‹ Tout à coupChapitre 1 sur 5 · Tout à coup · texte numérisé non relu

Tout à coup

Ta femme a les cheveux blonds neufs Ses yeux sont des jaunes d'œuis Les yeux des brunes

Sont des jaunes de lune

Parmi les eaux sans musique Les regards satellites AA Se promènent sous les arbres de l'orbite

Je m'éloigne en silence comme un ruban de soie

Promeneur de ruisseaux

Tous les jours je me noie

Au milieu des plantations de prières

Les cathédrales de mes tendresses chantent la nuit sous l'eau

Et ces chants font les îles de la mer.

Je suis le promeneur

Le promeneur qui ressemble aux quatre saisons Le bel oiseau navigateur

Était comme une horloge entourée de coton Avant de s'envoler m'a dit ton nom

L'horizon colonial est tout couvert de draperies Allons dormir sous l'arbre pareil à la pluie

Tu n'as jamais connu l'arbre de la tendresse d’où j'extrais mon essence

Il pousse à chaque étage sans préférence Au milieu d'une discussion de pianos

Il est aussi joli que soixante mètres d'eau.

Les yeux de circonstance Regardent le temps troué À coups de pistolet

Mais s'il n’y a pas d'oreille

Nos yeux pourtant sont des bouteilles Vidées à chaque regard

La nuit gardons les yeux dans mon hangar

ÉRRELE en és Le

Maladie d'instrument écoutez son conseil L'archet glisse glisse sur les escaliers du sommeil Maladie mélodie

Cherche bien sous les chaises Cherche bien sous les ponts Il y a des morceaux d'âme sciés par mon violon

Assis à la limite des sons

Que disait-il du scaphandrier du roi G'était un lac comme un bonbon

Où fleurissait l'arbre de la foi

Il y a trop de choses qu'on n'a pas vues

Trois jours plongés dans ma mémoire Il ramène tous les Gésars perdus

Le la bémol des belles histoires

Joué dans la harpe d'anciennes pluies Nous montrent à peine ce qui luit

Plonge plonge royal scaphandrier

Écarte comme des bouteilles les braves grenadiers

Et apporte-moi la corbeille des regards prisonniers ;

Ginq papillons s'envolent en disant ces prières Aimez-vous les prières dans la prairie L'aurore fragile sans étoiles régulières Pourraient bien se casser à la sortie

Dans le ciel traversent de jolis ruisseaux Seigneur dis-nous qui a bu le bleu du ciel Les papillons s'envolent comme des vitraux

Je n'ai pas de chapeau

Et pas d'ombrelle J'attends toujours une auréole fidèle

Tu es seulement lézard ou lumière cultivée Tu as la saveur d'un bon conseil Et une barbe longue comme l'électricité

Quand ton âme remonte à tes oreilles Do Regarder l'extérieur comme un poisson aimé Tu produis un bon effet

Notre reine est une merveille Elle a plus de prestige que les sonnets

Elle mange du miel et boit du lait Miel de silence dans les corbeilles UE Tissées par les regards des promeneurs du quai

Ghantez le miel poètes chantez Le miel qui a fait célèbres les abeilles

Maintenant écoutez le grincement des paupières G'est à cause du vent qu'elles se ferment à grand bruit A cette heure justement nous sortons d'’ordinaire Et je regarde à travers la passoire des pluies Sur mes côtes natales décharger les rivières

Il est beau le paysage amical enfermé dans les yeux

À l'instant où je coupe des morceaux d’'ennui Dans les formations des sentiments brumeux Tu es aussi méritoire que la pluie

er RCE UC ES

Dans une soirée d'épaules de luxe

Un éventail plus joli que la lune Madame fait le croissant à volonté Elle est la reine des vagues communes Elle conduit les vents et les marées

A l'heure de la sortie

La mer du nord sent les grains d’anis

Sur les vagues en retard éclate une discussion Quand le thermomètre de l'aurore monte à l'horizon

Alors je m'éloigne très atlantique Sans besoin de prendre le transatlantique

Sur les ondes en saudales de la musique

Son lit loin de la fête polaire et de la mer docile Elle rêve couchée comme un poisson tranquille

Elle disait des phrases rondes commie des bagues

Elle répétait le discours des vagues

Elle parlait parlait

Sors mon petit violoncelle

Sors ma lune bien-aimée

Sors te promener

Comme un aveugle ou comme une épée

Monte jusqu'au dernier étage Alors elle pourra dire à mes amis Connais-tu le pays

Je connaïs le pays

Elle nous dira tout bas comme une ne

sincère

Les racontars astronomiques de l'univers Avec un bon goût de coquillage

Petit gramophone des plages .

Qui garde jaloux les secrets de la mer Elle pourra dire à mes amis

Messieurs la lune se décolle

J'ai compté toutes les monnaies de l'infini

La rose qui manque au pôle

La voici

de

Page 1