Bordeaux, stalistique, t. 1, p
3. Cf. correspondance de Tourny avec Thibault de Chanvalon, A. D., Gir., C 1185, publiée par la Société des Archives de la Gironde, t. XLIII, 1908, p. 418, sqq.
4. Document publié par l'Académie de Bordeaux, dans ses Actes, 1877, p. 22. sqq.
périodiquement ; ils disculaient entre eux sur les questions d'actualité et ils cherchaient par où l'Art, les Lettres et la Science pouvaient se rendre utiles !.
L'intendant n'eut garde de méconnaître tout l'intérêl d'une pareille association, appelée à régner, par le talent, sur la société bordelaise. Il accepta donc avec empressement d'être admis comme académicien ordinaire, le 9 janvier 1744. Montesquieu présida à sa réception, le 13 du mois suivant. Devenu directeur, en 1745, l'intendant eut la délicate attention de faire admettre l'Académie à jouir des mêmes honneurs que les Cours Supérieures, lors de la réception de la dauphine ?.
Quelle part prit-il aux travaux scientifiques ou liltéraires de la Compagnie? il est difficile de le déterminer. On sait seulement que son premier discours concerna le reboisement et la culture des arbres, et qu'ayant reçu certain jour une plante rare d'outre-mer, il en fit don à ses collègues *.
On n’est pas sûr d'ailleurs que l'Académie ait conquis tout à fait l'intendant. À l’Académie, Tourny fut aussi intendant que partout ailleurs ; sa forte personnalité l'empêcha de prendre l'esprit de la maison. Bien plus, quand, entraîné par ses rêves d'architecte, il eut décidé de mettre à l'alignement la maison de la Compagnie, l'intendant académicien ne laissa pas de répit à ses collègues qu'ils ne se fussent rangés à ses bonnes raisons. Aussi el d'entre eux écrivait-il: « M. de Tourny, reçu à l’Académie, ne devint pas Académicien, mais il voulut nous rendre maçons et architectes, suivant la fureur qui le possède f. »
1. Les Actes de l'Académie de Bordeaux demeurent comme un témoignage éloquent du grand rôle qu’elle joua dans la formation de l'esprit public, et dans l'amélioration des conditions de vie. L'élite intellectuelle de la Guienne, puis de la Gironde, du règne de Louis XV à la Restauration, se forma à l'école de celle Académie, ou du moins dans son rayonnement. -
2. Voir à ce sujet le registre second des Archives de l'Académie. Le discours de réception de Tourny semble perdu à tout jamais.
3. Le fait est mentionné dans un article de M. P. Courteault, Bordeaux au lemps de Tourny, Revue historique de Bordeaux, t. x, 1917, p. 147.
4. Rapsodie de 1749, dans Île recueil des documents concernant l'Académie, transerits par M. Caraman. É
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