‹ Tout à coupChapitre 2 sur 5 · ANT · texte numérisé non relu

ANT

Je suis un peu lune et commis voyageur J'ai la spécialité de trouver les heures Qui ont perdu leur montre

Croyez-moi bien

Sous mon œil d'amiral tout se rencontre

Et ce n'est pas plus rare que les cas d'enfants Perdus dans les magasins

Il y a des heures qui se noient

Il y en a d'autres mangées par les cannibales Je connais un oiseau qui les boit

On peut les faire aussi mélodies commerciales

Mais dans les bals atlantiques ainsi déguisées C'est très difficile de les distinguer

Sur mon ombrelle en larmes Petite hirondelle pourquoi pleures-tu

Je connais bien l'alphabet des charmes Que vous écrivez avec l'encre de vos vertus Dans les tissus de l'air qui couvre les avenues

Vous savez que, la nuit, le ciel pointe ses armes Sur nous

Malheur à celui qui reste debout

Alors vous vous éloignez en riant

Et cela signifie

Que vous laissez la place au camoufîlage des chauves-souris

Le destin est un ruisseau

Qu'il faut sauter au bon moment

Seigneur il y a un aveugle ami au bord de l'eau Les hirondelles de mon destin

Fouillent les coins du ciel en souriant

Au bord intact du silence absolument humanisé Je chauffe mes mélodies et mes pieds

Tout est la même chose avec la différence D'un petit paradis offert à outrance

Vous perdez votre temps orpheline pour tempête oubliée

Lentement les larmes descendent l'escalier

Les larmes sont les plaisirs des télescopes et d'instruments à vent

Quand battent les colombes des applaudissements

Et l'émotion ondule sur les artères du vent

Tombe tombe Avalanche des solitudes Sur les vacances de mes yeux

Les regards de l'inquiétude Montent vers les petits oiseaux et les cloches ambulantes

Avalanche intérieure et consciente Le ciel se déchire comme une colombe

Les yeux migrateurs sont dans l'embarcadère Attendant le virage de la nuit qui tombe tombe La nuit qui est riche comme la capitale Farcit les coins du silence inégal

Brossez sans vent le rideau du jour :

Hier au milieu d’une transmutation saisissable À Tristement s'en allèrent les acrobates etl'amour Vers les rives du regard patauger sur le sable

; | Une main se pose sur le silence Sur le silence plein de bon Dieu

fi Entre les rails à toute vitesse la nuit s’avance Et ma tristesse entre les rails des yeux 1 Maintenant que fait-elle

ô A genoux entre deux hirondelles Ou parmi les ORE des moribonds

Lan)

Es rails des belles paroles ne Sortent de la bouche de l'orateur

Tous les aveugles sont assis au pôle

Ils sont d'un blanc blanc *

Ils respirent des bouquets d'amertume bénévole Et ils mangent un rêve inconsistant

Sur la farine des plaines une fleur chante comme un tambour Tambour de l'horizon à la levée du jour

Le funiculaire du prince monte mieux que le soleil

Il va plus haut que nos pensées premières

Et jette un œuf qui se casse comme un conseil

Chanson de laboureur

Pour l'aveugle qui grimpe du côté de la lune Il laboure son empire d'amateur

Nous les aveugles nous sommes des dunes Où filtre le sable des paroles

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Le calvaire du couchant

Maman les vitraux du vide se cassent Comme des grands papillons gazeux

La nuit descend ses escaliers

Montagnard voulez-vous les chaussures du bon Dieu

Et un petit paravent

Voulez-vous un panier

Plein de cerises ou des cheveux du vent Voulez-vous un oiseau pour les usines

alpins Et un orchestre liquide pour les A

Me voici au bord de l'espace et loin des circonstances Je m'en vais tendrement comme une lumière Vers la route des apparences Je reviendrai m'asseoir sur les genoux de mon père

- Un beau printemps raîfraîchi par l'éventail des ailes Quand les poissons déchirent le rideau de la mer Et le vide est gonflé d’un regard virtuel

Je reviendrai sur les eaux du ciel J'aime voyager comme le bateau de l'œil Qui va et vient à chaque clignottement

Six fois déjà j'ai touché le seuil De l'infini qui renferme le vent

Rien dans la vie

Qu'un cri d'antichambre

Nerveuses océaniques quel malheur nous poursuit

Dans l'urne des fleurs sans patience

Se trouvent les émotions en rythme défini

Péripéties d'album sans couchant

Et sans feu à bout portant

Plus tard

Il ya quelques constellations désintéressées Nous sommes pensifs et le ciel se remplit

Le noyau de la solitude est très bien étudié

Mais le ciel se Pepe comme un théâtre popus laire

Le ciel est gratuit

Avec ses oiseaux expansifs et ses murs d'air Il est presqu'aussi maternel que les drapeaux

Et Le soir Vi Eu ses sillons poussent de grands oiseaux

Il y a des lézards sur la vallée des larmes

Plus beaux que les bijoux dans le sommeil

des cambrioleurs

Il y a aussi les chameaux de l'espace et des charmes

Ghargés d'horizon et d'oasis sans heures

Au milieu de ton regard je vois pousser des fleurs

Et tout au fond un moulin fatigué

Comme le Ghrist docile aux horoscopes

J'aime regarder

Cette eau mélancolique comme les yeux de Dieu

Qui ne peut pas ressusciter

UE, D ; É F t Y F ‘A D :

Sa voix monte le nue des pluies Appelant au secours au bord des inconsciences

Ils sont venus cette nuit Cambrioler le silence Comme une blanchisserie

ou Les voyages des somnambules en lumière de at finesse | 1 A Respirent mes divagations NAN Quand viennent les poètes avec les House amis | Apporter les coussins de la tendresse Je mets des souliers neufs à mes Re

Les voleurs cherchent des pyramides dans les yeux calmes et sans musique: He Dans les beaux yeux des dromadaires Eee Ou dans les spirales d'air URSS Qui déplacent les danseuses géographiques tr

Lit veux cueillir les ruisseaux que j'aime Pour te faire des gants 0 Le tu lèves la main

Où la mer gratte les pieds du ciel Une horloge chante avec ardeur Quel beau voyage dans les yeux de lenteur

Noyé charmant quelle heure est-il Dis-moi la consistance des rêveries Interchangeables en chaos civil

Le calme est plein de laines de mouton Et je ne sais rien

Dans les souffrances en marche sur la vie Les linges sèchent jour et nuit

Sur la corde de l'horizon

(Gela se passe très loin)

Noyé charmant

La belle musique des équinoxes entraîne les amants

Selon la loi des gravitations

Et détent les murs du salon

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