‹ Toussaint Louverture, poëme dramatiqueChapitre 52 sur 65 · SCÈNE SIXIÈME · texte numérisé non relu

SCÈNE SIXIÈME

TOUSSAINT, l’embrassant.

O naïf héroïsme ! ô sublime vertu !

A part.

Digne sang de Toussaint, hélas! où coules- tu?

Entre mes fils et toi, Dieu! quelle différence!

Il va chercher le drapeau noir et le lui remet roulé daus les mains.

Tiens, reçois dans tes mains ma vie ou ma vengeance, Regarde, écoute, épie, observe et comprends tout; N’expose pas ton corps au feu des blancs debout.

Mais dès qu'un bruit de pas, des voix, des feux, des armes Jetteront dans ton cœur le moindre cri d’alarmes, Préviens mon geste même, et d’un ou deux élans Monte et déploie en haut ce noir linceul des blancs!

ADRIÊNNE, saisissant avec transport le drapeau et le pressant sur son cœur.

Aux transports paternels livre-toi sans contrainte.

La main qui tient ton sort ne connaît pas la crainte.

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