Arcliives du Galvadoa
d'en agir comme on fait depuis quelque temps. Je ne peux vous le dissimuler, Monsieur le comte, je suis vivement blessé des divers partis qu'on a pris à mon égard. On a ciu devoir ajouter plus de foi à des gens tarés, méprisés, la terreur des familles, qu'à un homme qui n'a jamais cherché qu'à faire le bien du pays qu'il administre et qui n'-a jamais connu d'autre ambition que celle de bien faire \
Et cette lettre, bien étonnante sous la plume d'un préfet impérial, était comme la revanche de tous ces pauvres gens auxquels, depuis tant d'années, la police tendait des pièges si odieux : elle allait souffleter sur la joue de Fouché tous les Licquet et tous les Foison qui trouvaient, dans l'exercice de la justice, matière à de répugnantes comédies; il eût été surprenant que dans celle de la Délivrande Licquet n'eût pas son mot h dire. L'avait-il soufflée à Real? la chose est possible, quoique nous n'ayons de son ingérence aucun indice ; on retrouve bien sa manière dans le scénario du guet-apens auquel succomba d'Aché : môme amorçage^ même guide sauveur, môme projet d'embarquement que pour M""^ Acquêt, et ce qui donnerait à penser qu'il ne fut pas étranger à l'affaire, c'est qu'il apparaît à la fin, venant de Rouen avec son secrétaire Dupont et le mari de cette femme Levasseur qui passait pour avoir été la maîtresse de d'Aché 2.