PRÉFACE
* CARD, VAL GHAN
Traduit de la cnquième édition anglaise du traité de Lx aie dévotion à Lx Très Sainte ierge.
N offrant au public la cinquième édition de la traduction faite par le Père Faber du Traité de la Vraie Dévo-
tion à la Sainte Vierge, par le bien
heuteux Grignon de Montfort, nous
avons cru qu'il serait utile de la faire
précéder de quelques remarques sur
les critiques que la lecture des édi-
tions précédentes ont fait naître dans
certains esprits.
Un certain nombre de lecteurs, extrêmement craintifs en face des données de la critique protestante, ont trouvé à redire de certaines paroles et expressions dont le serviteur de Dieu se sert en différents endroits de son Traité,
Ainsi la sainte Vierge est appelée parfois la divine Marie.
Nous ne prétendons Pas que cette manière de s'eXprimer soit communément en usage, pas plus que nous n'invitons qui que ce soit à s'en servir. Mais il est certain que l'on peut faire Usage du mot divin sans attribuer par là à la personne ou à la chose ainsi qualifiée la nature divine,
L'ensemble des Prières que nous adressons à Dieu ou à ses saints se nomme l'office divin, Le Psalmiste nous
-rrSRe
Aux
ñ lecteurs
Craintits
4 16 VRÉFACE DU P, FABER Î fl
ll appelle tous des Dieux et les fils du Très-H aut. Cepen-
| | dant ces expressions n'offensent personne, parce que tous,
nous en comprenons le sens,
où On peut donc appeler Marie, divine, parce qu'elle a été "ie divinement choisie pour remplir le ministère divin de divin Mère de Dieu,
Celle qui a été si intimement unie à Dieu : que le Saint- Esprit a couverte de son ombre et qu'il a enrichie de ses dons serait donc la seule à qui ce mot de divin ne saurait convenir,
I est bon de remarquer que, tandis qu'un certain nombre de personnes s'opposent à l'emploi du mot divin, le Promoteur de la foi, qui a critiqué avec une sévérité excessive le Traité du bienheureux de Montfort, ne s'est nullement formalisé de ce que cette épithète fût employée parfois en parlant de la sainte Vierge.
Relativement à cette dernière objection, ainsi qu'à plusieurs expressions employées dans différentes parties de ce Traité, il est important de se rappeler les enseignements de Benoit XIV, dans la constitution dont il fait précéder le livre de l'Index,
“IT faut bien se rappeler, dit-il, qu'il est impossible de | juger des opinions d'un auteur avant d'avoir lu son livre en entier, d'en avoir examiné avec soin les différentes propositions éparses dans le livre, et avant d'avoir cherché à saisir par un examen attentifle but et la fin que l'auteur se propose, Car il arrive souvent que cette proposition que l'auteur, dans un endroit de son ouvrage, exprime en termes obscurs et sous une forme négligée, se trouve parfaitement expliquée ailleurs avec clarté et précision, de sorte que l'obscurité dans les termes, qui semblait cacher un sens erroné, se trouve complètement dissipée et que la proposition apparaît exempte de tout erreur." L'application d'une règle aussi sage et aussi pleine di
Avant de critiquer, il tant lire le
lraié en PON Sens aux œuvres du bienheureux de Montfort prou-
entier,
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