moderne les portraits vivant, de Luolus Vertis, do Trajan, et d'autres personnages de 1s Rome antique ï Et il propos do cotto prétendue ressemblance, il s'est passé un fait qui a lui seul caractérise toute l'affaire; l'administration, qui aime les
positions nettes, a demandé une photographie de l'ouvrier, et II s'est trouvé que ce malheureux, qui, au dire des journaux, se promenait tous les jours au soleil de Longarno, était mort depuis deux ans. A-t-fJ Jamais vécu? Mais laissons cela, et arrivons au coté sérieux de la question.
Pour exécute? un buste en terre cuite, 11 y a deux procédés. Le premier consiste a monter la terre avec le plus de vide possible h l'intérieur, s, la travailler a la main et à l'éboucbolr- cela s'appelle modeler. Le second procédé, le plus usité, le plus rationnel, et celui dont se servaient les anciens, consiste ti faire un premier modèle en plâtre, sur lequel on Tait un moule i bon creux (autrement dit ti piicei mibiliij dans lequel on pousse une terre que l'on retouche après coup. Cela s'appelle estamper.
SI la terre glaise est, de toutes las matières, cellu qui se prête le mieux aux manœuvres des faussaires, c'est aussi celle qui reflète le mieux le secret de la fabrication. En examinant avec attention le buste du Louvre, on reconnaît, sans en pouvoir douter, qu'il a été estampé. Toute personne peut s'en eon-
breuses iufllentions qui l'attestent. On aperçoit sur
raie formée par les pièces du moule ; dans les cbe-
de la dépouille. Dans une mèche placée au coté gauche, la terre a été mal liée, un petit morceau est tombé, et sur lu partie qui reste, on toit encore Imprimées les raies de la peau du doigt qui a poussé la terre; enfin, dans l'Intérieur, il suffit d'un coup d'œll pour reconnaître le procédé de l'estampage.
Si ce buste a été estampé, M. Bartianlni ne l'a pas modelé; et qu'on ne vienne pas dire que je Joue sur
les mots. 31 M. Bastianlnl l'avait estampé, il aurait ta modèle et le moule , st il aurait bleu soin de le proclamer il haute voix. A cette preuve sans réplique, viennent se joindre dos considérations d'une appréciation plus délicate : d'abord la qualité do la terre,
Italie; ensuite son état poreux; en vieillissant, la constitution de la terre se modlfle, elle perd sa partie grasse et devient poreuse; enflu la patine, qui n'a pas été faite à la fumée de tabac, maia qui est
On peut donc affirmer, sans démenti passible, que M, Baslianinl n'est pus l'auteur du bustfl du Louvre. A défaut do cos preuves, que j'appellerai brutales
plus élevé. Par un enchaînement qu'on ne saurait
ment frappant que les antiquaires les classent sans se tromper.
Les artistes peuvent si peu se soustraire à cet entraînement, que depuis des siècles on étudie et on cherche fa Imiter l'antique; cela a produit iiïchel-Ange, n Goujon, Pu]et. etc., les plus grandes et les plus ites perso unifications de l'art de la statuaire on r temps; mois l'on ne saurait voir en eux des continuateurs do Phidias, ce cachet artistique suit les tomps et change comme eux. Ainsi, ce que l'an . a fuit ne se refait plus.
Le buste du Louvre est un des spécimens lea plus caractérisés Je l'art du seizième siècle; nul ne pour-
a mis tout de suite M. Bastianinl au pied du mur: « Bi voua avez fait ce buste , lui a-t-on dit, faites-nous-en un .pareil, nous vous !e paierons au poids do l'or, t Pour répondre k ce défi, qu's-t-ou objectél M. Freppa tf répondu ■- n M. Hastintiiui n'est pas un artiste proprement dit, c'est un habile ptuliahettr qui par hasard a (ait un cher-d'œuvre. c * ' Ce sont là de grands mots dont la plus simple réflexion fait justice. Quand un artiste exécute un tableau, une statue où l'idée et l'arrangement l'emportent sur la Torme. il se peut que l'inspiration ne vienne pas toujours arec le même bonheur; mais dans un buste réaliste, où la représentation fidèle et servile de la nature domine tout, l'exécution l'em-
Ce que votre main a fait hier, elle le fera demain. Que M. Bastlanini fasse donc un second chef-d'œuvre, la cliose en vaut certes la peine; douia mille francs un buste; n'est-ce pas la un beau denier?
Malheureusement , le busto du Louvre n'aura pas de frère; il perte en lui-même un caractère de spontanéité et de liberté qui ne saurait être imité par un copiste de nos jours, et il fait et fera toujours l'honneur de notre galerie nationale.
Reste une dernière question. Quel est l'auteur de ce chef-d'œuvre t Je laisse à de plus doctes le soin d'élucider ce problème.
Btos do Florence en imaginant une pareille comédie ! ou plutôt, pour emprunter un mot h l'une des nôtres, qui trompe- t-on Ici? J'avoue que je ne sais que
Est-ce une réclama pour M. Bastianini? h quoi peut-elle lui servir? Est-co une mystification î qui donc espere-t-on abuser? Kst-cB uue mauvaise panade? & qui donc veut-on nuire? et ne sait-on pu que Je serpent use ses dents Bur la limo?
Recevez, etc.
E, LbQïbSne, statuaire.
Réponse originale de Giovanni Bastianini à M. E. Leqv.vsnn, sci'/p/nnr français, publiée par la Gazzetta. di Firenze (N. 74, 16 mars 1868), arec la traduction française de la Note dont. <■(' jiwi'iiii/ l'n fuit précéder.
Notre fminont artiste Giovanni Bastianini publia uno Déclaration, où il affirmait ouvertement que le busto en terre cuito représentant Jérôme Eeniïicni, buste actuellement placé nu Louvre, avait été fait par lui. Apres cette Induration, nous publiâmes la Lettre & M. le docteur Alexandre Fores! * , par laquelle ce même artiste démentait formellement que, directement ni indirectement, M. le comte do Nleuwerkerke, Directeur généra] et Intendant des beauxarts de la maison de l'Empereur, lui eût fait une ofTro de 15,000 francs pour avoir un buste en terre .'i;iti\ qui é jia Ai en îii'Tit? I ï L i r lin-i ■ iln lienivii'ni phiiv v.u [.■:ir.:',> : ( -t r, i : r : 1 i t i\v.T. aurait li'.'Ci'îit''' offre, ii la condition qu'on déposât l'argent dans des mains sûres, et qu'on nommât un jury qui ne fut
flûB Italienne, dhtoIiIdi d* Pnoca noni isorool grâ da I* tndUllDfl
—"an —
pas composé uniquement île membres français, KnQn notre émlnent sculpteur envoyait au journal 1b Patrie une BjpoDM adressée a M. E. Lequesno, sculpteur français, dans laquelle il réfutait victorieusement les prétendues raisons techniques et idéales que M. Lequesne avait voulu exposer dans lo susdit journal a Un de prouver que lo llonivieni du Louvro n'était point l'iouvra du sculpteur vivant Daetianini , mais celle d'un sculpteur ancien. De ces trois documents d'une haute importance, émanés de l'artiste même
dans les journaux français. Apres avoir attendu, deux lionnes semaine:!, que la Patrie montrât plus de jus-
telle quelle, avant aucuu autre journal, sa Réponse
qua la Conspiration nu Silkncb est désormais un expédient trop usé, trop connu, ot trop méprisé do tout le monde, pour qu'on se flatta d'y recourir avec
Florence, le 26 février 18GB A Monsieur le directeur en chef de la Pairie. Monsieur,
Je tous serai fort obligé de vouloir bien publier ma réponse a In lettre de M. E. Lequesne qui a paru
Recevez, Monsieur, mes remorclments d'avance. Monsieur,
Je vous remercie do vouloir bien mo prouver co dont nia modestie iluufe un peu. îl "avoir que j'ai fait un cbef-d'ituvre et de ino condamner ù rester a per-
pétulté au Panthéon du touvro avec les Dieux do la sculpture. J'aurais bien mouvais* grlLee à ne pas voua savoir gré de la forme ingénieuse lie votre louange
pté a l'Iorenco par Michel-Ange fut ai^liuti; U liome cpmme une œuvre grecque par loutirilin»! Hnint-tieorges, lequel était un Un connaisseur. Mignsrd , dont vous ne récuserez pas probablement l'autorité en sa qualité de compatriote, lit acheter jiar Monsieur, frère
voit été tait par Itoullogne dont c'était la spécialité. David TY-nicrs a fait des Rubans et des Bassano qu'on n pris pour des originaux. Luca Giordano a inondé
née de Naple<. J'en "conclus, et voub on conclurez ce rtnlnement avec moi , qu'on peut Imiter h s'y tromper le style d'un maître et encore plus facilement celui d'une époque, et que ce n'est pas faire tort II M. la directeur des beauï-nrts que de le mettre en compagnie du cardinal Hjii nt- tSH'i.rf:i-a , de Mignard et de tant d'autres grands connaisseurs.
Examinons maintenant la valeur des arguments par lesquels vous prétendez prouver l'ancienneté du Denivieni.
Béton vous le husto aurait été fait par le procédf*
de l'estampage , ce qui te reconnaîtrait eux quatre
1,° Od aperçoit sur les deux épaules, et aboutissant derrière le cou, la raie formée par les pièces
tei
4.° Dans l'intérieur, il suffit d'un coup d'œil pour reconnaître le procédé do l'estampage.
J'en suis fâche pour votre infaillibilité, Monsieur, mais le buste du Benivieni a été modelé et non estampé. Après U cuite , j'ai moulé le masque pour avoir un souvenir de mou œuvre. Ce masque est encore dans mon atelier, et je le tisue » votre disposition e'il voua plaît d'y venir le voir. Telle eBt l'explication pratique delà raie et des parties graissées pour donner de la dépouille.
Un quoi donc l'empreinte iîo.h dliL-ts prouve -t-ellel'estampage, Monsieur? Si l'on estampe en poussant la terre nvec les doigts, est-ce qu'on no modèle pas aussi avec les doigts ?
Le quatrième indice n'est pas plus significatif, et je suis étonné qu'il soit mis en avant par un homme de l'art. Vous ne pouvez pas Ignorer que dans le caa du modelage, comme dans celai de l'estampage, l'intérieur se fait également avec les doigts et le poussoir filecea).
Donc vos preuves se retournent contre vous. J'ai mis !i part la preuve tirée do la qualité de la terre, parce qu'elle va me servir il démontrer matériellement la légèreté de vos assertions. Vous dites que
la terra du XVI siècle dout on 68 tarait ù Florence n'est pas la même que celle dont on se sert aujourd'hui. Où avez-vous pris cela? Je tiens a voire disposition un échantillon do la terre plastique dout on M sert ici , et je voua défie de prouver qu'elle diffère du quoi que ce soit, chimiquement et artistiquement, de celle dont est formé le Benivieni.
Quant a la patine, permettez-moi de no pas voua en enseigner la procédé, puisque vous paraissez l'Ignorer, mais de voua offrir seulement de communiquer la mémo patins a tous les objets de terre cuite que vous voudrez bien me eonller. Je ne puis cmlra que vous en soyez encore en France a la fumée dii tabac , h-, vous bv^z fait sourira maliclaojement tous nos marchand, d'antiquité.
Je voua serais f.irt obligé, Monsieur, da lire W documents qui ont M* publiés par la OailU» des Btaii Arts préalablement iau'.a polémlr.ue, nu mlouz encore do prier M. I-Lmtie Oali.b.io de 'ous prêter les copiée légalisée* de ers pièces. Vous y trouierez uo ai-lf rte flt'cc.' d; l'i-.vîi-r llusam!.. lin ne l'a donc pas mi en. j-:n-.. -i - p: ■i:.cner au suleil du ZKHfMnu, ei il n'oot pat mort précisément quand l'administration frunrn;~t) a fait demander sa photographie 11 faut fllru'eiuct. Monsieur, même dans le» détails; chIb impliqtn reiuctitudu iié;.iTale aui yen des gens qui jugent de la valeur de la critique d'après ses précédés. Que voulez-vous, Monsieur, Bo~ naiutl n'était pas Immortel, comme vous et moi, Monsieur; vous, parce que vous êtes probablement de l'Académie ou de l'Institut; moi, puisque vous me maintenez de force au Louvre. Bouaiuti est mort sans ma permission. Les ouvriers de la manufacture du tabac, ses amis, qui nnt vu le buste du'Boniviani et qui peuvent en voir encore le musqué dans mon
atelier, déclarent que c'est son portrait. 11 est vrai que vous avez la ressource de dire quo c'est uu hasn:d, H iinnsiut] pjiirni:: l.Lfn .L'i^CLidri 1 fil l^iîill? collatérale sans douto de Benicienl. Vous ajoutez que je puis avoir Fuit un huste de Benicieni, mais
Kollvos par M. l'K-|ipi>. M. île Nullvos aurait donc supprimé le mien et mis «ur le cample de M. Freppa on autre buste, qu'il aurait acheté Je ne sais où et je ii<! >î:lî h .[IL. Msiis ]!'iu.-i|iici ida::- uYii auraii-il pnB indiqué la véritable origine? Pourquoi l'attribuer ii M. Freppa? Kn vfrité, plus cous compliquez, plue voue prouvez en faveur de l'identité de mon buste avec celui du Louvre.
Heureusement pour moi, Monsieur, nous allons être d'accord sur un point: « Co que cotre main a fait o hier, dites-cous, elle le fera demain. » Cette fois-ci vous parlez d'or; seulement 11 faut que voue sachiez que le Banivieni n'est pas le seul de la famille assez nombreuse dout Je suis le pire. Après le Henlvlenl j'ai tait le Savonarole, qui a été payé dix mille francs et reconnu mon teuvre, la C haute nie florentine, que M. Burty dans son livre Chefs-d'œiisre dei arts industriels, proclame l'œuvre d'un arlUte de génie, et que MM. (Inetium lliimclu et le sculpteur Raphaël Cacalcnzi m'ont vu modeler. Je pourrais vous en citer bien d'autres, mais je suis tout disposé h no pas m'en tenir au passé. Je déclare que je n'ai jamais reçu de l'administration française l'offre dont vous parlez. Si elle veut bien me la faire, je l'accepte mémo de vous. Monsieur, sous la double condition du dépôt do la somme et d'un jury indépendant; Je ne suis pas encore assez riche pour réfuser une commande de 15,0011 francs,
En attendant l'honneur do vos commun Icatlona ît ce sujet, je tous prie de ma croire, Monsieur et Illustre confrère,
Votre reconnaissant et modeste confrère Giovanni Bastukini.
Je vais finir, à propos de Bastianlni, par cette curieuse anecdote. Le buste du Uenivieni était presque achevé, lorsquo M. Oiovannl troppa, qui en avait fait la commande, 'entre un beau jour dans
do cigares, surnommé le Priera, était en pose do model comme a son ordinaire, et ne bougeait pas. ÏI. Freppa donne un coup-d'œil au Bttiisieai, un autre au PHort; puis se tournant du côté de Bastlanlnl, s'écria: i Sa«(o diavolo, lu gli Soi tagliato la tt~ liais Cela signlilult qu'il semblait que Hsstlanlni dut tranché la tete au Priori pour obtenir une ressemblance ii s'y méprendre. Alors ce pauvre vieillard, levant les jaur, et regardant doucement Hastlanini, lui dit: i Almtno io ît poriatii ftsrtunal s Nous nous associons do tout ccvur au vu'u de Donaiuti surnomme la Priare, en attendant que ce vœu soit exaucé.
Cet article en sens dubitatif était déjà fait, lorsque r.oui cùaios la certitude que Bostionini était, sans le moindre doute, l'auteur de la Ckantmt» Jlanntine. Pourtant nous avons voulu le publier dans le journal Il Mritto du 19 décembre \m, et do nouveau dans
cette brochure. Oui, Bastianlnl est bien l'auteur do la Chantant Jlortnlint, qui fuit partis de la collection de M. E. André, pnrce qu'il nous l'a, lui-même, avoué et déclaré : rt quiini! mfmn l'aveu et la. décle-
Nolivoa, Rivet, do Nieuwerkerke et Lequesne, voici deux attestations que M. le ch. Gaetano Bianobl et M. Kophaél Cavalenii écrivirent, de bonne encre, sur la 2i.»"> page de l'ouvrage de M. Philippe Durty, Intitulé Chl/i-d'autrs des arts industries, u l'endroit où la charmante figurine es trouve reproduite par la gravure.
Firenie 27 dicembre 1831 Dichlaro sul mio onore dl aver viato modellare in terra da cuocersi qtiesta yrazlusa atatuetta al mio Hmleo Giovanni Bastianini.
Dichlaro averla fatta mêla data a vendere L. 200.
M. Paul Mante, qui avait écrit sur le sujet en question bien avant M. Burty, est, selon nous, un des plus séricui et des plus adroits critiques de la France, en matière d'art. Personne mieux que lui n'a juge le husle du Benimeni qui est au Louvre, et la Chantant fiomline qui honore la cabinet de M. E
André. En effet, M. Manta, après avoir fait les plus grands éloges de ces deux pièces d'art, 11 va presque à dire : Bllei tout moderne! ; mais ce Jugement, au lieu d'être nettement prononcé, n'est que simplement balbutié. Du reste, pour édifier nos lecteurs, nous n'avons de mieux a faire que de reproduira lss deux pages que M. Maatz publia en 1865 dans le tome dix-neuvième de lu QattUa dit Beaux-Arts.
« Un autre chef-d'œuvre e'impose à notro admiration. Les organisateurs du Musée rétrospectif ont placé au milieu d'una vaste salle le buste en terre cuite de Jértme Benlvlenl. Ils ont voulu appeler l'attention des connaisseurs et celle de la foule sur ce rare morceau, qui est, à bien des égards, la perle de l'exposition. Ce buste appartient à M. de Nollvos. L'artiste inconnu * qui l'a sculpté a pris soin d'Inscrire sur la terre encore fraîche le nom du modèle : HIR""™ BENIVEIU3, forme un peu altérée du nom de JérOma Benlvieni. Avant d'aller plus loin, il convient de dire un mot de ce personnage qui fut 11-
propres mérites, mais aussi sans doute a causa de l'importance que c'était acquise son frère Domenico, l'auteur du TriM/û délia Omet et l'un des plus ardents parmi les défenseurs da Saronarole. JérOme Benivieul, qu'on dit être mort en 1542, a quatrevingt-neuf ans, eut pour latnéologla un goût moins vif; 11 préféra les belles lettres, l'érudition, la puésle. Il se Ha de la plus étroite amitié avec Pic de la MIraudole, et sollicita, l'honneur d'être enterré au même tombeau que lui. Une douce lueur mystique éclaire sa Caniam diWanwre alisle i ditina (1510) ; un refiet de la philosophie platonicienne brille dans
— îoo -
ses écrits oubliée aujourd'hui. Tels saut les détail! principaux qu'on trou Ta sur son compte dans la plupart des biographies : j'ajouterai on fait nouveau ou du moine peu connu : c'est que Jérôme Berilviani * vtaa dotli$tii*o » dit Vasari, a été l'ami de Lorenso di Credl, et que ce dernier a peint son portrait Lorenzo, très-compromis, comme on sait, dans la grande aventure de Savonarole, avait dû se lier avao Domenlco Beaivianl, et c'est par son intermédiaire qu'il aura connu son frère Jérôme.
b Le buate de M. de ISollvos représente un homme d'environ oinquante ans, si ce n'est plus *i 11 est
garde, malgTé les années, le costume de sa Jeunesse, et il porte sur le haut de la téte le petit bonnet du XV.« siècle dont Filippino Lippl s coiffe Bottlcelli dans la frasque del Carminé. On sent que le personnage a vieilli dans l'étude et dans la douce confidence de lu muse ; il penche la téte comme pour écouter l'écho d'une chanson intérieure; toute la finesse italienne resplro dans bs physionomie expressive; la bonhomie se mêle sur- eea traits II la plus subtile expérience, et il y s dans le pli de sa lèvre, dans les rides précoces de son front, dans lo feu de son regard, une merveilleuse Intensité da vie. Tout, dans ce buste, porte le sceau d'une personnalité frappante. Kous n'avons pas connu Benlvienl: nous Jurons qu'il est ressemblant.
s L'&ge du modèle et surtout le caractère de l'œuvre nous permettent de dater ce buste des dernières années du XV." siècle, ou mieux encore du commencement du siècle suivant. Que si l'on se demandait
quel est l'auteur de ce morceau, si magistralement traité, ou serait tenté de prononcer sucée eai'eine ut les plus grands uums d'une époque* où Florence eut de al merveilloui sculpteurs. M sis eombieH cette recherche serait chanceuse 1 Donatello, Verrocohio, Desiderlo da Settigoano étaient morts lorsque cette terre a été si puissamment modelée j celui a qui le
.caractère de l'œuvre fait songer -tout d'abord. Nino da Fiesola, BTait cessé do vivre eu 11811. Écartons également Antonio llosscllinn, car la buste de Beniv-ieul n'est point dans ea manière. Benedetto da Helai» s vécu au-dcla. de 1108; peut-etru est-ce de co coté-la qu'il faudrait chercher. Mais Vasari feuilleté d'un doigt impatient ne nous a rien appris sur ce qu'il nous importerait tant de savoir. D'ailleurs, Indépendant meut dos illustres dont nous venons de-aferire les noms, 11 y avait alors à Florence un groupé d'élèves de Yerroeehio que nous connaissons mal. Ne poussons donc pas plus loin une enquêté qùij aujourd'hui, est aana issue. Eh marquons seùlamant que, par sa finesse exquise, par le sentiment profond du portrait, par l'exactitude passionnée du 'détail, le buste de Bcnivioni ressemble au plus haut degré u
. uniiraïiJodB Lorenio di Credl. Ne dlrait-oh . pas que lo maître, qui, d'ailleurs, fut quelque peu sculpteur (on lé sait par le testament de .Verroochio), a.préfiidé o, l'eiécution da ce buste et que pendant que l'artiste Inconnu modelait la terro complaisante, il était derrière lui, l'encouru géant de la parole et ajoutant peut-être l'exemple au conseil!
» La. C^aifUii, envoyée h J'eiposition par M. Castellani, n'est pas moins digne de notre étude. Cette statuette, en terre cuite, qui porte encore des traces de peinture et de dorure, date aussi de ce grand XV.' siècle qui semble avoir tout compris et tout
eiprlmé. Par la vérité éternelle, et, dirions -noua, la meâtntté du sentiment, cette figura est de tous les temps, et elle est d'hier. 1 Une Jeune femme, Titus d'une longue robe qui l'enveloppe Jusqu'eux pieds,
""papier de musique qu'elle u'a pas besoin de consulter ; elle dit sa. chansonnette, la Mte un pen penchée en arrière, et elle se berce de sa propre mélodie :
cette époque heureuse qui a si bien connu la nature dans ses forces et dans ses délicatesses. Au socle de cette exquise figurine, nous ne pouvons malheureusement inscrire aucun nom. »
Lorsque uous vîmes la Chantais* dans le livre de M, Bnrty, nous déclarâmes que Giovanni Bastianini en devait étra l'auteur, et voici pourquoi. Lea mains de cette charmante figurine ressemblent h celles d'un petit enfant, que Bastianini a mis k califourchon sur une chaufferette formant une plpo & fumer. Il est probable que M. le baron de Mouvllle possède toujours ce gracieux ichtrzv de Bastianini; et quiconque le verra, pourra très bien remarquer la ressemblance frappante qu'il y a entre le modelé des mains de la Ckanttuti et celui des mains du petit enfant.
M. Vlncenio Capponl, l'ancien marchand de char-
bon de cm Bor/ogaUianli, est, comme noue vouons de le dira, l'heureux mortel qui vendit le buato de Savonaroie 10,000 franca i> MM. Bantl et Costs. 11 l'avait payé 640, comme il resuite du reçu publie par lui dans le journal la Ifttloni du 11 mars 1868, et que nous tenons a reproduire :
« Firenia, Bdicembre 1868. - • Dlchiaraai da me sottoscrltto di aver ricevuto dal aignor Vincenio Capponl lire selcento quarante, por avergll venduto un rltratto di fra Olrolamo Snvonorola | modellato in terra cotta c nolcrito di anticu data.
» In rede di cbe, dlco df aver rlcevuto L. lt. 040.
Leomabdo Db Vaam. >
Ne voit-on pas que d'après ce document lo Savonarola était vendu comme objet non ancien? cette phraaa : modelé en terri emltt, bt colohié d'ancibnne n*TB ne garantit pas du tout le buste comme uoe œuvre du XV.", ou du commencement du XVI.» alerte.
Ce grand bonneur vient d'être un peu diminué pur MM. Banti et Costa, eux-mêmes, depuis une lettre qu'ils ont publiée dîne la Nmioss du 5 mars 1868.
Nous la reproduisons ci-après pour rendra complète l'histoire du débat qui a lien présentement par rapport a notre ami Bastianlni.
11 no m fichent pas contre nous, qui défendons sa loyauté et son ialentsans arrière-pensée etaansaucuo vil lutérét, si nous noua permettons de reproduire
une lettre qu'il nous a adressée dernièrement et propre a Éclairer certains chicaneurs sur l'incident rer gretteble dont il est ici question. Certes) 11 pourra ee trouver encore quelque puritain de mauvais goût, ou quelque fanatique de moralité équivoque, qui ne voudra pas ae rendre mémo a l'évidence des laits.
Eh ! bleu, tant pis pour eux. . Toutefois, et en admettant, au pis aller, selon ces messieurs, que Baetlanlni fût coupable d'une manière ou d'une autre, ce qui n'est paa seulement très-contestable mais tout-a-faft absurde, noua dirions a notre tour; « O filix CHlpa, qui, forçant un pauvre garçon h passer par les (ourdies candides de la misère et des vicissitudes humaines, nous a révélé un talent du premier ordre, et h si bon marché I »
Voici la lettre de MU. Bautl et Costa, précédée de quelques lignes du journal la Na liane, a la justification du sculpteur Uns ti uni ni,
« I slgnori Banti e Costa oi hanno pregato di pubblicare unà loro rettiflcazlone ad un fatto accennato dalla lettera del BastianlnJ lnserlta nell'appendice del N. 51 délia Naitone. Compiangendn anche nol le dure circostanie che costrinsero 11 Bsetisnini a celare 11 proprlo nome, vogllamo far avvertlto il letlore di non mettero insleme il valente artista con coioro obe hanno pol trattt. eoal largo prodtto dalle eue opère. La temiita del preiro che egli ne ha rilevato messo in confronta con queilo che I rivendltorf ne ricavarooo dopo, eiclude perfettamente dalla sua parte ogni idea di frode o di complicità. Il busto del Benliienl, che fu comperato a Parigi dal conte Nieuwerkerke per 13,600 franchi, ne ftiitto solametfté .100 al suo autore H busto del Savonarola ohè i' sigbori Banti e Costa pagarono al Braeita 10.000 franchi- irlione
diede poco plii di 500 : lu célébra stntutttn doits la Chanteme Flortnline, pagata a Parlgi 0,000 franchi, Tu dm lui venduta per aoll 200. Vorremmn domandare il pio meaehlno plasticatore se egll non prenderebbe qualcosa di più per bustl o «tatuette cbe sarebbero lontenl le mille migllfl dal valore dl quelll del Baatianini! Credlamo di al. Dopo oueste dllucldaaioni che ci Bon parae opportune, e;co la luttera che ci È atata recala:
Slgnor Dlrettore,
Nella rassegna artJatlca pubblicata iiel N. 5"; del auo pregiato glornsla del 26 rebbralo corrente si legge lu una letlera acrltta dai slgnor Bastlanlni al signor doitore Foreni il 15 febbraio 1888;
c n signor conta di Meuwarfcerke avrebbe operato cou più avïeduteaza dove avosse tenuto 11 modo del aignori artlsti Bantl a Costa, 1 quall, aaputo da me cho il bgslo In terra cotta rappro sentante Qirolamo Savonaroia, da loro pagato 10,000 franchi, era opéra mia, ai rletrlnsero netle spalle, e ei contentarono dl
piice dlchlaraziona nella Ri for ma, giornnlo florenllnn.
guito a l'arlgl pel busto del llentvlenl. ■>
avère una notiila positiva Intorno al busto in quealione; preghlamo Lei a toler Inscrire nel prossimo numéro del auo gloroale la Eeguente esposlzlone dei
Nel 18(14 da un antlquario nomlnato It Bracino noi aoqulatammo p*r 10 mlla lire il busto del Savonarola che per la robuatesin di caratiere avea destatn le meraviglio dei migliorl artisti , e-stava per esflfip'.
— na -
31 appresa allor* che proveniva da un villino sotto Fiasole délia famiglia Inghlraml.
Dopa l'acquleto, coma è gis, nota, ta esposto si pubbllco Délia sala dl Luca Giordano al palaiio Blecardi e non cl fu alcuno tra quunti dei più valent! artlatl di Europa e conoscitori délie opère antiche ohe lo esaminarono che nal (rludlcesse per uno dei mig-llorl lavorl del socolo XV.
lu eppresso al aparssro vnci che potesae essere opéra modems e s' lntese pronunclare 1! nome del aignor Bsatianinl corne l'autota.
Nui volemmo venlre la chiaro délia coaa per non prostercl, anche involontariamonte, a continuité una frode — e recatiel in persona dai signor Baatianinl lo richiedammo a'egli ne fosse proprlamente l'autora, Questo sorpreso oonfessù, e cou mille ecuae, si raccomandà perché non gll dceaslmo danno. — Noi rlapondemmo soltsnto che mentre ci rallegravamo con lui chB a-vea prodotto un Buato di tanto pregio eravarao dolentl che le clrcostsnie lo avasaero poalo ntllo nécessite dl s tare sul falao e dl naacondere 11 propria nome.
Cl creda slg. Direttore stlmatisalmo ecc.
Ckistiaho Banti.
Traduction française de la lettre de Jean Bastîanini au docteur Alexandre Fored.
s .... SI J'avala été coupable dans la vente du 3avonarola, tous comprenez bien, M. le Docteur, que je n'aurais pas avoué si naïvement a MM. Costa et
Banti que J'en étais l'autour. J'avais vendu le ^avonarola 800 frimes : était-ce ma faute ei M. Cnpponi
10 revondiiit à M. Bootl et Costa pour 10,000? Le fait est que je n'ai nullement trompé dans cette seconde vente; flt que, dans aucun tflmpa, je ne me suis entendu avec qui que ce soit pour amonceler et partager dea gaina Énormes, auxquels je ne visais pas. J'ai strictement gagné mon pain : vollh tout. Demandez, par exemple, n'importe li quel artiste, même au plus humble qu'il soit possible de trouver, s'il aurait fait le Bauivienl pour moins de 350 francs. On a commandé: j'esécute. — Il n'y a pas longtemps qu'on m'a demandé un buste en terre cuite devant représenter Blanca Cappello. Pour imprimer
11 ce buate le caractère de l'époque, j'ai commis une abomination au point de vue de l'art; mais ce n'était point une abomination que de gagner son pain: et la Bianea Cappello a été faite. Quant aux prières dont MM. Banti et Costa ont parlé dans leur lettre, en voici le sens. Je suis un homme dont l'existence s'fcoule de la manière la plus simple et la plus paisible : en dehors du monde, je n'en ai pas d'autre que la solitude de mon atelier plus que modeste, et ne connais que le calma do mes linbiludes laborieuses, lorsque les susdits messieurs sont venus dans mon atelier, j'ai cru tout d'abord qu'on allait m'intanter un procès; ot dnus mon innocence, clairement prouvée d'ailleurs par mon aveu, j'ai taché d'éviter, par mes prières, les ennuis des tribunaux et des avocats; j'ai tâché, surtout, de ne pas'mo faire voler mon temps, qui est ma seule ressource, mon unique fortune. — D'autre part, je n'avais rien à craindre, et je ne crains rien a
■ .'lui qui lui il (.'■■utti' :h. u.K: frasiii;.. i.-t no;!s rions
.'riynn: >L!i ui'i^iii:^ d'j ^iu'^i'ii, i:' il es.i mis dedans.
jant du XV." 1 " siècle, et noua usons la certitude, il l'heure qu'il eut, que e*aat un pasiiehe de Itastianlni. 11 paye 4,000 fraucs un buste en marbre (ancien du reste}, parce qu'il le croit le portrait de la J)lca Bta- Mx AràgMlat y et c'est, au coutralre, le- portrait d'uue teigxcutt, traitée par le moyen barbare de* calottes goudronnées *. Il acbète un baa-rellet en marbre ; et, quelques jours après, s'aperce vaut de la laideur de la pièce, il le rend au marchand qui !e lui avait vendu, promettant à ce marchand de le lui /tire placer : et h coup sur le bas-relief en marbre dait ttru drja placé.
Tandis que M. Timbal se cogne h, de pareilles bornes, il nous rend, a nous, après l'avoir gardée une année entière, la plue parfaite composition en terre cuite d'Andréa del Verrocchio, et il refuse de nous acheter, pour la somma de six mille francs, les deux
Ptlili Guerriers, I m payables du reste, qui sont maintenant dans la collection de M. le baron Adolphe de Rothschild.
Cela nous porterait a conclure que M, Timbal aurait besoin d'un tuteur. Qu'il se le donna donc en la personne de M. da Trlquoti, le sculpteur des portes da la Madeleine, le connaisseur nui a offert au Louvre (c'est M. de Nolivos qui noua l'a. dit hautement) de racheter le llenivieni pour 13.1100 francs, lorsque la Louvre en serait dégoûté.
imitées des anciennes: la fabrique do M. Minghcttl ii Bologne, colle du marquis Ginorl a Doccia près do Florence, et enfin celle d'un pharmacien â Gubbio. M. Mlughettl, il y n quelques années, mit dons les mains des antiquaires différents specimms, qui, portés en France et on Angleterre, ont procuré îles prurits Immenses a ceux qui les Taisaient passer pour anciennes faïences, liais a présent les produits de M. Jlinghettl sont faits si pitoyablement, que uns morne un franc hadaud ne pourrait être pris au piège. Le pharmacien de Gubbio a donné de bonnes pièces, mais il a abandonné sa fabrication h causa des dépenses, qui s'élevaient fort su dessus des bé-
La fabrique de Doccia près de Florence a eu deux périodes pour la production dos faïences imitées de l'ancien. La période sous la direction de SI. Freppa, et la période actuelle sous la direction do M. 1'. Lorenzinl. M. Frappa ne faisait quo copier exactement les faïences anciennes fit les plus belles qu'il pouvait se
procurer. Kxcepté dans la force des rellets métalliques, pour tout la reale M. Frappa a produit supérieurement à l'état présent; et les tftCtBlt*» qu'il
lurent un article plein iL'i-liiyj's, de Cieorge Sand. Il
proche certainement des Anciennes plus que tant d'aulres que l'on fabrique en Italie, on France et en Angleterre ; mais elles an nous sutisfont pas touta-fait pour les ruiscin* suivantes: 1." Lu superficie ou la plan n'est pas bien uni a cause peut-être de la cuisson qui n'est pas don nf- c graduellement. 2. s L'é-
tinttt, s'il i er in t 3.'1«
Unes et délicates. î).° Le style, dans certaines pieces, appartient h deux époques différantes : ainsi nous avons vu sur un plat le portrait du roi Victor Emmanuel , personnage vivant, entouré d'une bordure du XVI.'"' siicle. G.° Nous aimerions îi voir, dans les vases que la fabrique de M. le marquis Giuori produit, un peu plus de rapport entre le ventre, le pléliouibo el les anses.
SI M. le marquis Glnori et M. P. I.orenzini. veulent accueillir Bans uYuaisi le; (iti^ervsitiuiis que nous nous permettons de faire sur les faïences de Doccia, ils
pourront perfectionner tellement ce genre d'industrie qu'ils n'auront il craindra aucune rivalité.
M. Mannehim père jugea notre Pain pour une œuvra ancienne, en a'appuyant surtout but ce point: que l'email rougo ancien n'a jamais pu être imité ni par les faussaires, ni par les émailleurs modernes.
(Hl
Pour mleus rassurer M, lo baron Adolphe de Rothschild, nous publions lus attestations qui suivent:
Firanza II 14 di Fcbbralo 1868
lo Bottoscritto dlclilaro per lu verita che la Mailonna In Mssorillevo, In marmo, col putto dritto sullo ginocchia e due Angioll sovrastanti, che nel 1803 vendel al slgnor Otley, fu da me sottoseritto tolta tla unit niccliia esiatonte netla Cuclna dei Castcllo di Rignalla ncqulstoto nel 18ÎS dal mlo Avo Luigi Piccloli, o che questo mognifleo oggetto d'arto eeistova in detto luogo tlno da quando il Castello era ancorn di propriété det Contl SplnellI.
Dichinro nncora che questo steeso Bassorilieso fu dal Slgnor Dottor Alessandro Fores! comprato dal Slgnor Otley duo auni or sono, e quindi dal Slgnor Foresi vemluto al Signor Rurono A. <lo Rothschild.
Lliidl Al.BEUTI.
îtisnalla 18 Febbralo I8B8
iiella stossfi che io ha sempro yeivta ncl Cutello ni Sieg. Alberti posta Délia mis Curn di S. Marin Kipimllii. <• die fu toi ta, me preseote, qualdie finno 1 dal aig. Lulgi Albert! cbe la porto a Ftranze.
io P. (jitSEppB FsoLLiNi Prière.