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IV. — La Façade des Allées

Une fois les allées bien encadrées, la façade pouvait s’édifier. «Je serai charmé que cette construction s'exécute, » écrivait Tourny le 28 janvier 1744, à un moment où il laissait à peine entrevoir ses projels !.

Pour trouver des acquéreurs aux emplacements à mettre en vente, il avait commencé très sagement par relever l'honneur du quartier en traçant la promenade et en ÿ attirant ke public honnête. Les acquéreurs d’emplacements auraient été trouvés tout aussitôt ?, si l’aliénation de certains terrains n’avait soulevé par ailleurs des difficultés presque insurmontables. L’alignement prévu passait au travers de l’enclos des Jacobins, et la maison de l'Académie se trouvait passablement en arrière, de façon que la facade ne pouvait que la masquer. Ces difficultés faisaient prévoir un avenir gros d’orages. On fit à Tourny de longues querelles, et la facade, qui promettait de sortir de terre au début même de son intendance, ne devait pas être achevée de son temps.

furent, sous le Directoire, transportés de la porte de Tourny à la porte sud du Jardin publie, et qu’ils furent alors mutilés, le Bureau central ayant cru reconnaître dans deux médaillons de ces groupes les portraits de Louis XV et du maréchal de Saxe. Pour le premier fait, transfert des groupes au Jardin public, nous le trouvons annoncé dans une lettre adressée le 28 ventôse, an V, par la Municipalité au Département. A. C., Gaullieur, Notes générales; nous le trouvons confirmé par le Bulletin polymathique de novembre 1806, dans un article paru sous le titre, Archéographie, t. V, p. 89, et nous sommes en mesure de le vérifier, puisque les groupes se trouvent encore au Jardin-Publie, sur les piliers de la porte du Champ-de-Mars. Pour le second fait, mutilation, nous trouvons des éclaircissements dans un article de M. F. Thomas intitulé Le séjour à Bordeaux de Claude Francin, 1748-1765, dans la Revue philomathique de Bordeaux, 1919, p. 96. M. F. Thomas nous fait connaître que, dans les médaillons, les effigies el Signes «régaliens » furent remplacés en 1799 par un placage représentant le coq gaulois et le soleil de la Liberté. Nous ne serions pas étonné que les groupes eussent été mutilés d'une autre manière encore. Tels qu'ils sont, tels qu’on les voit aujourd’hui, ces groupes manquent d'attrait: aucun agrément ne les relève. Ne manquerait-il pas des ailes aux épaules des enfants qu'ils nous présentent? Ces prétendus enfants, ne seraient-ils pas des amours, et n’auraient-ils pas été pris pour des anges par quelque jacobin fougueux ? Nous avons eu cette impression en regardant un dessin au crayon de la Porte de Tourny en 1771, A. C., Bordeaux, D D 35. Sur cë dessin, ce sont bien des amours que lon reconnaît à leurs ailes fragiles et les groupes ainsi composés semblent moins attachés à la terre.

1. A. D., Gir., G 1219, 28 janvier 1744, lettre de Tourny au duc de Duras.

2. Tourny parle des nombreux acquéreurs qui se présentent dans la lettre qu'il adresse, le 11 août 1746, au contrôleur général, A, D., Gir., C 1219.

ITTE

AU-TROMPI

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