S. -MARTIN
Parbleu ! vous voyez en moi le Vaudeville, et un gaillard bien découplé encore.
PONT-NEUF
Mon dieu! comme il est grandi depuis quinze jours î il n'est pas reconnaissable.
St. -MARTIN.
Ah ! ah ! la mauvaise herbe ...
PONT-NEUF
Et puis je lui trouve un air niais.
St.-MARTIN.
Dam, c'est sur cet air là, que je chante tous me» couplets.
PONT-NEUF
Est-il possible ! que ce soit là le Vaudeville.
Air : Tout ça passe.
Un vaudeville malin Qui s'annonce de la sorte :
Un qui vive pour refrain , Et des soldats pour escorte.
St. -MARTIN.
Moi , monsieur, toujours ]e porte Un tambour pour tambourin, ■ Et ma place est à la porte
A la porte ( bis. ) Saint-Martin.
Vous n'êtes donc jamais venu chez nous ?
Moi raonsi ..; ans, je viens ici tous les
sous, ci je ne connais que le '.
9t. -MA]
Eh! bien, c'est moi, chaque théâtre a ses attributions, il y eu a un où l'on chante l'Opéra comique. po^t-neut.
Où l'on chante.
St. -MARTIN.
Eh! oui, l'on chante: n'allez pas me chicaner sur les termes, chaque lliéùïre a son genre distinct, à l'un c'est l'opéra comique, à l'autre la comédie, à d'autres le mélodrame; mais le Vaudeville, on le chante partout, et tout le monde s'en mêle, depuis POdéon jusqu'aux théâtres eu plein air.
powt-nei/f.
Et il ne réclamerait pas.
St.-5IARTIN.
Comment voulez-vous qu'an entende s'a voix, au milieu de nos troïnbonnes et de nos grosses caisses.
( il frappe sur lu sienne. )
PONT-Nl :.'1\
Ah ! mon dieu !
St. -M A Ki"i M.
Bah! ce n'est rien, vous eu entendrez bien d'autres, "nous sommes venus en famille , je suis là avec mes frères et sœurs, madame la Gaîlé, monsieur l'Ambigu , et puis un autre encore que nous avons laissé en route parce qu'il ne va pas si vite que nous, vu qu'il va à cheval.
PONT-ISKL'F.
Diable! un Vaudeville équestre.
Tous les Vaud, B