‹ Tournai archéologique en 1895Chapitre 7 sur 11 · SAINT-JEAN · texte numérisé non relu

SAINT-JEAN

relie à la façade est enclavé dans une propriété particulière. A part ce bâtiment, l'emplacement du couvent des croisiers fait actuellement partie de la caserne de cavalerie dont il sera parié plus loin.

A l'extrémité de la rue des Croisiers, n"'' 39-43, on voit encore une ancienne maison, du IG'^ siècle apparemment, dont l'étage est en encorbellement sur le rez-de-chaussée. Le mur de la façade vers la cour, est en pans de bois avec briques posées en feuilles de fougère.

Dans la ruelle des Groseillers qui longe la petite rivière, à droite en quittant la rue des Croisiers, on voit une maisonnette avec tourelle à toiture conique d'une silhouette très élégante qu'on vient malheureusement de démonter.

Au bout de la rue des Croisiers se trouvait autrefois la porte Marvis. En descendant le boulevard à droite, on voit les derniers restes de la .T enceinte de la ville, érigée au commencement du 11" siècle, et baignée par la petite rivière qui formait autrefois le fossé de défense de ce côté de la ville.

Deux tours, reliées par une courtine (adossées à la caserne de cavalerie!, sont la partie la mieux conservée de l'ancienne enceinte. L'une d'elles, dite tour de Marvis, est établie sur la roche même qui lui fait une base des plus pittoresques. Les murs étaient autrefois crénelés, et les tours couvertes de toitures coniques qui furent enlevées, paraît-il, à l'occasion du siège de 1581

Ces derniers vestiges de l'architecture militaire tournaisienne sont des plus intéressants, mais leur conservation est, parait-il, sérieusement menacée.

Au delà du pont, à l'extrémité de la rue Galterie-

SAINT-.TIÎAN. 203

Saint-Jean, il y a encore un bout de mur, et une ou deux tours, beaucoup moins intéressants que celui dont il vient d'être parlé.

Au delà, sur l'Kscaut, joignant la rive droite et la rive gauche, se trouvait le pont 'les 7no>'Ji,i.>, dit autrefois les arcs des chautFours, bâti à la fin du 1;^'' siècle ou au commencement du 11", et démoli vers ISTO.

Hue de la H aile rie- Saint- Jean, se trouvent les casernes de cavalerie, dont il reste encore un ou deux pavillons, carrés, à deux étages, bâtis en moellons et surmontés d'une toiture à quatre pans, en tuiles, construites en 1(»73 par ordre de Louis XIW

Entre cette rue et le quai du luchet d'Antoing (c'est-à-dire de la petite porte (rhuisset) de la route d'Antoing), se trouvent de vastes prés coupés de fossés, où on fait blanchir le linge. Ce sont les curoirs ou caurois.

\ai Ineliet (fAnloiiuj est le plus ancien quai de la ville car, presque partout ailleurs, l'Escaut, beaucoup plus large autrefois ((u'aujourd'hui, baignait le pied des maisons.

Il y a {)eii d'années on y voyait encore quelques maisons romanes.

N" 1(). Maison époque Louis X\ 1.

N'" l et.""). Deux maisons à pignon, modernisées, du 1(V siècle. Les ancres donnent une partie de l;i date

N"' 21 et 22. .Maisons du ItV' siècle, dégradées. N" 2o. Maison du 1^' siècle.

Uerlli- /,'/////','. ( )n y voit, ir L".. une iiitloresiju»^ maison, en bois et liiiniics, du \[\ siècle.

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