‹ Tournebut, 1804-1809Chapitre 24 sur 115 · Archivfi nationales, F · texte numérisé non relu

Archivfi nationales, F

3. Il était lils d'un cultivateur aisé de Quévrcville, près de Rouen.

dait qu'ils avaient à Rouen la môme maîtresse1. La spécialité de Raoul Gaillard et de son frère Armand était l'attaque des diligences chargées des fonds de l'Etat: l'argent enlevé, versé dans la caisse royale, servait a payer les enrôlés. Depuis près de six mois Raoul Gaillard était à Paris, recherchant les logeurs discrets, assisté dans cette délicate besogne par Bouvet de Lozier, autre intime de d'Aché, avec qui il avait servi clans la marine avant la Révolutions- Georges descendit chez Raoul Gaillard qui logeait à l'hôtel de Bordeaux; mais il en partit le soir et alla coucher à la Cloche d'Or, chez Denand, à l'angle de la rue du Bac et de la rue de Varenne, où vint le rejoindre son fidèle domestique, Louis Picot, entrôàParis le mèmejour. La Cloche d'Or était, en quelque sorte, le centre des conjurés : ils remplissaient la maison et Denand leur était tout acquis C'était un homme dévoué et peu timide. Il avait placé dans la remise du sénateur François de Neufchâteau, dont l'hôtel était tout voisin, le cabriolet, « forme de Bruxelles, garni de drap blanc » qui servait à Georges pour ses courses3.

Six semaines auparavant, Bouvet de Lozier avait loué, par l'intermédiaire de Mme Costard de Saint-

1. La femmine Levasseur :elle avait disait-on, un fils de chacun d'eux.

2. « On présume que c'est par Bouvet que d'Aché a été affilié dans le parti : ils sont, l'un et l'autre, officiera <le marine; ils ont les mêmes connaissances, les mômes goûts et les mêmes habitudes: presque compatriotes ils se voyaient chez M"'0 de Saint-Paôr, dont la maison servait de rendez-vous à tous les mécontents qui st trouvaient à quelqueslieu.es à la roude de ses propriétés. » Archives nationales, F1 6397.

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