‹ Tournebut, 1804-1809Chapitre 21 sur 115 · Archives nationales, F? 639i · texte numérisé non relu

Archives nationales, F? 639i

24 TOURNEBTJT

santadmirablement, en sa qualité de grand chasseur, tout le pays de Bray où il possédait, d'ailleurs, des propriétés, il avait été chargé de tracer l'itinéraire des conjurés et d'organiser leurs voyages : il les avait accompagnés de la Poterie à Feuquières, tantôt les précédant en éclaireur, tantôt séjournant avec eux dans les fermes où il leur avait ménagé un asile.

C'était donc de d'Aché qu'à défaut de Georges il fallait s'emparer et le Premier Consul le comprit si bien qu'il mobilisa pour cette recherche deux brigades de la gendarmerie d'élite et cinquante dragons *. Tout ce renfort ne servit qu'à escorter la pauvre Mme d'Aché, malade, sa fille Louise et leur ami Caqueray qui furent mis au secret, celui-ci à la Tour du Temple, les femmes à la prison des Madelonnettes ; la vieille grand'mère impotente restait seule à Saint-Clair; quant à Alexandrine, elle voulut suivre sa mère et sa sœur et on lui en laissa toute liberté.

D'Aché, d'ailleurs, restait introuvable ; l'armée que dirigeait Manginot avait battu sans succès tout le pays, de Beauvais au Tréport; on l'avait cherché à Saint-Germain-en-Layc, où certains rapports le disaient caché2; onlecherchaitàSaint-Denisdes-Monts, à Saint-Romain, à Rouen. Les préfets de l'Eure et de la Seine-Inférieure avaient reçu l'ordre de lancer à ses trousses tous leurs agents ;

Page 1