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Dial. À. 7. c

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MAKIE, NOTRE SALUI 295

incomparablement plus belle que les deux vierges martyres : “Mon serviteur bien-aimé ct mon fils, lui dit-elle, j'aime ta fidélité à me servir et j'ai accueilli tes prières, Tu as désiré me voir, Eh bien! me voici. Mais je veux que tu entendes aussi ma voix. ” La très sainte Vierge se mit alors à chanter, et ce fut avec un tel charme, que le pieux moine, ravi hors de lui-même, tomba Je visage contre terre. Les matines sonnèrent, les religicux se réunirent ; et, comme le frère Thomas ne Paraissait pas, on alla Je chercher dans sa cellule et par tout le couvent, jusqu'à ce qu'enfin on le trouva étendu sans Connaissance dans le jardin, Le Supérieur lui ayant donné l'ordre de dire ce qui lui était arrivé, Thomas reprit ses esprits, ct par obéissance, raconta toutes les bontés de la divine Mère,

PRIÈRE

O Reine du paradis, Mère du bel amour, & vous la plus aimable de toutes les créatures et celle que Dieu aime Je plus et dont il est le plus aimé, ah! Permettez néanmoins à un pauvre pécheur de vous aimer, C'est le plus ingrat et le plus misérable pécheur qui existe, Mais en se voyant sauvé de l'enfer par votre entremise et ensuite comblé de vos bienfaits sans aucun mérite de sa part, il s'est épris d'amour pour vous.

Je voudrais, s'il était possible, faire connaître à tous CEUX qui ne vous connaissent Pas, combien vous méritez notre amour, afin que tous les hommes vous aiment et vous honorent, et même, si ma mort était nécessaire pour défendre votre virginité, votre dignité de Mère de Dieu, votre immaculée Conception, volontiers, dans l'ardeur de mon amour, je perdrais la vie Pour défendre tous vos glorieux privilèges. Daignez, 6 Mère bien-aimée, agréer ces sentiments de mon Cœur, et ne permettez pas que, Vous ayant voué son amour, un de vos serviteurs devienne

jamais l'ennemi de votre Dieu que vous aimez tant.

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Un pécheur Marie et lui

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del beaucoup ici-bas pour l'aimer beaucoup dans le ciel

ne 296 CHAPITRE HUITIÈME

Malheureux ! voilà pourtant ce que j'étais quand j'offensais le Seigneur, mon Dieu. Mais alors, Ô Marie, je ne vous aimais pas et ne tenais guère à être aimé de vous. Maintenant, au contraire, ce que je désire le plus, après la grace de Dieu, c'est aue je vous aime et que vous m'aimiez. ft cette faveur je ne crains pas que vous me la refusiez à cause de mes péchés passés ; car, je le sais, vous ne dédaignez pas, ô Reine si bonne et si généreuse, d'aimer même les plus misérables pécheurs qui vous aiment; bien plus, vous ne permettez pas que personne l'emporte sur

vous en amour.

Ah!ma Reine, aimable au delà de toute expression, je veux aller au ciel pour vous aimer. Au ciel, prosterné à vos pieds, je connaîtrai mieux combien vous êtes aimable et tout ce que vous avez fait pour me sauver; au ciel par conséquent je vous aimerai davantage ct je vous

aimerai éternellement, sans craindre que jamais je cesse de vous aimer. © Marie, grâce à vous je me sauverai, comme j'en ai la ferme confiance. Priez Jésus pour moi, c'est tout ce que je vous demande. Oui, à vous de me sauver, car vous êtes mon Espérance. J'irai donc répétant sans cesse ces douces paroles : O Marie, mon Espérance, à vous de me sauver!

LA VIERGE MÈRE TENANT L'ENFANT JÉSUS (Mezzastris.)

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