‹ Tournebut, 1804-1809; d'après des documents inéditsChapitre 104 sur 125 · Arcliives du Galvadoa · texte numérisé non relu

Arcliives du Galvadoa

d'en agir comme on fait depuis quelque temps. Je ne peux vous le dissimuler, Monsieur le comte, je suis vivement blessé des divers partis qu'on a pris à mon égard. On a ciu devoir ajouter plus de foi à des gens tarés, méprisés, la terreur des familles, qu'à un homme qui n'a jamais cherché qu'à faire le bien du pays qu'il administre et qui n'-a jamais connu d'autre ambition que celle de bien faire \

Et cette lettre, bien étonnante sous la plume d'un préfet impérial, était comme la revanche de tous ces pauvres gens auxquels, depuis tant d'années, la police tendait des pièges si odieux : elle allait souffleter sur la joue de Fouché tous les Licquet et tous les Foison qui trouvaient, dans l'exercice de la justice, matière à de répugnantes comédies; il eût été surprenant que dans celle de la Délivrande Licquet n'eût pas son mot h dire. L'avait-il soufflée à Real? la chose est possible, quoique nous n'ayons de son ingérence aucun indice ; on retrouve bien sa manière dans le scénario du guet-apens auquel succomba d'Aché : môme amorçage^ même guide sauveur, môme projet d'embarquement que pour M""^ Acquêt, et ce qui donnerait à penser qu'il ne fut pas étranger à l'affaire, c'est qu'il apparaît à la fin, venant de Rouen avec son secrétaire Dupont et le mari de cette femme Levasseur qui passait pour avoir été la maîtresse de d'Aché 2.

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