‹ TournyChapitre 411 sur 494 · bidem · texte numérisé non relu

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4. Voir une lettre de Tourny à Maignol du 19 mars 1757, A. D., Gir., G 416.

5, C’est l'argument dont ils font état auprès du, ministre et au sujet duquel ce dernier écrit à M. de Saint-Contest, ministre et secrétaire d'État. A. N., O1 509, 22 octobre 1751, dépêche ministérielle à M. de Saint-Contest.

6. Renseignement tiré de la .dépêche ministérielle adressée à Tourny, le 5 mars 1756, ANNE OO LI

7. Renseignement tiré de la lettre de Saint-Florentin à Tourny, du 15 avril 1756; A, D., Gir., CG 1073.

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L'ordre d'expulsion avait été signifié aux Anglais de Bordeaux dès le début de 17562. Sur les placets qu'ils rédigèrent et sur les recommandations des personnes de marque qui s’intéressaient à leur cause, le ministre confia à Tourny le soin de procéder à des enquêtes. La duchesse d’Aiguillon insistait en faveur de l’Irlandais Blach, de l’écossais Ainstic?, 3

Le 5 mars 1756, Saint-Florentin fit part à l’intendant des plus récentes mesures prises par Rouillé, ministre de la Marine. Tous

les Anglais devaient quitter le royaume avant le 15 mars, exception

faite pour les proscrits du parti du Prétendant, pour les irlandais catholiques, domiciliés en France depuis 10 ans, pour les écoliers en cours d’études, à condition que leurs domestiques anglais fussent renvoyés, enfin pour les négociants qui pourraient obtenir des délais. « Sur ce qui a été représenté qu’à Bordeaux il y a plusieurs négociants anglais qui ont enlevé des parties de vin considérables, que peut-être ils ne payeront pas s'ils passent en Angleterre; s'ils ont fait des billets à terme qui soient échus, rien de plus simple, les créanciers peuvent obtenir des condamnations par corps el les faire mettre en prison; si les Lermes ne sont pas expirés, l’intendant pourra les faire mettre au Château-Trompette, d’où ils pourront sortir avec uge garde qui les accompagnera toutes les fois que le bien de leurs affaires le demandera *. »

En principe, l’intendant restait libre d’allonger les délais accor: dés aux négociants5. Ils obtinrent, grâce à lui, de pouvoir rester jusqu’au 15 avril. Mais alors, beaucoup demandèrent de pouvoir rester tout à fait. Le gouvernement voulait bien tolérer quel-

1. Noms cités dans les dépêches ministérielles adressées à Tourny les 20 février et 23 avril 1756, et dans la lettre de Tourny à Saint-Florentin, en date du 31 mars

2. L'ordre d'expulsion est mentionné dans la Gazette de Hollande du 20 février 1756.

:3. Les démarches de la duchesse d’Aiguillon nous sont connues par la dépêche ministérielle adressée à Tourny le 20 février 1756, A. N., O1 511, et par la copie d'une lettre adressée, le 2 mars 1756, par Saint-Florentin à la duchesse, À, D., Gir., C 1073.

4. Arch. Aff. Étr., France, 1587, P F, Guyenne, 164, 5 mars 1756, lettre de Saint Florentin à Tourny.

5 JTbidem.

6.La Gazette de Hollande fait mention de celte autorisation, à la date du 26,mars 1756,

ques exceptions à la règle qu'il avait lui-même établie, mais il tenait à rendre Tourny responsable de celles qui pourraient être accordées, « C’est à vous qui êtes sur les lieux, lui écrivit-on, à voir dans quelle mesure vous pouvez faire des exceptions au sujet des expulsions des sujets du Roï d'Angleterre ! ».

L’intendant était bien loin de vouloir refuser aux Anglais de Bordeaux tout permis de séjour, mais il aurait voulu pouvoir n’en accorder qu’à bon escient. La tâche lui était rendue difficile par les influences qui s’exerçaient en dehors de lui et qui traversaient son action. Le cas de Georges Aïinstic, écossais, peut, à ce propos, servir d'exemple. Le 2? mars 1756, Saint-Florentin lui faisait promettre toutes les faveurs que demandait pour lui la duchesse d’Aiguillon?. Tourny, qui n'avait pas reçu d'ordre, mais qui avait connaissance de la démarche de la duchesse, maintint le sieur Ainstic dans la catégorie des étrangers autorisés à rester, mais il ne manqua pas d’écrire au ministre au sujet du négociant écossais : (II ne faudrait pas le laisser trop longtemps, car le public commence à s’en occuper#», Le gouvernement apprit au même moment que les deux fils du sieur Ainstic servaient dans l’armée britannique. Sur cet avis, il décida d’expulser Ainstic*. Quand Pintendant fit signifier au négociant d’avoir à partir, ce dernier se montra fort surpris; ayant pris de nouveaux engagements, il demandait à rester encore5. Tourny fit reprendre l'enquête. Le résultat fut cette fois plus favorable‘; ,Saint-Florentin écrivit enfin à l’intendant et à la duchesse qu’une exception était faite pour Aïinstic et que Sa Majesté avait bien voulu lui accorder la permission de séjour”. *

1. A. N., O1 511, 20 mars 1756, dépêche ministérielle à Tourny.

?2. Dans sa lettre du 2 mars 1756, adressée à la duchesse d’Aiguillon, Saint-Flo- , rentin écrivait : « Votre protégé, Madame, aura la permission qu'il demande et vous pouvez la lui annoncer, » A. D., Gir., C 1073, copie.

3. A. D., Gir., C 1073, 22 mai 1756, lettre de Tourny à Saint-Florentin, minute,

4. «Faites-lui savoir qu’il ait à sortir et tenez-y la main », fait écrire le 28 mai 1756, Saint-Florentin à Tourny, A. N., O1 511.

5. Voir, à ce sujet, la lettre adressée le 8 juin 1756 par Tourny à Saint-Florentin, minute; A. D., Gir., C 1073.

6. Voir la lettre adressée le 3 juillet 1756 par Tourny à Saint-Florentin, minute; AD Gin, CHU73:

7. La duchesse d’Aiguillon est informée de. la décision prise en faveur du sieur Ainstic par une dépêche ministérielle du 17 juillet 1756, A. N., O1 511. Quant à Tourny,

Saint-Florentin lui écrit dans le même sens, à la date du 12 juillet 1756, À. D,, Gir.,, G 1073 . ï

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