‹ Tous les vaudevilles;Chapitre 6 sur 19 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

Les Précédens, M. L'AMBIGU, Mad. LA GAITÉ.

l'ambigu.

» Air : Monsieur de la Palis&e.

Oui 7 jt- suîs l'Ambigu

L' Ambigu-comique ;

F.t j'ai l'esprit très-poinlu ,

Très-pointu , je m'en pique.

LA CAÎTi.

Si mes vers sont ennuyeux , Ma pantomime touche ; Je ne parle jamais mieux Qu'en n'ouvrant pas la bouche.

l'ambigu.

Oui, je suis , etc.

LA G Al TÉ.

Ma lance égale en crédit

L'arme du ridicule.

l'ambigu.

Si je n'ai pas plus d'esprii ,

C'est que je dissimule.

S t. -MARTIN , LA GAÎTÉ.

La Gaîté , l'Ambigu , L'Ambigu -comique

Ensemble i. ^nt tous t**'Ux l'esprit pointu ,

Très-pointu, je m'en pique.

l'ambigu.

Oui , je suis , etc.

PONT-BfEUF.

Qu'est-ce que c'est que toùle celte famille là, eh! qtis diablevenez vous faire ici.

LA GAITÉ

Nous y établir, ce n'est pas la première fois que nous empiétons sur le Vaudeville, et puisqu'il est absent , nous nous emparons de son domaine.

l'ambigu , mystérieusement.

LA GAITK.

Oui.

Silence.

PONT-NEUF

Silence! . . . quelle singulière femme.

Air du ballet de Pierrots. Pourquoi ebanter le Vaudeville ?

LA GAITÉ

fetree que je suis la Gaîté.

PONT-NEUF

Pourquoi ce bouclier d'Achille ?

1A GAÎTÉ

Parce que je suis la Gaite'.

l'ONT-Srii.

Pourquoi cette lance et ces armes ?

LA GAÎTÉ

Parce que je 6uis la Gaité.

PO>.T-NEUF

Pourquoi ce mouchoir et ces larmes r

LA OAÎTÉ.

Parce que je suis la Gaité.

PONT-NEUF

Vous n'avez donc pas de caracttre?

LA GAITÉ

Qu'importe, pourvu que j'aie de l'argent, mais rassurezvous, le Vaudeville ne vient jamais chez nous qu'en seconde ligne, ici tout finit par des chansons; chez nous c'est tout le contraire.

l'ambigu.

On commence par chanter.

LA GAITÉ

Et l'on finit par se hattre.

PONT-NEUF

C'est charmant. Voilà le cas que vous faites du Vaudeville.

Air: Trouverez-vous un Parlement?

Emblème de l'esprit français , Ce vif enfant de la folie , Fameux par ses joyer.x succès , Que chaque peuple nous envie.

Sur les travers prompt à frapper, Prompt à guérir les maux de l'âme , Es'c-il donc fait pour occuper L'antichambre du mélodrame?

'St. MARTIN.

Le fait est qu'il a un peu l'air de porter notre livrée, mais de quoi se plaint-il, nous l'habillons de manière qu'il n'est plus reconuaissahle.

LA GAITÉ

D'ailleurs c'est trop d'honneur que nous lui faisons, en nous emparant de son bien.

l'ambigu.

Oui.

LA GAITÉ

Silence! .. justement la porte s'ouvre, tout semble préparé pour notre réerption.

PO>T-NFOr.

Mais! ce n'est pas vous qu'on attend.

l'ambigu.

Qu'importe. Guerriers.

Air de la Cosaque.

En gais lurons ,

Sans façons ,

Nous forçons L'asyle* Du Vaudeville.

Nous le jurons ,

Gais lurous ,

Nous saurons Usurper tous ses fions fions.

LA GAÎTÉ

Par quelque noir stratagème , S'emparer de ses états , C'est bien là la gahé même , Ou je ne m'y connais pas.

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