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A. D., Gir., C 3018, état des biens fonds

3. [l'en est ainsi, par exemple, à l'hôpital Saint-André de Bordeaux. 4. Le Parlement autorise les assemblées et s’ y fait représenter.

- Boscheron des Portes, Histoire da Parlement de Bordeaux, Paris, 1867, (RSS 2 ps 227

une façon de Syndicat de viticulteurs. Cependant, quand des

malheurs s’abattent sur la province, quand elle souffre d'une crise

grave qui peut lui attirer la bienveillance du Souverain, le Parlement ne perd pas l’occasion de jouer le rôle de Père du peuple. Il sait mauvais gré à quiconque fait mine de le lui dérober. C'est ainsi qu'en 1707, au moment de la crise monétaire, le premier président écrit aux directeurs du commerce qui ont plaidé la cause des négociants : « Je n'avais pas attendu votre lettre sur votre mémoire, pour faire ce qui était de mon pouvoir l, » Quelque cinquante ans plus tard, le Parlement de Bordeaux définissait ainsi le point de vue qui fut toujours le sien, en la matière : « Les provinces d'élection ne peuvent être défendues que par leurs Compagnies souveraines: elles seules, par la nature de leurs fonctions, sont chargées de veiller à tout ce qui a rapport au bien public et à l'intérêt général des peuples de leur ressort ?

Le Parlement spécule à son aise, sur les faiblesses des communaulés qui sont toujours en quête d'un patron, pour les soulager de leurs charges et toujours à la recherche d’un arbitre, pour régler leurs différends.

Les querelles y sont de tous les genres et de tous les instants. À Libourne et ailleurs, les officiers du présidial complotent, depuis le milieu du xvu siècle, de soustraire aux jurats la direction des affaires municipales %; les bourgeois ne peuvent vivre en paix avec les officiers des régiments qui sont en quartier dans la ville. À Agen et à Périgueux, ce sont les questions de préséance qui mettent aux prises la magistrature et le corps de ville. Agen se fait remarquer, en outre, par ses conflits avec le seigneur engagiste du domaine, le puissant duc d’Aiguillon. Les querelles sont fréquentes entre les prud'hommes et les consuls. Un peu partout,

1. A. D., Gir., C 4300, 19 novembre 1707, lettre du premier président Dalon aux directeurs du (‘ommerce.

2. À D., Gir., C 3685, mémoire du Parlement de Bordeaux, de juillet 1764, au sujet de la libre exportation des eaux-de-vie de cidre et de poiré. AT AUE pour Libourne, Guinodie, Hisioire de Libourne, t. 11, p. 171.

à l’intérieur des corps de ville, les membres élus contestent les droits des officiers, acheteurs de leurs charges. Un peu partout, les bourgeois, propriétaires de vignobles, travaillent à évincer les forains, les étrangers, les intrus qui essayent d'introduire dans la ville du vin qui ne provient pas de la sénéchaussée. Ailleurs encore, la question religieuse envenime les discordes'; les catholiques intransigeants cherchent à écarter des assemblées publiques, les nouveaux converlis. Quand les Jésuites parlent de s'établir à Libourne, ils ont tout le monde contre eux, y compris les corporations religieuses, les cordeliers et les récollets; quand ils sont venus à bout du corps de ville, ils voient se dresser contre eux Île présidial. Dans ces moments, les élections, les cérémonies, tous les actes de la vie municipale deviennent matière à conflits !. Quand les villes sont doubles, comme à Tonneins, des querelles ne manquent pas d'éclater entre les agglomérations jumelles; Tonneins dessus a toujours des litiges à débattre avec Tonneins dessous. Quand les villes se font face au bord d'un fleuve, c'est une raison pour elles de se concurrencer : Langon lutte avec Saint-Macaire. Quand la ville est très importante, les partis s'en

disputent les quarliers. Une fâcheuse rivalité sépare à Bordeaux

les habitants de la Rousselle, ceux de la Cité et ceux des Chartrons. C'est à qui l’'emportera à la Chambre de commerce, et cette même - Compagnie est menacée par la Jurade, que le Parlement écrase de son mépris ?.

Cependant la paix revient, le tumultes’apaise comme par enchantement, la collaboration la mieux entendue s'établit entre les factions rivales, quand les communaulés ont à se défendre contre les prétentions du roi. Le pouvoir central réclame-t-1l de l'argent et des hommes ? En pareille occurence, tous les membres des communautés s'entendent, comme lous les habitants des villes, pour se plaindre que le roi demande trop, que la province manque de ressources

RARE DE Essais hisioriques sur Libourne, p. 336, sqq.. et Guinodie, op.

css Ah 305. sq our la RES entre les quartiers de Bordeaux, on peut voir notre Élude sur

la nn: de Commerce de Guienne, chap. in, p. 34 à 41. On peut la consulter aussi pour les rapports de la Chambre et du Parlement.

3. C'est un trait essentiel que nous avons eu l’occasion de signaler dans la conclusion de notre Étude sur la Chambre de commerce de Guienne, conclusion, p. 130 à 133.

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