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DNS RE

Saint- es s'est servi Pour l'écrire, où du moins pour ral dans le silence d'un Coffre, afin qu'il ne paraisse point." Malgré cela, il en Prophétise tout à la fois

‘apparition et le succès, Tout ceci s’est accompli à Ja lettre, L’ auteur était mort en 1716, et c'est comme par

Î hasard que ce traité fut trouvé Par un des prêtres de sa Î Congrégation, à Saint- Laurent-sur-Sèvre, en 1842, Le n

Supérieur d'alors put attester qu'il était du vénérable fondateur. Et l'autographe fut envoyé à Rome pour ètre €Xaminé dans le Procès de canonisation,

Tous ceux- là, sans nul doute, qui liront ce livre, aime déjà Dieu, et se plaignent de ne pas l'aimer d: Wantage tous désirent quelque chose pour sa gloire, la Propagation de quelques bonnes &: uvres, la venue d'un temps meilleur, le succès de quelque dévotion; l'un a fait tous ses efforts

$ pendant des années Pour vaincre un défaut Particulier, et | iln'a pas réussi ; un autre a demandé avec larmes la | $

Si us voulez

Conversion de ses Parents et de ses amis, et il s'étonne des que, malgré ses larmes, si peu d’entre eux se soient con- HET F vertis à la foi ; celui-ci se désole de n'avoir pas assez de dévotion ; ne là s'attriste d'avoir une croix à portes qu'il trouve trop lourde pour sa faiblesse, tandis qu'un troisième rencontre dans sa famille des troubles et des

$ malheurs domestiques qui lui paraissent incompatibles

? avec l'œuvre de son salut; et Pour toutes ces choses, Ja prière semble apporter si peu de soulagement ! Quel est donc le remède qui leur Manque? Quel est le remède indiqué par Dieu lui même ? Si nous nous en rapportons aux révélations des Saints, c'est un immense accroissement de la dévotion à la sainte Vierge : mais Comprenons-le bien, l'immensité n ‘admet pas de bornes,

Ici, en Angleterre, Marie n'est pas à moitié assez pré-

chée. La dévotion qu'on a pour elle est faible, maigre ct

} Pauvre: elle est jetée hors de sa voie par les ricanements

ES RE Re

n'est pas

assez

connue

PRÉFACE DU Pl, FABER

de l'hérésie. Dominée par le respect humain et la pru-

dence charnelle, elle voudrait faire de la vraie Marie une

© Marie si petite que les Protestants puissent se sentir à

l'aise autour d'elle, Son ignorance de la théologie lui enlève toute sa vie et toute sa dignité: elle n'est pas le caractère saillant de notre religion, comme elle doit l'être ; elle n'a pas foi en elle-même. Et c'est pourquoi Jésus n'est pas aimé, les hérétiques ne sont pas convertis,

exaltée:; les âmes qui pourraient être

l'Église n'est énèrent ; les sacrements ne sont

saintes, dépérissent et dé pas fréquentés comme il faut ; les âmes ne sont pas cvangélisées avec l'enthousiasme du zèle apostolique ; Jésus n'est pas connu, parce que Marie est lai en oubli; des milliers d'âmes périssent, parce que Marie est éloignée d'elles. C'est cette ombre indigne et misérable, à laquelle nous osons donner le nom de dévotion à la sainte Vierge,

qui est la cause de toutes ces misères de tous ces obscurcissements, de tous ces maux, de toutes ces omissions, de tous ces relächements. Cependant, si nous devons croire les rév'iations des Saints, Dieu veut expressément une plus grande, une plus large, une plus solide, une tout autre dévotion envers sa sainte Mère. Je ne crois pas qu'il y ait une œuvre plus excellente, plus puissante pour arriver à ce but, que la simple propagation de cette dévotion particulière du bienheureux Grignon de Montfort.

Que quelqu'un essaye seulement pour lui-même cette dévotion ; et la surprise que lui feront les grâces qu'elle porte avec elle, et les transformations qu'elle produira dans son âme, le convaincront bientôt de son efficacité, d'ailleurs presque incroyable, comme moyen pour obtenir le salut des âmes et la venue du royaume de Jésus-Christ: Oh! si Marie était seulement connue, il n'y aurait pas de froideur alors pour Jésus! Oh!si Marie était seulement connue, combien plus admirable serait notre foi, et com

PRÉFACE DU lP, FABER

bien différentes seraient nos Communions! Oh! si Marie était seulement connue, combien plus heureux, combien plus saints, combien moins mondains nous serions, et combien mieux nous deviendrions les images vivantes de Notre-Seiwneur et Sauveur, son très cher ét tout divin Fils!

J'ai traduit moi-méème le traité tout entier, et je me suis donné pour cela beaucoup de peine, ct j'ai été scrupuleusement fidèle, En même temps je me permettrai d'avertir le lecteur que par une seule lecture, il sera bien loin de s'en rendre maitre, Si j'ose ainsi Parler, on trouve dans ce livre le sentiment de je ne sais quoi d'inspiré et de surnaturel, qui va toujours en augmentant au fur et à mesure qu'on avance dans son étude, De plus, on ne peut s'empêcher d'expérimenter, après des lectures répétées, que Sa nouveauté ne semble jamais vieillir, ni sa plénitude diminuer, ni le frais parfum et le feu sensible de son onction s'altérer et s'affaiblir.

Daigne le Saint-Esprit, le divin Zélateur de Jésus et de Marie, donner une nouvelle bénédiction à cet ouvrage en Angleterre, et qu'il lui plaise nous consoler bientôt par la Canonisation de ce nouvel apôtre et arden. missionnaire de son épouse très chère et tout immaculée, et plus encore par la prompte venue de cet âge glorieux de l'É lise qui doit être l'âge glorieux de Marie.

F. W, FABER, Prètre de l'Oratoire

Présentation de Notre-Dame, 1862.

Dieu révèle aux anges l'Incarnation du Verbe,

occasion de la révolte des mauvais anges,

€ Wohlgemuth 1491 )

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