IV. — Les Impressions de l’ Arrivée
Au bout de quelques mois de séjour, l'intendant se trouva installé en pied, dans ses fonctions nouvelles. Il commençait à connaitre sa province, non seulement par les rapports de ses subordonnés, mais aussi par les tournées que lui-même avait faites. Il élait entré en contact avec la noblesse et la haute bourgeoisie. Reçu dès le 9 janvier 1744, à l'Académie de Bordeaux, il y siégea à côté de Montesquieu, de l’évêque d'Agen, et de l'élite des parlementaires 5. Il se mit alors à rassembler ses impressions.
Ce qui le frappe surtout -à Bordeaux, ce sont les effets déplorables de la guerre. Le port, si vaste, est presque vide ; le commerce
l. Sur les différentes réparations, voir A. D., Gir., © 1193 et C 1972, devis et pièces comptables.
2. Tourny en parle pour les mettre à la disposition du duc de Lauraguais, au moment du passage de la dauphine, en 1745, A. D., Gir., C 3638.
3. Cf. lettre de Tourny à d'Argenson du 8 décembre 1744, A. D., Gir., C 3638.
4. B. M., Bordeaux, Bernadau, Spicilège, 7131, t. xxxvit, p. 31.