‹ Tournebut, 1804-1809; d'après des documents inéditsChapitre 14 sur 125 · Archives nationales, même dossier · texte numérisé non relu

Archives nationales, même dossier

3. 11 avait été arrêté le 19 vendémiaire, an XII (octobre 1803). Archives de la préfecture de police.

4. En fouillant le passé de Querelle, on avait trouvé, à la date du 22 février 1800, un rapport écrit de Belle-lsle-en-Mer par le général Quantin établissant que le prisonnier avait déjà trahi son parti et servait d'espion au général. Voir Une conspiration en Van XI el en l'an XII, par II non de Pénanster.

5. Dans le Journal du général baron Gourgaiid à Sainl-IIélène, publié par MM. le vicomte de Grouchy et Antoine Guillois, on lit à la date du 29 mai 1816 : «L'empereur nous raconte qu'étant consul il se réveilla une nuit, tout inquiet. Il trouva sur sa table un rapport de police annonçant qu'un nommé ïraisnel (sic), chi-

et de correspondance avec les ennemis de la République » étaient traduits devant une commission militaire que présidait le général Duplessis ^ : Desol et Piogé, acquittés, furent remis à la disposition du gouvernement et réincarcérés aussitôt. Picot, Lebourgeois et Querelle, condamnés à mort, étaient transférés à l'Abbaye en attendant l'exécution qui devait avoir lieu le lendemain.

— Pas de sursis, entendez-vous, je n'en veux pas, avait dit Bonaparte-.

Mais il fallait néanmoins laisser au courage des condamnés le temps de s'amollir et aux policiers celui de « cuisiner » les malheureux.

11 n'y avait évidemment aucune révélation à attendre de Picot ni de Lebourgeois : ils ignoraient tout de la conspiration et étaient résignés à leur sort; mais on pouvait tirer parti de leur mort pour frapper l'esprit de Querelle qui paraissait beaucoup moins ferme et l'on n'y manqua pas.

On eut soin de le faire assister aux apprêts du supplice : il vit arriver devant la prison le peloton qui allait fusiller ses compagnons, il fut témoin de leur départ et, tout aussitôt, on lui annonça que

rurgien, venait de débarquer et avait été arrêté comme chouan. Sa Majesté, qui le connaissait, donna ordre de le juger sur-lechamp. Il est condamné à mort. On suspend l'exécution et on essaye de le faire parler en lui promettant sa grâce : la crainte du supplice lui lait tout dire; il avoue que Georges et Pichegru sont à Paris»... etc.

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