‹ Tout à coupChapitre 3 sur 5 · PART · texte numérisé non relu

PART

Noyé charmant

Si tu voyais maintenant

Les vagues apprivoisées

Venir avec des révérences à nos pieds

Noyé charmant

Que t'a dit la Sainte Vierge Garde-t-elle encore la rose des vents Entre ses doigts diaphanes

Que discutent les autres saints

Dans leur langage d'aéroplane

Je connais les chemins dociles

Qui relient nos douleurs dans l'atmosphère Et la voiture des battements homogènes

Qui va et vient sous le réverbère

Tu es lumière et ruisseau de l'est à l'ouest Tu caches des souvenirs

Dans les poches de ta veste

Et tu penses une étoile filante

Aujourd'hui penché au bord de moi-même J'éparpille mes rêves ambulants

En évations multiples sans retard à Mais le miroir se tient très calme

Pour les naufrages des regards

Les

ss maintenant au fil de l'eau Ma tendresse pense une étoile filante

Qui viendrait se poser comme un oiseau

Let

Il revient à la nage des aurores précédentes A la nage au contour de la musique ë Et le piano accroît les lunes conscientes A l'heure du télescope et des prières antiques

Les oiseaux faits à l'enclume S'envolent vers d'autres cieux faire ses éloges He Donnerez-vous aux tonnerres vos édredons de ti plumes Les heures müûrissent dans les horloges A TRE Jetez-nous les monnaies de vos gosiers - Que j'apprenne à tendre des ponts entre les Etes ( 7 LES Que j'apprenne à suivre le tunnel du sang Et que je connaisse le marteau de l'âge Et l'entrepreneur des émotions sortants Sortants demain

EU b NE

RU | Regarde l'arc-en-ciel et l'acrobate __ L'acrobate qui saute sur le vertige des mots Il est beau comme un ange qui s'acclimate

: les habitudes de mes oiseaux

ue la colombe rotative qui élargit l’espace h toujours égale

Regarde ton regard

Et le fond de mon cœur où il fait un peu tard Tu sais

Je vole au ras de terre quand il va pleuvoir .

Pr

Moulin à vent sur la prairie

Moulin moulin prenez garde aux aveugles Qu'as-tu donc aujourd'hui

Moulin de ma conscience comme il est loin notre pays

Les barques voguent sur la lumière surélevée Semblables aux mots des poètes aimés

Ou bien aux éventails de la saison

Sur le chemin de l'adieu normal

Petits palmiers de la frontière des diapasons

Tous les aveugles ont des aimants aux doigts À cause des pressentiments de douleur végétal

Quand les dieux intimes approchent sans combat Le moulin du cœur va trop vite

Meunier meunier

Ta belle sourit ses blancheurs oubliées Ta belle sourit et puis nous quitte

| He et face

et jour et nuit

fe faut < se soulager en pluie È Ou chercher d'autres amusements

Mais le jour se tourne de l'autre côté Et c'est l'obscurité

Laissons les parachutes à mi-chemin

Les histoires se dispersent tous les soirs Quand pousse la rose de l'aurevoir

La nuit comme un ballon descend du ciel Gomme un ballon plein des voyageurs inouis

Une mandoline joue sur l'univers Ses émotions démontables qui font des plis Dans les couches superposées de l'atmosphère

Que tu sois tisserand de pluies

Ou bien fleur d'automobile oubliée

Nous sommes quand même de bons amis Unis par la chaîne interne des douleurs parallèles

Chante avec nous l'album d'échos ou le missel Et après sors de ton âme en chaleur d'antan Les prières et les rubans d'effluves sensuelles Ton âme est ventriloque comme les volcans

Madame il y a trop d'oiseaux ne

Dans votre piano Qui attire l'automne sur une forêt Épaise des nerfs palpitants et des libellules

Les arbrés en arpèges insoupçonnés Perdent parfois l'orientation du globe

Madame je supporte tout. Sans chroloforme Je descends au fond de l'aube

Le rossignol roi de septembre m'informe Que la nuit se laisse tomber entre la pluie Trompant la vigilance de vos regards

Et qu'une voix chante loin de la vie

Pour soutenir l’espace décloué

L'espace si lourd d'étoiles qu'il va tomber

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Sy: Rr Te ET PP TS 2 MTS e E y

Madame dix heures sent le tabac d'artiste Vous aimez le nadire au corps d'oiseau Vous êtes un phénomène léger

Je m'en vais tout seul au couchant des touristes

C'est bien plus beau

La belle conduite du calvaire

Mérite un crépuscule de premier ordre Une mer calme comme un regard de fleur Où l'eau soit douce à la caresse intime

Rien de déchirures sur les draps des cieux

Et pour réchauffer les pieds

La route des chevelures jusqu'au bord de la terre

Et la vapeur des yeux

Jésus Jésus

tes yeux étaient grands comme deux soldats

Tu auras un bouquet de fleurs

Pour mettre dans ton cœur

Dans ton cœur visible à tous venants Comme une poche sur la tunique

Tu auras une boîte de chocolat Je t'aime debout sur la fumée des prières Je t'aime couché sur les ingratitudes

Je t'aime assis sur les rochers du ciel

Tu auras la Légion d'Honneur

Sur le chemin de gauche la saison fuit

Les pigeons dévalent le silence en petits morceaux

Pourquoi ton cœur fait trop de bruit

C'est l'heure où les poissons attentifs comme des fruits de patience

Écoutent descendre le temps au fond de l'eau

Notre vie est parfumée par la distance

Et je suis parallèle parmi les feuilles intégrales Sur cette campagne au gosier de colombe

Je mange la même nourriture de doléances

Mes colombes s'évanouissent d'émotion spé-

ciale Le matin calculé de l'harmonium sincère

Lève les regards vers les plus planètes

Le créateur des rayons visuels et de l’époque tertiaire

Qui a la langue en fer rouge comme les prophètes

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