Archives nationales, F
2. La demoiselle Mangeot, interrogée, répondit : « C'est un petit garçon qui m'a remis ces papiers, j'ignore de quelle part. » Archives nationales F7 6402.
M TOURNEBUT
son père à la police. Elle s'était logée rue Traversière-Saint-ïlonoré,à L'hôtel des Treize-Cantons, et, dés son arrivée, Real avait attaché deux espions ^ sa personne ; mais leurs rapports étaient d'une monotonie désolante : « Très bonne conduite, très sédentaire, — elle vit et elle est journellement avec le maître et la maîtresse de l'hôtel qui sont d'un âge mûr, — elle ne voit personne, on la dépeint sous les couleurs les plus avantageuses1. » De ce côté encore il fallait renoncer à tout espoir de s'emparer de d'Aché..
On essaya d'un autre moyen, le 22 mars, ordre fut donné d'ouvrir les barrières. Fouché prévoyait bien que, dans leur hâte de quitter Paris, ceux des complices de Georges dont on n'avait pu s'emparer, reprendraient aussitôt la route de Normandie, et que, grâce à la surveillance exercée sur ce point, une nouvelle rafle pourrait être faite. La mesure, habilement conçue, amena quelque résultat.
Le 25 mars, un paysan de Mériel, près l'Isle- Adam, nommé Jacques Pluquet, qui travaillait a son champ, sur la lisière du bois de la Muette, vit venir à lui quatre individus, coiffés de chapeaux rabattus sur des bonnets de coton et portant à la main de forts gourdins à nœuds. Ils lui deftil :>dèrent si l'on pouvait passer le bac de l'Oise à Mériel. Pluquet répondit que la chose était facile, «mais qu'il y avait des gendarmes pôttr examiner tous ceux qui passaient ». Ceci parut les faite hésiter. Ils se donnaient pour des conscrits déser-