Thesauraria gratiarum
6. Accede ad Virginem, quia per ipsam mundus habiturus est omne bonutn. Cont. de LM in prol,
RÉ
MARIE, NOTKE MÉDI\TRICS
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en vertu d'une volonte formelle de Dieu, toutes les graces dues aux mérites du Sauveur, n'ont jamais été distribuées,
ne se distribuent encore maintenant, et ne seront distri buces jusqu'à la fin dé monde, que par les mains et l'en tremise de Marie,
Concluons avec Suarez : * C'est aujourd'hui un sentiment universellement admis dans l'Église, que l'interces sion de Marie nous est non seulement utile, mais encore nécessaire !;" nécessaire, avons-nous dit plus haut, non pas d'une nécessite absolue, puisque seule la médiation de Jésus-Christ à ce caractère: mais d'une nécessité mo tale, car, selon la pensée de l'Église, exprimée par saint Bernard, c'est en vertu d'un détermination positive de Dieu qu'aucune grâce ne nous arrive, sinon par les mains de Marie?" Et longtemps avant saint Bernard, nous entendons saint Tdefonse affirmer la même vérité, quand, s'adressant à la bienheureusce V'erge, il lui dit : “O Marie, c'est par vos mains que le Scigneur veut faire passer tous les biens dont il a résolu de combler les hommes : aussi vous a-t-il confié tous les trésors et toutes les richesses de ses grâces 1" # Et, ajoute saint Pierre Damien, si Dieu n'a pas voulu se faire homme sans le cons Ftement de Marie, c'est d'abord afin que Marie ait les plus augustes droits à notre reconnaissance, et ensuite afin que nous comprenions jusqu'à quel point elle tient entre ses mains le salut de tous les hommes !"”
1. Sentit Ecclesia Virginis intercessionem ess Inc, p. 2, d, 23,
utilem ac necessariam, 2