‹ Tournebut, 1804-1809Chapitre 29 sur 115 · Voici, entre autres, celui de Georges chef de brigands · texte numérisé non relu

Voici, entre autres, celui de Georges chef de brigands

«Georges, dit Larive, dit Maason, trente-quatre ans et n'en parais< sant pas davantage, cinq pieds quatre pouces, extrêmement puissant et ventru, épaules larges, d'une corpulence énorme ; sa tête très remarquable par sa prodigieuse grosseur. Col très court, le poignet fort et gros, jambes et cuisses peu longues. Le nez écrasé et comme coupé dans le haut, large du bas : yeux gris dont l'un est sensiblement plus oetit que l'autre ; sourcils légèrement marqués et sépares. Cheveu : châtain clair, assez fournis, coupés très courts, ne frisant point, excepté sur le devant où ils sont plus longs; teint irais, blanc ?t coloré, joues pleines, sans rides. Bouche bien faite, dents très blanches, barbe peu garnie, favoris presque roux, assei fournis, mais n'étant ni larges, ni longs ; menton renfoncé.

11 marche en se balançant et les bras tendus, de manière que ses mains sont en dehor?. »

Archives de la prélecture de police. Imprima

étaient situés hors de l'enceinte, de visiter avec le plus grand soin les voitures de deuil qui y transportaient les morts1.

Georges, en quittant Chaillot, était retourné chez Ver(!et,rueduPuits-de-l'Hermite. Gomme il ne sortait pas et que ses amis n'osaient venir le voir, MmeVerdet s'était instituée le commissionr aire delà conjuration.

Un soir elle ne revint pas. Chargée de porter une lettre à Bouvet de Lozier, elle était arrivée rue Saint-Sauveur au moment où Ton emmenait Bouvet au Temple et elle avait été arrêtée avec lui. Ainsi le cercle autour de Georges se rétrécissait; il lui fallait quitter au plus vite la rue du Puitsde-1' H ermite, car la torture pouvait arracher à Mme Verdet le secret de son asile. Mais où aller? Le pavillon de Chaillot, l'hôtel delà Cloche d'Or, la maison de la rue Carême-Prenant étaient maintenant connus de la police. Charles d'flozier consulté, indiqua une retraite qu'il se réservait pour lui-même et que lui avait ménagée Mlle Hisay2, pauvre fille contrefaite et maladive qui servait les conjurés avec un zèle infatigable, prenant toutes sortes de déguisements, parvenant à lutter d'adresse et d'activité avec les agents de Béai. Elle avait loué chezlafemmeLemoine fruitière, rue de la Monlagne-Sainte-Geneviève, une boutique et une chambre haute, en se réservant « d'y placer des personnes de sa connaissance3 ».

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