‹ Toussaint Louverture, poëme dramatiqueChapitre 32 sur 65 · SCÈNE HUITIÈME · texte numérisé non relu

SCÈNE HUITIÈME

LES MÊMES , moins MADAME LECLERC.

La tente de l’ctat-major est ouverte sur la scène. — Des soldats apportent des tambours dont ils fout une table recouverte de housses de chevaux. — Des papiers, des cartes, des plumes sont placés sur la table. — Le général Leclerc et cinq ou six généraux s’asseyent sur des caisses de tambour. — Isoac et Albert, assis derrière eux, assistent au conseil. — Les aides- de camp, les ofïkiers d’ordonnance sont groupés debout, un peu en arrière, des généraux. — Les rideaux de la tente sont levés du côté de la cabane de Toussaint. — Il est assis & sa porte, appuyé sur l’épaule d’Adrienne qui fait semblant de coudre de vieux morceaux de nattes déchirées.

LECLERC

Écoutons le rapport.

SALVADOR, lisant.

« La même incertitude « Jette dans les esprits la meme inquiétude.

« L’officier est pensif, le soldat mécontent;

« Le mulâtre, indécis, flotte; le noir attend.

« De nos détachements envoyés à distance,

“ Aucun n’a rencontré la moindre résistance.

« De Toussaint, pas un mot, quand on met l’entretien « Sur ce chef, on se coupe, ou l'on ne répond rien.

* .< Il tient nos éclaireurs toujours sur le qui-Vive;

" « On l’attend d heure en heure, et jamais il n’arrive.

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