Tout à coup
Ta femme a les cheveux blonds neufs Ses yeux sont des jaunes d'œuis Les yeux des brunes
Sont des jaunes de lune
Parmi les eaux sans musique Les regards satellites AA Se promènent sous les arbres de l'orbite
Je m'éloigne en silence comme un ruban de soie
Promeneur de ruisseaux
Tous les jours je me noie
Au milieu des plantations de prières
Les cathédrales de mes tendresses chantent la nuit sous l'eau
Et ces chants font les îles de la mer.
Je suis le promeneur
Le promeneur qui ressemble aux quatre saisons Le bel oiseau navigateur
Était comme une horloge entourée de coton Avant de s'envoler m'a dit ton nom
L'horizon colonial est tout couvert de draperies Allons dormir sous l'arbre pareil à la pluie
Tu n'as jamais connu l'arbre de la tendresse d’où j'extrais mon essence
Il pousse à chaque étage sans préférence Au milieu d'une discussion de pianos
Il est aussi joli que soixante mètres d'eau.
Les yeux de circonstance Regardent le temps troué À coups de pistolet
Mais s'il n’y a pas d'oreille
Nos yeux pourtant sont des bouteilles Vidées à chaque regard
La nuit gardons les yeux dans mon hangar
ÉRRELE en és Le
Maladie d'instrument écoutez son conseil L'archet glisse glisse sur les escaliers du sommeil Maladie mélodie
Cherche bien sous les chaises Cherche bien sous les ponts Il y a des morceaux d'âme sciés par mon violon
Assis à la limite des sons
Que disait-il du scaphandrier du roi G'était un lac comme un bonbon
Où fleurissait l'arbre de la foi
Il y a trop de choses qu'on n'a pas vues
Trois jours plongés dans ma mémoire Il ramène tous les Gésars perdus
Le la bémol des belles histoires
Joué dans la harpe d'anciennes pluies Nous montrent à peine ce qui luit
Plonge plonge royal scaphandrier
Écarte comme des bouteilles les braves grenadiers
Et apporte-moi la corbeille des regards prisonniers ;
Ginq papillons s'envolent en disant ces prières Aimez-vous les prières dans la prairie L'aurore fragile sans étoiles régulières Pourraient bien se casser à la sortie
Dans le ciel traversent de jolis ruisseaux Seigneur dis-nous qui a bu le bleu du ciel Les papillons s'envolent comme des vitraux
Je n'ai pas de chapeau
Et pas d'ombrelle J'attends toujours une auréole fidèle
Tu es seulement lézard ou lumière cultivée Tu as la saveur d'un bon conseil Et une barbe longue comme l'électricité
Quand ton âme remonte à tes oreilles Do Regarder l'extérieur comme un poisson aimé Tu produis un bon effet
Notre reine est une merveille Elle a plus de prestige que les sonnets
Elle mange du miel et boit du lait Miel de silence dans les corbeilles UE Tissées par les regards des promeneurs du quai
Ghantez le miel poètes chantez Le miel qui a fait célèbres les abeilles
Maintenant écoutez le grincement des paupières G'est à cause du vent qu'elles se ferment à grand bruit A cette heure justement nous sortons d'’ordinaire Et je regarde à travers la passoire des pluies Sur mes côtes natales décharger les rivières
Il est beau le paysage amical enfermé dans les yeux
À l'instant où je coupe des morceaux d’'ennui Dans les formations des sentiments brumeux Tu es aussi méritoire que la pluie
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Dans une soirée d'épaules de luxe
Un éventail plus joli que la lune Madame fait le croissant à volonté Elle est la reine des vagues communes Elle conduit les vents et les marées
A l'heure de la sortie
La mer du nord sent les grains d’anis
Sur les vagues en retard éclate une discussion Quand le thermomètre de l'aurore monte à l'horizon
Alors je m'éloigne très atlantique Sans besoin de prendre le transatlantique
Sur les ondes en saudales de la musique
Son lit loin de la fête polaire et de la mer docile Elle rêve couchée comme un poisson tranquille
Elle disait des phrases rondes commie des bagues
Elle répétait le discours des vagues
Elle parlait parlait
Sors mon petit violoncelle
Sors ma lune bien-aimée
Sors te promener
Comme un aveugle ou comme une épée
Monte jusqu'au dernier étage Alors elle pourra dire à mes amis Connais-tu le pays
Je connaïs le pays
Elle nous dira tout bas comme une ne
sincère
Les racontars astronomiques de l'univers Avec un bon goût de coquillage
Petit gramophone des plages .
Qui garde jaloux les secrets de la mer Elle pourra dire à mes amis
Messieurs la lune se décolle
J'ai compté toutes les monnaies de l'infini
La rose qui manque au pôle
La voici
de