ventôse an XII (28 février
« En vertu de l'ordre du Premier Consul, toutes les barrières de Paris seront fermées ce soir, à compter de sept heures précises : on lacera entrer tous ceux qui se présenteront et
garnison étaient réparties, armes chargées, le long des boulevards extérieurs; des affiches blanches annonçaient « que les receleurs des brigands seraient assimilés aux brigands eux-mêmes » ; c'était la mort pour qui donnerait asile à l'un deux, ne fûtce que pendant vingt-quatre heures, sans le dénoncer à la police; le signalement de Georges et de ses complices1 était inséré dans tous les journaux, distribué en brochures et placardé sur tous les murs; on y indiquait leurs derniers domiciles et tous les renseignements qui pouvaient les faire reconnaître; les commis des barrières avaient ordre de fouiller les tonneaux, les charrettes des blanchisseurs, les paniers et, comme les cimetières
on ne laissera sortir personne jusqu'à demain, six heures du matin.
10 ventôse. — Le conseiller d'Etat, préfet de police, recommande de bien prendre garde que Georges ne sorte des barrières déguisé en charretier. » Archives de la préfecture de police. Le même carton contient de nombreux renseignements sur la surveillance des barrières et des spécimens des cartes délivrées aux militaires que leul service obligeait à sortir de Paris.