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vous dire à quel point il y a intéressé tous ses amis et en a instruit toutes ses connaissances 1. »
L'accord qui donnait raison aux confédérés, sans être d’un grand avantage à l’Académie, et qui donnait tort aux Jurats, dont il lésait les intérêts,: était destiné à ne pas aboutir.
La Jurade s'y montra, dès l’abord, nettement défavorable ?, Les académiciens partisans de Tourny déplorèrent de leur côté que leur Compagnie sacrifiât au point d'honneur les avantages certains du plan de 1746 *. Tourny semblait découragé de l'échec de la médiation de Trudaine. Il lui écrit le 4 avril : «L accommodement est bien plus éloigné que je ne pensais … Il m'est aisé de connaître par plusieurs autres lettres que m'ont écrites différentes personnes par amitié et par zèle pour le bien public que les jurats ne sont pas seuls qui pensent de cette façon, que c’est la voix générale et que l’on serait très fâché dans la ville que l’accommodement eût lieu‘. » Il s'adresse au procureur syndie deux jours plus tard : «Je vous ai mandé, Monsieur et à MM. les Jurats, les raisons qui m’avaient fait penser que la ville pouvait et même devait accepter le projet d’accommodement... Je ne compte plus prendre, d'autre part à cette affairé que celle d’une inspection générale tendante à un bien5. » Et il fait part enfin de son entier détachement à M. de Sarrau : « Qui eût pensé que je me fusse prêté plus facilement que les jurats à détruire une partie de mon ouvrage et à la détruire d’une facon mortifiante pour l’amour-propre ? Pareil sacrifice ne me coûte rien ou très peu de chose, quand j'envisage qu'il en peut naître un bien. Si MM. les académiciens opposants veulent examiner en tout cela ma conduite, à moins qu'ils ne la taxent de faiblesse et de duperie, ils ne pourront s'empêcher de l’aimer ou de l’estimer 6.»
1. À. D., Gir., C 3307, 20 mars 1751, lettre de Tourny à Maignol, procureur syndic de la ville . Bordeaux.
2. «Je n'aurais jamais imaginé, écrivait Maignol, que l’Académie eût été capable de nous proposer des conditions si dures pour la ville et si humiliantes pour nous tous.» A. D., Gir., C 3307, 30 mars 1751, lettre de Maignol.
de Mdr, à ce sujet, la longue îettre de M. de Marans à Tourny, en date du 30 mars ee AND Gir::Cr8307.
ÉTECTIBNA Gir., C 3307, 4 avril 1751, lettre de Tourny à Trudaine, copie. - À. D., Gir., C 3307, 6 avril 1751, lettre de Tourny à Maignol, copie. A: D. Cire C 3307, 9 avril 1751, lettre de Tourny à M. de Sarrau, copie.
au lieu de s'apaiser, la querelle se développe. Les
Cependant, rêts de 1749 et les embellis-
Jacobins font mine de soutenir les ar sements de Tourny !. Le procureur des trésoriers de France, Comarrieu, intervient au Conseil, pour que la être ouverte ?. De Courteille, croyant servir les intérêts de Tourny en soutenant ceux des jurats, arrête pour lui complaire l’expéët déjà rendu qui devait interdire une fois de plus 3, L'intendant qui est brouillé avec
rue projetée puisse
dition d’un arr la continuation des travaux les jurats pour d'autres affaires, a une longue discussion avec Montesquieu, dans le bureau de M. de Courteille; il leur expose les nouvelles tendances de sa politique, il ne met plus la querelle
de l'Académie qu’au second plan*.