UNIQUE
Combien grande est la clémence, la bonté de Varie,
OUR expliquer le grand intérêt que
Marie nous porte, à nous, pauvres créa-
tures, saint Bernard la représente comme
la vraie terre promise, d'où Dieu devait
faire couler le lait et le miel de ses béné-
dictions, “ La terre de promission, dit-il,
c'est Marie, où abondent et le lait et le
miel!” “ Bien plus, dit saint Léon, tels
sont les trésors de bonté et de clémence
déposés dans le sein de Marie, que nous devons la proclamer non seulement miséricordieuse, mais la miséricorde même?" Et saint Bonaventure, considérant d'une part que Marie fut élevée à la dignité de Mère de Dieu en faveur des misérables, et chargée comme telle de départir les divines miséricordes ; puis considérant, d'autre part, qu'ani-
1. Terra repromissionis, Maria, lacte et melle manans, /# Sale. Reg. ss. 3. 2. Maria adeo prædita est misericordixæ visceribus, ut, non solum miseriors, sed ipsa Misericordia dici promereatur,
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n'est que
bonté
mée de la plus tendre sollicitude envers tous les malheuas reux, elle déploie une si grande bonté qu'elle semble n'avoir d'autre désir que de soulager toutes les misères, saint Bonaventure s'écriait qu'à l'aspect de Marie il perdait de vue la divine justice pour considérer uniquement la divine miséricorde dont elle est toute remplie. Voicien
quels termes, pleins d'onction, s'exprime le saint Docteur : “ Quand je vous contemple, d ma Souveraine, je n'aperçois
plus rien que la miséricorde ; car c'est en faveur des misé-
ne arms cs
rables que Dieu vous a choisie pour sa Mère, et c'est l'office de sa miséricorde qu'il vous à confié, Sans cesse occupée des malheureux, vous m'apparaissez COMME ENVEloppée de miséricorde et vous semblez n'avoir à cœur que d'exercer la miséricorde !” Dans “Telle est, pour le dire en un mot d'après l'abbé Guerric, ses œuvres, telle est la bonté de Marie, que son CŒur, tout débordant
de maternel amour, ne saurait CEsser un seul instant d'opé-
icorde *” Et de fait,
rer en notre faveur des œuvres de mis demande saint Bernard, “que peut-il jaillir d'une source de bonté, sinon la bonté??" Qmastotins C'est pour cela que Marie se compare à l'olivier, Je nu speciosu. £ $ TEA AVR suis élevée contme un bel olivier dans les champs '. Xn effet, comme de l'olivier il ne découle que de l'huile, symbole de
clémence: ainsi des mains de Marie il ne découle que grâces et miséricordes. Le vénérable Louis du Pont esti-
me en conséquente que, Marie étant la Mère de la miséri-
corde, nous pouvons à bon droit la proclamer A/ater olei, la Mère qui verse abondamment l'huile de la dour: 1 et
1. Certe, Domina! cum te aspicio, nihil nisi misericordiam cerno ; nam pro miseris Mater Dei facta es, et tibi miserendi est officium comimissum ; undique sollicita es de miseris, misericordia vallaris, solum misereri videris appetere. fie. div, «lt p. 3: ©. 19.
2, Cujus viscera nunquam desinunt fructum parturire pietatis, 2% «1 ump. SV
3. Quid de fonte pictatis procederet, nisi pietas? om. 1 p. ÆEpiph, si