‹ Tous les vaudevilles;Chapitre 17 sur 19 · SCÈNE XIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XIII

arlequin, seul, regardant vers le fondt

Même air.

Déjà l'Odéon éperdu , Gagne le pérystile , La Gaîté file , et l'Ambigu La suit d'un pas agile j En chantant ,Feydeau s'est en fui :

Voilà le Vaudeville

Chez lui , Voilà le Vaudeville.

{Arlequin entre, le décors change, et le théâtre représente le palais du Vaudeville. Autour du Vaudeville sont groupés tous les acteurs dans leurs divers costumes*)

Air: Ah! qu'il est doux de vendanger ! Le Vaudeville , dieu merci !

Reprend sa place ici.

Ah ! messieurs , jugez aujourd'hui , Quel bonheur est le nôtre ,

En vous voyant aussi Y reprendre la votre.

Poùpardin. (du Procès de Fandango.) Le jugement de Fandango Ne fut qu'un loug bravo,

Tous les Vav.d. D

Changeant ainsi de nos procès Les épines en roses , Faites-nous désormais Gagner toutes nos causes.

Mad. vailneb,. ( la Belle Allemande. ) Pour me marier, on m' dit chaquJ jour,

Que j' suis trop sur le r'tour.

Mais aujourd'lmi , j' croyons pouvoir

Allumer queuqu* tendresse ,

Car le plaisir d' vous voir

Me rend tout' ma jeunesse l'affût. (Florian.) Garde-chasse de Florian ,

L'Affût, depuis un an , Pour tuer par fois votre ennui ,

Charge , arme , vise , ajuste. ..

Ah ! quel bonheur pour lui ,

S'il a le coup-d'oeil juste !

Edmost. (des Deux Edmon. ) D'Edmon je suis le colonel ,

Et pour vous , comme tel , Je veux qu'ici mon régiment

Soit en grande tenue.

Oui , mais venez souvent

Le passer en revue.

I/UCY. ( Courtisan dans l'embarras. ) Nous v'ià rentrés dans not' hameau ;

Messieurs , pour 1' maint'nir beau , Plus d'un nouvel arbre fruitier,

Nous sera nécessaire ;

Mais j' conserv'rons entier

Tout not' ancien parterre.

M. desboudoirs. ( Montagnes Russes.

Du Vaudeville , chirurgien ,

Quoiqu'il se porte bien , Pour mainte chute, mon emploi ,

Lui devient nécessaire.

Ici permettez-moi

De n'avoir rien à faire.

simplet. (Mariage extravagant. ) Du pauvre diable de Simplet

Souv'nez-vous s'il vous plaît; Et si notre maison des fous

Mérita queuqu's éloges ,

Soyez aussi fous qu' nous ,

Et v'nez remplir nos loges.

blanche. ( de la Belle au bois dormant.) Messieurs , la belle au bois dormant

Rêva dernièrement Qu'un doux bruit romprait le sommeil

Où le destin la plonge ;

De cet heureux réveil

Réalisez le songe.

f=7 ) sans-cene.

Pendant dix jours j'ai voyagé Mais loin d'avoir cliangë ,

Mon seul désir est de vous voir Ici , chaque semaine , Aussi gênés le soir , Que moi , je suis sans gène.

nancy. ( du Moulin Sans-souci.) Après avoir continuell'ment

Tourné vite et gaîmeiit , D' la p'tit' meunière d' Sans-souci ,

L' moulin triste comme elle ,

Pendant tous ces jours-ci

N'a battu que d'une aile.

l'atteignant. ( Fauchou la vielleuse.

Puisque Von vient de rebâtir

Le temple du plaisir , Si j'ai , pour maintenir sa loi ,

Toujours prêché d'exemple ,

Ah ! Messieurs , nommez-moi

Aumônier de ce temple.

paola. ( Alfred-le-Grand. ) Dans mon auberge vous revoir ,

Messieurs , c'est mon espoir.

J'aurai , vinssiez-vous cent chez nou» ,

En fait de comestibles ,

De quoi contenter tous

Les appétits possibles.

l'exempt. ( Madame Favart. ) Vous tous présens , de parla loi

De Momus , notre roi , Vous êtes , chaque soir , ici

Soumis de comparaître

Autant que vous voici ,

Et j'ai bien l'honneur d'être.

CHÉRUBIN

Depuis que je ne vous ai vus ,

J'ai quinze jours de plus j Mais , sans vos leçons , quinze jours ,

Sont une année entière.

TVIessieurs , guidez toujours

Voire jeune écoïière.

rochester. ( l'Exil de ) Rocheslër va r'ouvrir céans

Sa taverne aux passahs.

Messieurs , je conserve l'espoir ,

Comme un prodige attire ,

Que vous reviendrez voir

Un Anglais qui fait rire.

Mad. folignac. (Fandango.) Avant de cesser de vous voir, Je dansais par devoir ,

fuis , j'ai dansé , par le desiu De charmer votre absence.

Ce soir , c'est de plaisir :

Et donc vive la danse.

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