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Merveilleux effets d'un Ave Maria.
femme, outrée de douieur, ne faisait plus qu'appeler les châtiments de Dieu sur les deux coupables. Un jour, étant entrée dans une église, elle se prosterna devant l'autel de la sainte Vierge pour demander que justice fût faite de sa rivale. Or, celle-ci avait l'habitude de venir chaque jour devant ce même autel réciter un -lve Waria.
Une nuit, la divine Mère apparut en songe à l'épouse affigée, laquelle ne l'eut pas plutot aperçue qu'elle se mit à crier, comme de coutume: “ Justice, 6 Mère de Dieu, justice!” Mais Marie de lui répondre: * Justice? Comment, c'est à moi que tu demandes justice ! Adresse-toi autre part; car, pour moi, je ne puis faire justice. Sache, ajoute-t-elle, que cette pécheresse récite chaque jour un ve Maria en mon honneur ; et quelle que soit la personne qui m'adresse cette prière, je ne puis souffrir qu'on la poursuive et qu’on la punisse pour ses péchés.” Le lendemain, cette femme étant allée entendre la messe dans l'église de la sainte Vierge, rencontre à sa sortie la complice de son mari, Aussitôt elle commence à l'injurier; puis, la traitant de sorcière, elle l'accuse d'être venue à bout d'ensorceler même la sainte Vierge. En vain les autres la reprennent et lui disent de se taire. “ Hélas! réplique-t-elle, je ne dis
que trop vrai: pas plus tard que cette nuit, la sainte Vierge
m'apparut, et comme je lui demandais de me faire justice, elle me déclara qu'elle en était empêchée à cause d'un hommage que cette misérable lui rend chaque jour.” Aux questions qu'on fit à celle-ci pour savoir quel hommage elle rendait chaque jour à la Mère de Dieu mACiest répondit-elle, un -lve Maria. ” Réfléchissant ensuite à la grande miséricorde que lui avait valu ce léger acte de piété, elle va se prosterner devant l'image de la sainte Vierge ; et là, en présence de tout le monde, elle demande pardon de sa vie scandaleuse et fait vœu de chasteté perpétuelle. Bientôt après, elle prit l'habit religieux ; et
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MARIE, NOTRE PROTECT RICE 311
s'étant fait construire une cellule attenante à l'église, elle S'y enferma et y vécut jusqu'à sa mort dans les exercices de la pénitence.
PRIÈREF,
O Mère de miséricorde, Puisque vous êtes si bonne et On à SE k SR univer que Vous avez un si grand désir de venir en aide à notre demander : ; : RAM misérable de tous les hommes qui supplie votre miséri. ‘wure.
misére et de nous accorder nos demandes, voici le plus
. ,. les vertus, corde de lui octroyer ce qu'il va vous demander, k
et surtout
Que les autres sollicitent de vous ce que bon leur semble : santé, richesses, prospérités terrestres : pour moi, 6 ma
Souveraine, ce que je viens vous demander, c'est précisé-
ment ce que vous-même désirez de trouver en moi ct Ce confiance en qu'il y a de plus conforme et de plus cher à votre très ‘élit saint cœur, Vous êtes si humble : obtenez-moi donc l'humilité et l'amour des mépris. Vous étiez si patiente dans les peines de cette vie : obtenez-moi la patience dans les contrariétés, Vous étiez tout acmbrasée d'amour pour Dieu : obtenez-moi le don de son saint et pur à jour Vous étiez tout charité envers le prochain: obtenc, moi d'aimer tout le monde et Surtout ceux qui m'ont pris en aversion, Vous étiez tout unie à la divine volonté: obtenez-moi une pleine et entière conformité à toutes les dispositions de Dieu sur moi, En un mot, vous étiez, Ô Marie, la plus sainte de toutes les créatures : rendez-moi donc saint,
Ah! certes, ce n'est pas l'amour qui vous fait défaut ; et puis, il n'y a pas une grâce que vous ne puissiez et que vous ne vouliez m'obtenir, Rien Par conséquent, ne saurait empêcher vos grâces de déborder sur moi, que ma négligence à vous invoquer où mon peu de confiance en votre intercession. Mais la fidélité à vous prier et la confiance en votre crédit, c'est vous-même qui devez me les obtenir.
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mm 312 CHAPITRE NEUVIÈME Î A vous donc je demande ces deux grâces décisives, de vous je les réclame et de vous je les attends en toute assurance, Ô Marie, ma Mère, mon Espérance, mon amour, ma vie, mon refuge, mon secours et ma consolation! Ainsi soit-il,
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