Bernadau, Histoire de Bordeaux, p
3. À. D., Gir., C 1178, 6 mars 1751, lettre de Portier à Tourny.
4. La description des groupes est présentée dans le procès-verbal de délibération de Jurade du 24 décembre 1751, dont il fut fait plusieurs extraits. À. D., Gir., G 1174, et À C., Bordeaux, D D 30, Bernadau, Hisloire de Bordeaux, p. 131.
dant demanda à l'artiste de rabattre quelque 500 pistoles des 70000 livres qu'il réclamait en plus de la ma tière première, Lemoyne se montra intransigeant. En 1754, l'affaire n'étant pas encore réglée, le sculpteur se rappelait au bon souvenir de Tourny. Deux ans plus tard, il prêtait ses bons offices à l'intendant auprès de Cochin qui s'était chargé de la gravure de la statue équestre. Peu après, la question des bronzes était résolue négativement.
Le sculpteur ne voulait accepter qu'une entreprise « par économie », conduite sous le contrôle d’une personne de confiance. Il refusa de s'engager pour le travail « à forfait » qu'on lui demandait, et que l’intendant regardait comme le seul acceptable pour la Communauté.
Ainsi, Tourny ne put se flatter d'achever la Place Rovale, commencée cependant si longtemps avant lui.
1. Pour la suite de l'affaire, voir dans la liasse C 1174, aux Archives de la Gironde, la correspondance échangée entre Lemoyne et Tourny. Sont intéressantes à consulter, les lettres de Tourny du 21 janvier 1752, du 8 mars 1757 et les lettres de Lemovne du 28 janvier 1752, du 7 février 1754. du 2 novembre 1756, et du 26 mars 1757. Lemoyne avait exécuté des statues de Louis XV ailleurs qu'à Bordeaux, à Rennes notamment. D'’Argenson, Mémoires, t. VI, p. 174, 18 mars 1750.