SCÈNE HUITIÈME. i
* « Sans paraître, partout il se fait annoncer
* « Comme un homme incertain qui craint de prononcer.
* « Cependant, chaque nuit, des déserteurs sans nombre
* « S’échappent des quartiers et se glissent dans l’ombre;
* « Vers le centre de l’ile ils se dirigent tous,
* « Comme si quelque doigt marquait le rendez-vous.
« Un bruit court qu’au milieu de ces gorges profondes « Que défendent les. bois, les rochers et les ondes,
« Les mornes du Chaos, forts bâtis d’éléments,
« Sont les points assignés à ces rassemblements.
* Mais, nul ne peut encore en dire davantage...
* L’avalanche se forme au-dessus du nuage!
* « Pour remplir nos greniers, et pour armer nos forts,
* <• L’escadre impatiente épuise ses renforts;
* « La fièvre, tous les jours, nous réduit; et l’armée,
* « Dans un cercle fatal, debout, mais enfermée,
* “ Se rongeant sur ce- sol qui s’ouvre sous scs pas.
* “ Y cherche un ennemi qu’il rie lui montre pas! »
LECLERC
Parlez, messieurs, je vais écouter et débattre.
BOUDET
Mon avis en deux mots: avancer et combattre!