‹ Toussaint le mulatreChapitre 13 sur 26 · A PROPOS DUNE MOUCHE · texte numérisé non relu

A PROPOS DUNE MOUCHE

sonnier des fleurs nouvelles qui allaient bientôt se flétrir à l'atmosphère de son cachot.

Mais sois tranquille, ma petite sylphide, je veux te nourrir... et ma nourriture sera la tienne... Pauvre amie, il ne faudra pas être friande... Des miettes de pain... de pain noir... D'une goutte d'eau que je verserai sur la table, je te ferai un lac où tu viendras pomper à boire avec ta petite trompe noire terminée par une petite boule; et puis quelquefois... je t'enfermerai sous mon verre... pour te voir monter aux parois de cristal...

Il faudra aussi que je te donne un nom...

Oh! je l'appellerai Marie î...

€a Cour VTl^^m^.

Lequel i-sl [iréveiui lIl- complot leiidanl à renverser le

gouvernement du roi, et subsidiairenienl d'allaque :iux droits que le roi lient du vœu de la nation , librement exprimé dans la déclaration du 7 août.

Persil.

MaiheunniSL' vertu! que j'ai été trompé à Ion service! j'ai cru que tu élais un être réel, et je lue suis attaché à toi sur ce pied-là^ mais tu n'étais fju'un vain nom cl un fantôme, la proie et l'esi iave de !a l'ortune!

JuNius Bkutus.

Us parlent, et juis ils pensent.

f^Wetix dicioii.

Un jour de juillet... vers les neuf heures du matin , un postillon râpé, dont l'habit blanchi aux murs des prisons et puant l'écurie indiquait bien que son maître ne courait jamais l'air des grandes routes, faisait

avancer dans la cour de la Conciergerie une longue voiture bardée de fer...

La gaîté française, qui se réfugie nnême au cœur des condamnés au bagne, avait donné à cette voiture le nom de panier à salade, à cause des secousses communiquées aux voyageurs forcés , par la course inégale de deux chevaux lourds comme des chevaux de brasseur, lesquels, en vertu du marché signé par leur maître, ne connaissent d'autre chemin que celui de Bicétre , de Sainte- Pélagie, de la Force, de la Conciergerie... Pauvres chevaux!

Le tombeau roulant sur deux roues, numéroté en dedans de chiffres blancs sur un fonds noir, verrouillé et cadenassé en dehors, piécédé par un huissier , et suivi de deux chevaux porteurs de deux mannequins de cuivre, de crin, de cuir et de drap, qu'on appelle gardes municipaux, fit donc son en-

trée dans la cour de la Conciergerie , et , malgré ce cortège imposant , la grille de fer se referma à l'instant sur le tout.

Quand le juge criminel vous prend un coupable, ou un innocent, n'importe, du jour de sa prise au jour de sa délivrance, c'est un emprisonnement non interrompu.

Pour parvenir à cela, le juge criminel a ruminé bien des nuits , a consulté beaucoup de mécaniciens, et est enfin parvenu à résoudre ce problème :

« Faire de la ville de Paris tout entière « une prison pour certaine classe de la so- (( ciété, laquelle comprend, outre les malfai- « teurs, les hommes opposés au gouverne- « ment du moment. »

C'est alors qu'on a inventé et construit ces voitures cadenassées, qui sont le lien de continuité d'une geôle à une autre, la prison

mobile et correspondante à toutes les prisons de Paris.

Un homme, un seul homme descendit de cette voiture, entre deux files de soldats de la ligne, flanquées de gardes municipaux, de geôliers, de concierges, d'huissiers; le tout surveillé par la sentinelle du quai, laquelle est prête à donner l'alarme au poste dont le tambour est sur le point de battre la générale, qui fera venir la garnison de Paris, de Versailles, de Saint-Cloud, de Courbevoie, de Yincennes...etc., etc. Un seul homme en descendit, mais ce seul homme, c'était Alvar!...

Alvar, président d'une société puissante, attendu là-haut par une infinité de robes noires prêtes à interroger, à interrompre , s^ considérer, à résumer, à juger et à condamner tout leur soûl!...

Et peut-être en attendant le grand crimi-

n ASSISES. ti2D

nel jugent-ils quelque petit crime pour se mettre en verve.

Alvar descendit.

Alors un soldat de la ligne, qui n'avait vu ni Fleurus, ni Austerlitz, ni la Grève, un conscrit de la classe de i832, s'avança et voulut saisir le bras d' Alvar pour l'assujétir à sa personne.

Alvar lui cria : — Vous vous trompez, enfant... Voici ma décoration de Juillet, donc qu'on apporte les menottes!...

Le conscrit de la classe de i832, qui était à jeun , rougit beaucoup , fit un haut le corps pour relever sa giberne et marcha à côté d' Alvar avec deux mains perpendiculaires à la terre, e.t un schako s'élançant obliquement vers le ciel...

Oh! le conscrit de la classe de i83u II. i5

a fait une bêtise!... La chambrée numéro vingt-sept saura cela ce soir, et le vieux sergent qui a servi sous Hoche, qui a fait la campagne d'Italie sous Bonaparte, et le coup de feu populaire en i83o, se mettra fort en colère, fera de grands yeux, pointera sa moustache grise, racontera l'histoire des uns, puis l'histoire des autres, puis l'histoire de celui-ci, et donnera une première leçon d'honneur national au conscrit de la classe de i83sè.

Et plus tard le conscrit de la classe de 1 832 ne sera plus choisi pour le service politique de la Conciergerie!... Et c'est ainsi que marche la propagande qui amène la liberté du monde!

On fit passer Alvar par les galeries souterraines du Palais de Justice; il vit en son chemin ces nombreuses cellules qui ont chacune une fenêtre sur le préau, et dont

1) ASSISES. 'il']

les murs pleurent l'humidité destinée à poiurir préalablement ceux qu'on acquittera...

Il vit sur la grande et historique table de marbre, sous la voûte d'entrée, un petit enfant mutilé de ses deux jambes, accusé d'avoir perdu son père et sa mère et d'avoir demandé à un grand seigneur qui passait un morceau de pain que celui-ci ne lui donna point , sous prétexte ({u'il n'en avait pas sur lui.

Cette moitié d'enfant avait été oubliée la veille sur la grande table de marbre, par l'huissier de service qui le reconduisit le lendemain, transi de froid, mourant de faim, et de plus condamné à quinze jours de prison !...

C'est bien fait et j'approuve les juges, moi! Une autre fois, petit mauvais sujet, lu

apprendras à ne plus perdre ton père et ta mère, à ne plus oublier tes jambes sous la voiture d'un député en retard qui court au Palais-Bourbon faire des lois pour ton bonheur, et surtout à ne plus demander un morceau de pain à un grand seigneur qui va dîner en ville!...

Après avoir parcouru toutes ces sombres galeries, racines engraissées de prisonniers, Alvar remonta à cette autre moitié du Palais de Justice qui sort de terre, et qui, sous le soleil de juillet, est en pleine végétation d'accusateurs publics, de procureurs, d'huissiers et de gendarmes!...

On le fit entrer dans une petite chambre fermée de vitres doublées de bois en dedans, et bâtie dans une autre chambre qui possède à peine assez d'air pour elle-même.

Dans cette petite chambre, appelée la soa-

ricière^ tout ce qu'il put voir en entrant, ce fut un bout de chandelle qui brûlait en crépitant, et qui avait la flamme bleuâtre et agonisante de ces bougies qui, du fond des puits, disent aux ouvriers de ne pas descendre, parce que leur ame bleuirait et agoniserait comme elles!...

Après quelques minutes il put voir et entendre huit voleurs qui reprochaient amèrement au juge instructeur absent de leur voler en ce moment à eux tous ce qu'ils n'auraient jamais eu l'idée de voler à personne: de l'air à respirer et à vivre!...

Puis Alvar entendit une porte s'ouvrir et une voix douce et tremblante lui dire :

«Je vais laisser cette porte un moment ouverte, mais je vous conjure de ne pas faire de bruit... car s'ils savaient que je vous donne de l'air.... je serais chassée!...»

aSo LA COUR

Ils avaient compté sur un geôlier... sur un bourreau... Ah! c'était une femme!...

Tout à coup la sonnette vibra avec violence...

« C'est un huissier!... » cria la voix de femme. Et la petite porte qui devait laisseipasser la vie... se referma brusquement pour bien long-temps encore...

Le fils de Spielberg pensa alors à la petite maison blanche aux volets verts sur le bord de la Serne, au vent frais qui siffle en courant sur l'eau, et dont il lui faudrait bien un petit souffle ; car en ce moment il respire si difficilement qu'il travaille à ne pas mourir; et pour cela il agite son mouchoir pour amener à sa poitrine le peu d'air corrompu qui reste dans cette souricière où l'on met des hommes!...

d'assises. îiJi

Bientôt il ne pensa plus ni à la maison de son père, ni au vent qui court sur l'eau, ni même à Marie; il ne pensait plus qu'à une chose, c'est qu'il se sentait mourir. Et il n'aurait pas voulu mourir ainsi. . . car l'homme est ainsi fait, que rarement il veut mourir d'une mort qu'il n'a pas arrangée lui-même !

Les voleurs souffraient un peu moins ; ils s'étaient habitués à ce méphitisme des prisons françaises comme on s'habitue au poison, et au moins avaient-ils appris à n'y pas mourir.

Donc ils n'y meurent point!... c'est un fait... c'est un succès... et sur ce succès, la philanthropie française dort glorieuse et rebondie!...

En France on est philanthrope jusqu'à concurrence d'inie place d'inspecteur général des prisons!...

l'il LA. COUR

Alvar souffrit ainsi, non pas une heure , mais trois mille six cents secondes, car c'est par secondes qu'un prisonnier divise le temps dans la souricière du Palais de Justice.

Heureusement le hasard fit que l'huissier de la souricière fut invité à déjeuner ce matin, ce qui l'obligea à se débarrasser du prisonnier et à le déposer ès-mains de l'huissier audiencier, pour qu'il le lui rendit le soir tout jugé, tout condamné.

La porte de la souricière s'ouvrit donc, laissa sortir Alvar à la vie , et en même temps laissa entrer une colonne d'air que les huit voleurs se furent bientôt partagée...

En sortant il voulut voir celle qui ouvrait la porte, mais il ne put rien distinguer dans l'ombre, si ce n'est une vague forme de femme; et quelque chose lui disait au cœur

d'assises. 5.33

que cette femme, cette patronne des prisonniers, qui avait une voix si douce, des paroles si bonnes, devait être belle, devait être blonde, devait ressembler à Marie.

Il avait raison... toutes les femmes qu'on aime se ressemblent en cela même qu'on les aime... et, sans l'avoir vue, pour l'avoir seulement entendue, Alvar aimait la portière de la souricière... Et ce quelque chose d'indéfini, de subtil, d'électrique, qui lui faisait aimer la portière de la souricière, devait se trouver dans Marie...

O vous qui lisez ces lignes , si vous avez jamais aimé d'amour, c'est-à-dire si vous avez plus de quinze ans et un cœur sous vos chairs, dites si, au seul souvenir de ce quelque chose-là, Alvar ne dût point voir dans l'ombre la tête blonde de Marie!...

On enmiena le fils de Spielberg... on le fil

tournoyer le long de quelques escaliers en vis... puis on ouvrit une porte par laquelle il reçut une bouffée de chaleur et de bruit, et on lui dit... «C'est là... entrez!...»

Il entra.

De grands éclats de voix frappèrent son oreille sans rien dire à son cœur; c'était le discours de l'avocat-général !...

Onze hommes, sans costumes de juges, reposaient leur tête dans leurs mains et paraissaient dormir pendant le discours de l'avocat-général, tandis que le douzième, ou plutôt le premier, le chef, se tenant de manière à regarder face à face l'avocat-général, veillait et fonctionnait pour ses onze collègues...

C'étaient les jurés.

d'assises. 235

Des murmures sourds s'élevaient fréquemment dans le fond de la salle...

C'était la justice du peuple qui grondait...

Un homme noir entre deux hommes noirs, ayant sur ses cheveux poudroyans ime toque cerclée en or, regardait le peuple et tenait le poing fermé sur une grande table au tapis vert...

C'était la justice royale qui faisait mauvaise mine à la justice du peuple!

Un autre homme noir, dont la belle main blanche griffonnait sur un énorme dossier avec une très grande plume trop fendue et trop pleine d'encre, se donnait des airs de juge, retroussait fréquemment la manche de sa robe.

C'était le greffiei-.

Encore im autrr liomnie noir, se |)rome-

^36 LA COUil

nant sur le parquet, regardant le plafond avec sa bouche, faisant des gestes à faire ôter les chapeaux, criant silence avec le nez entre chaque phrase de l'avocat-général , et siiant à lui seul tout le procès...

C'était l'huissier audiencier.

Dans le fond, des coups de poing, des coups de pied, des coups de canne... et pas un cri...

C'étaient les sergens de ville.

De côté et d'autre, des oreilles tendues, des regards obliques, des questions naïves, des mains croisées paternellement sur le ventre...

C'étaient les mouchards.

Deux banquettes garnies de figures qui se tournent fréquemment vers les accusés,

bienveillantes au défenseur, riantes aux jurés, goguenardes et rembrunies aux théories de l'avocat-général...

C'étaient les avocats.

Deux hommes, l'un vieux, l'autre jeune.

Le premier , pleurant dans son mouchoir, tirant parti de ses soupirs pour attendrir ses juges, la tête baissée vers la terre.

Le second, assis négligemment sur sa banquette, regardant tout le monde d'un air ennuyé, faisant sur son banc des ronds avec le bout de son doigt, et levant de temps en temps une figure qui a l'air de dire : Est-ce qu'on ne va pas bientôt baisser la toile ^

C'étaient les accusés.

A côté des accusés , deux grands sabres d'acier, serrés par des gants jaunes, sur les-

quels s'appuient deu\ têtes qui se mirent dans de longues bottes à l'écuyère...

C'étaient les gendarmes.

Des murs sans crucifix, tapissés d'un papier bleu de trois ans, déchiré en plusieurs endroits par des accusés de juillet qui cherchaient la couche de fleurs de lis... un jour oblique éclairant des figures qui viennent se refléter au papier bleu après s'être reflétées aux fleurs de lis; une voûte qui entend des réquisitoires anciens prononcés au nom d'un gouvernement nouveau , par des bouches de i8i5 contre des têtes de i83o...

C'était la salle d'assises!

Alvar s'était assis entre quatre gendarmes, et pendant long-temps il ne s'avisa point d'écouter le discours de l'avocat-général.

Tout à coup ses yeux se retournèrent vers

d'assises. ^ii^

le banc des accusés, et il reconnut deux figures de la Force... C'étaient Losserand père et Jacques son fils... On ne sait quel intérêt le saisit brusquement en faveur de ces deux malheureux ; peut-être que, dépourvu de ce préjugé qui fait voir des assassins dans toutes les têtes possibles pourvu qu'elles soient accusées d'assassinat, ne vit-il dans les deux accusés que deux malheureux qui se défendaient seuls contre vingt; peut-être aussi se rappela-t-il la conversation des deux Losserand à la promenade circulaire. Toujours est-il qu'il se mit tout de bon à écouter l'avocat-général et qu'il...

Mais plutôt que de raconter l'audience, écoutons-la...

ôxiiU.

Yo conira todos y lodos contra yo.

Viejo arias.

ACCUSÉ, ÉE, adject. etpart.

Accusalus, insimulalus, a, um. Cic. Être — , esse incrimine. Cic.

— d'an crime, de scelere argui.

Cic. — d'avoir donné la mort , de morte alicujus iosimulari. Cic. — faussement, in falsam atque iniquam insimulalionem vocari.

Nouveau Dictionnaire françaislaLin (1811) , par Fr. Noël, S"" tirage, revu et corrigé, etc., etc.

Suttf,

L AVOCAT-GENERAL

... Je me résume, messiem*s les jurés, tout en reconnaissant qu'en présence d'un forfait aussi évident et aussi inouï dans les annales criminelles, il fallait beaucoup moins

244 LA cbUR

abuser de vos momens, et beaucoup plus compter ex abrupto sur vos consciences d'hommes libres, dont la principale mission, à l'heure où je parle, est de venger la société par un verdict terrible mais salutaire... Voici le procès.

Silvio, jeune homme de la plus belle espérance, et qui laisse une famille éplorée...

l'avocat des accusés.

Silvio était employé à une police secrète,

et sa famille est inconnue!...

l'avocat-général. Avocat !

UN JUGE

Avocat ! !

l'autre juge.

Avocat ! ! !

le président.

Avocat ! ! ! ! souvenez - vous que derrière

d'assises. ' a 45

votre banc se trouvent deux accusés qui ont peu à espérer de la justice des hommes, et qu'alors il convient à votre dignité d'être calme...

Continuez, monsieur l'avocat-général...

l'avocat-général.

Si la victime était employée dans une administration , c'est que probablement ses bonnes qualités l'avaient recommandée aux chefs; et si elle n'avait pas de famille connue, c'est que probablement elle était orpheline, ce qui la rend encore plus intéressante à nos yeux !

Nous reprenons donc, messieurs les jurés, et avec plus de conscience que jamais,

Silvio, jeune homme de la plus belle espérance et qui laisse une famille... de... de... d'amis éplorés, demeurait à Argenteuil chez les accusés Losserand... vignerons...

Enire autres ser\ices impoilansque Silvio

rendit à ces derniers, nous n'en citerons qu'un , le voici :

Il fit des efforts inouïs pour convertir madame Losserand à la religion...

LOSSERAWD PÈRE.

Dame ! c'était pour lui faire les propositions les plus indignes qu'il...

LE PRÉSIDENT

Accusé , je vous invite à ne pas interrompre... Souvenez-vous que votre position vous recommande... Je n'achèverai pas...

Continuez, monsieur l'avocat-général...

l'a\ OCA.T-GÉNÉRAL.

Nous reprenons donc, messieurs les jurés...

Silvio fit des efforts inouïs pour convertir madame Losserand à la religion...

UNE VOIX

Quel âge avait madanie Losserand?

l'avocaï-général.

Gendarme !

UN JUGE

Gendarme ! !

l'autre JUGE.

Gendarme ! ! !

Gendarme ! ! ! ! faites sortir l'interrup* leur!,.. Continuez, monsieur l'avocat-général...

l'avocat-général.

Nous reprenons donc...

Silvio fit des efforts inouïs pour convertir madame Losserand à la religion... mai^

bientôt en échange de son zèle on lui rendit l'ingratitude !...

Les deux accusés passaient fréquemment^ des nuits entières dans de vastes caves, où tout fait présumer qu'ils se livraient à la fabrication de la fausse monnaie...

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