‹ TournyChapitre 382 sur 494 · Ibidem · texte numérisé non relu

Ibidem

Ils reçurent, vers le 10 mars, une lettre de l’intendant qui leur disait : «Je n'étais pas parti, Messieurs, que, sans me prévenir de rien, vous aviez déjà donné des ordres pour congé ‘dier les journaliers qui travaillaient par les miens, de concert avec vous, dans le Jardin publie, Quelque peu convenable que cela me dût paraître, je voulus bien dissimuler, afin de vous donner le temps de revenir de vousmêmes sur vos pas, et depuis, je me suis contenté d'écrire, pendant ma route, au jardinier de continuer avec soin le travail que la saison exigeait .. S'il est vrai, comme on me le mande, que vous l’en avez empêché et que vous y persistiez de façon qu'il n'y ait pas des ouvriers en besogne le lendemain de la’ réception de cette lettre, je charge M. de Sorlus, mon subdélégué, d’en faire mettre le surlendemain et d’y préposer un conducteur que je lui nomme. Je dois cette attention au public, qui s’alarme de voir conspirer et entreprendre contre son jardin, dont l'établissement est un de ses plaisirs les plus chers comme un des plus grands embellissements de

Ja ville. Vingt lettres de personnes de tout état mont porté les plaintes et les réquisitions de ce public ?. »

Attendu les «réquisitions » de ce publie, Tourny écrivait d’autre part à de Courteille, pour obtenir la cassation de la délibération de Jurade du 15 février, et pour demander en outre que les officiers municipaux fussent remis dans la subordination *.

Ainsi le coup d'État dans lequel ils plaçaient tant d’espérances, risquait de tourner contre eux et d'amener par ricochet le triomphe de l intendant.

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