L. Ctescm
R. AbcispbdAb m S. Nàbia Nuova
B ÏÏPBD1U RlUNITI
A dl H gennaio 1881 Certifies il eottoscritto segretarlo liel suifdetto R(ti^ic An:i!i]iC(lalt! l'.iniedui lic^i-tri (Ici ir.urli rlia si li-vann nollo Archlvio dl dette- LUQgo Pio apparisce olie : BoNiiiiTi Glnaépps llglio di Pietro (11 anul settanta. di Flronze, passf) da nuesta tir altra vita sotto dl ïenti del muse diluglio millaottoceutuseBsantaqusttro. Ed in fede ec.
11 Spffretnrio ■
Visio per ta legaliiiailone
Pel Prefetto:
Db ïlAONT.
Voici tes pièces qui constituent la polémique Franco- Italienne relative :ï l'iifftiri' du lïeuivieni et h son auteur Giovanni Bastianlnl.
-4ce;i de la Chronique dos Arts
On ne rappelle avoir vu, à l'Ejpositico rétrospective, organistfe on 18B5, au Palais (tes Champa-EJy-
apparences d'una oiuvres florentine de lu fln du XV."siècle et qu'une Inscription, également vraisemMable, désignait comme le portrait de l'ami de Havonarole, Jérôme Bcnivlent.
A la vente du cabinet de M. de Nollvos, eu 18GG, cb buste fut poussé entre autres par un de dos sculpteurs et amateurs éinineuts, et il fut adjugé au Musée du Louvre, où il est aujourd'hui placé dans une des salles do la Henaissnnce.
Chacun connaît cette œuvre excellente qui, pur
dolé, l'expression du regard, la lldélité archaïque du costume rappelle si bien les monuments do la sculpture en Toscane, dans la période comprise entre
Des documents qui nous arrivent de Florence établissent eu effet que le buste de Benivienl, loin de dater du XV.™ siècle, n'est qu'un pastiche heuraui fit qu'il a été eiécuté, eu 1SC4, par M. Ilnstinnini.
Nous ne croyons pas devoir reproduire in extemo toutes les pièce* du dossier qui nous a été transmis. Mais nous donnerons le document lo plus significatif : c'est l'attestation do M. Froppa. le marchand do Florence, qui a commandé le buste 11 M. Uastianini et qui l'a vendu a M. de Nolivoa, non pas, dit-il, comme une œuvre ancienne ou moderne, mais « tout *onaemtnt tel qst lui, M. de Nalivos , povvatt le toir et le juger. »
(Voyez l'attestation de M. Freppn a la page Tffi).
A ^attestation de M. Freppi fi-.jnl Ln-rf in U«:tttt des Be&ux-Arlt) dont nous laissons h chacun la soin déqualifier le caractère, s'ajoutent divers témoigna-
gei parmi lesquels nous remarquons celai d'un sculpteur, M. Lajarinl Francesco qui a tu M. Bastianini modeler en terra le buste- de Benivieni, et un certitificat signé par un certain nombre d'ouvriers de la manufacture des tabacs de Florence qui déclarent que le prétendu portrait de l'ami de Savonarola serait la lidele image de leur ancien camarade Gluseppe Bouajuti, surnommé fi Priore.
Les signatures que portent ces pièces sont duement légalisées par la municipalité de Florence, et nous n'avons aucune raison pour révoquer en doute leur authenticité.
En présence de ces documents, la critique française, les artistes et les amateurs les mieux informés devront, sans doute, avouer qu'ils se sont trompés sur le buste dé Benivieni. Comme nous avons notre part dans l'erreur commune, nous tenons a être des premiers a la reconnaître, et quoique aucune rectlHcatlDn ne nous ait été demandée, nous croyons convenable de déclarer (lès aujourd'hui que M. Bastianini a bien du talent lorsqu'il combat, sous le masque de Mino da Flesole ou de Benedetto da Majano.
Mais nous espérons qu'à l'avenir M. Bastianini rejettera le masque, et que, sous son nom, Il nous donnera des œuvres de la valeur du Benivieni.
Article du Journal le Nord
Lt Buslt de BiMvint au Louitrt.
Lys amateurs d'art ancien, qui forment aujourd'hui un public si nombreux, Tiennent d'être mis en émoi
par des assertions dénuées de fondement qui tendraient a faire passer pour une contrefaçon moderne le fameux buste dii J/tnhleni, admiré par tous les connaisseur» a l'exposition rétrospective, et qui occupe aujourd'hui au musée du Louvre la place qu'il mérite.
Que les amateurs se rassurent: ceux dont la bonne fol a été un moment surprise , pourront aisément, avec un peu d'attention, découvrir les Sis blancs d'une
d'abord , — H faut bien le dire perce que c'est la vérité, — il n'y a, sons le scandale qu'on a voulu provoquer, qu'une question d'argent et d'Intérêt particulier.
Voici an peu de mots ce qui s'est passé : n y a trois ans un antiquaire de Florence, le slgnor F"*, vend a un M. de NolivoH, moyennant 100 fr. , la terre culte en question ; un an après elle atteint a l'hotel Drouot le prit de 13,600 fr. C'était un beau bénéfice : le vendeur, regrettant son marché, prétend en avoir sa part, — 11 veut manger , comme on dit dans son pays ; — refus de l'acheteur ; le signer F"" insiste avec promesse de se venger. Un effet, il écrit une lettre où 11 déclare que le buste avait été commandé par lui h un faussaire trop connu do'Floronco, G, Baetlanlnl, et en même temps II ramassa a grand peine des signatures de complaisance, notamment celles d'ouvriers eu tabacs, qui attestent que le buste d'un Mec/lia ressemble h un de leurs camarades mort depuis trois ans. Le bon billet qu'a le slgnor F***l Et qui nous prouve qu'il s'agit bien du Benlvleni î Notez que le prétendu modèle a rendu l'arae en 1804, et qu'on attend trois ans après sa mort pour venir invoquer le témoignage de ses camarades!
Quant h l'affirmation du >ignor"*, elle mérite un
médiocre degré de conflance de In part d'un homme qui so vanta, lui antiquaire, d'avoir vendu, avec préméditation, uns pièce fausse.
Il est notoire que le signor*" a toujours vécu de tnq"itget; plus d'un de ses tours est devenu classique: 11 amassa même dans ce métier quelque bien qui ne lui profita jamr.is. ce qui donne raison fi certain proverbe; et il ne lui reste aujourd'hui qu'une pitouso excuse qu'il invoque : ... Malttu&da famet et tvrpil » filial .,-
Ce qu'il y a de curieus, c'est que le prétendu Buteur du Benlvieui ne s'est pss encore prononcé, al séduisant qu'il soit de passer pour l'auteur d'un chefd'œuvre; mais s'il ose dire un jour : Adiam qui /ici! un lui répondra: Nonl — Vos outrages sont trop connus: quand 1m il mu leur.-, veulent juger vos terres cuites mi gnardes, ils le fout en trois mota: — C'est du Bastlanïni. Nonl parce que vous avez fait ceci, vous n'avez pu faire etla, e'est-ii-dire une œuvre vivnritn et plpinç d'c'acrsfie : vous n 'ires pas ['acteur
Et les vrais connaisseurs, ceux qui jugent avac leurs yeux et non avec les inspirations des autres, ceux-là sauront toujours gré il M. le surintendant dea beaux-arts d'avoir enrichi notre musée d'un chefd'eeuvre de la Eenaissan.ee, comme ils savent gré k on artiste du goût le plus pur, M. de Triqueti, de s'être généreusement effacé devant Penchera du
Qu'oa intîrrojM Iris amntcisra fru iirpis mi l'-tru n f-r-rn. qui connaissent le XV."" siècle ; MM. His de Lasalle, de Triqueti, Robinaoïi, Ch. Perkina, Caslellaui, Kug. Piot, Timbal, Ch. Davillier, L. Carrand , etc. Leur réponse n'est pas douteuse.
ijue si cependant (3. Bastiaoini prétend avoir Tait
la buste, nous lui dirons ceci : Faites une œuvre de mérita égal, et nos amateurs il ['envi vous en offrira ut quinze mille francs.
Déclaration de Giotanitt Bastienini, sculpteur.
Ayant lu dans divers journaux, et notamment dans le Nord du 2ÏI décembre IBM, qu'on mettait en doute la modernité du buste en li'rre cuiti- de Jiràme Btnititni, qui so trouve placé actuellement dans une des salles du Musée du Louvre, comme étant une œuvre du XV.™ siècle; et ayant été personnellement
inséré dans le journal le Nord, signé des initiales E. C, lequel article, outro qu'il rapporte d'un bout à
provenance, li l'achat et d la vente du buste en que-
er solennellement devant le monde entier et sur a parole d'honnête nomma, ce qui suit:
1. Que la buste en terre culte représentant Jérôme mlvleni, actuellement au Musée du Louvre, bst
2. Qu'il me fut commandé par M. Jean Freppa mr la somme de 350 francs , prix qui par sa moclté ciclue de ma part toute idée de fausseté.