SCÈNE SEPTIÈME
ADRIENNK.
C’est lui, je le revois.
SALVADOR, lui montrant le portrait.
Ce portrait, quel est-il?
ADRIENNE
Mon père! rends-le moi!
SALVADOR, égaré.
Son père!... Oh! oui, c’est elle!... O crime! impiété!
Ma fortune s’écroule au cri qu’elle a jeté !
* Ma honte dans mon cœur si longtemps endormie
* M’étouffe par. sa voix sous ma propre infamie!
* Non, non, la voix du sang n’est pas un préjugé!
* Je niais le remords, le remords l’a vengé.
* Mon cœur est mon bourreau, ma fille est mon supplice.
* Quelle... ou bien qu’à jamais ma honte m'engloutisse!
Il appelle.
* Mon frère!.. .11 est parti!.. .La mort!. ..Mais c’est mon sang!
* Où perdre d’un forfait ce témoin renaissant?
Comment lui commander un éternel silence?
Où fuir?... où l’emporter?... On m’épie!...
Le moine traverse le compartiment éclairé sous le pilier de droite.
Espérance!
Ce moine, par le sort envoyé dans ces lieux,
Peut sous sa sainte main soustraire à tous les yeux Cette enfant arrachée à ce séjour de honte Et dont nul à sa croix ne demandera compte.