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prendre la place du Parlement de Paris. Avec le Grand Conseil triompheraient les intendants, à qui les magistrats avaient aussi déclaré la guerre À.
Alors se produit contre la personne sacrée du monarque l’attentat de Damiens. Le Parlement v trouve une occasion inespérée de reconquérir Louis XV. Ils «ne pouvaient, dirent les magistrats, se refuser aux sentiments d'amour qui les attachaient à la personne du Roi ?. » Les ministres se perdent au même moment, par une fausse manœuvre. Croyant au renvoi prochain de Mme de Pompadour, Machault se rapproche de la dauphine. La favorite reste; elle abandonne Machault, et elle trahit d’Argenson, pour une lettre imprudente qu’il a écrite &.
La volte-face du roi se dessine presque aussitôt. Dès Ia fin du mois de janvier, plusieurs membres du Parlement demandent et obtiennent d’être rétablis dans leur charge. Au début de février, Louis X V congédie ses principaux ministres, d’Argenson en sa terre des Ormes, et Machault en sa terre d’Arnouville #. De Moras et Paulmy d’Argenson les remplacent, avec Le Pelletier comme garde
des sceaux.
Les Cours souveraines sont maintenant à la veille de la victoire.
Dans les premiers jours de mars, on s'attend à une paix entre le
roi et le Parlement 5: Les magistrats de Bordeaux éprouvent encore le besoin de soutenir leurs collègues de Paris par de nouvelles remontrances 5. Mais le Pouvoir central enregistre d’ores et déjà le grand changement qui s’est fait. Comme Tourny demande encore une fois l'attribution de la connaissance des contraventions concernant les manufactures, Trudaine lui répond par une fin de non recevoir, de crainte que l’ordre des juridictions ne se trouve