‹ ToutChapitre 212 sur 319 · L. me faudrait beaucoup de lumières · texte numérisé non relu

L. me faudrait beaucoup de lumières

Hi tant * \

pour décrire parfaitement lexecl

lumière J à. lence de cette pratique; je dirai | ]

seulement en passant:

parfaite ue ] ‘à a 1 Que se donner ainsi a Jésus lévotione : ji parles mains de Marie, c'est imiter Dieu le Père qui ne nous à donn son Fils que par Marie, et qui ne nous communique ses grices qui par Marie, c'est imiter Dieu le Fil qui n'est venu à nous que par Mari et qui, nous ayant donné l'exempl pour que nous fassions comme il à fait, nous à SO iti d'aller à lui par le même moyen par lequel il est venu nous, qui est Marie; c'est imiter le Saint-Esprit qui

nous communique ses grâces et ses dons que par Mari

N'est-il pas juste, dit saint Bernard, à son Auteur par | 27 Aller

hon Cr

que la grâce retourne € même canal qui nous ainsi à Jésus par Marie

l'a transmise ? , C'est véritablement

Jésus-Christ, Parce que c'est marquer que nous ne

sommes pas diunes d'approcher de directement ct par no

que

Sa sainteté infinie us mémes, à Cause nous avons besoin de Marie notre avocate

de nos péchés, et Sa sainte Mère,

pour ètre ct notre médiatrice

auprès de lui qui est

notre médiateur, C'est en mème de lui comme de notre

humilier devant lui

temps nous approc médiateur ct de notre Comme devant notre en un mot, c'est pratiquer | ours le cœur de Dicu,

her frère, et nous Dieu et notr

Juge : “humilite qui ravi

trous

RS re BRENT

3" Se consacrer ainsi à Jésus par Marie, c'est mettre entre les mains de Marie nos bonnes actions qui, bien qu'elles paraissent bonnes, sont très souvent souillées et indignes des regards ct de l'acceptation de Dieu, devant qui les étoiles ne sont pas pures, Ah! prions cette bonne Mère et Maitresse qu'ayant reçu notre pauvre pr ent, elle le purifie, le sanctifie, et l'embellisse, de telle sorte qu'elle

le rende digne de Dieu. ‘Fous les revenus de notre âme Sont moindres devant Dieu, le Père de famille, pour gagner son amitié et sa grâce, que ne serait devant le roi la pomme véreuse d'un pauvre paysan, fermier de Sa Majesté, pour payer sa ferme. Que ferait ce pauvre homme s’il avait de l'esprit et s'il était bien venu auprès de la reine ? Ne lui donnerait-il pas sa pomme, ct la reine, par bonté pour le pauvre paysan, et par respect pour le roi, n'ôterait-elle pas de cette pomme ce qu'il y aurait de véreux et de gâté, ne la mettrait-elle p23 dans un bassin d'or entourée de fleurs ; et le roi pourrait-il s'empêcher de la recevoir, même avec joie, des mains de la reine qui aime ce paysan ? Modicum quid offerre desideras, manibus Marie tradere cura st non eus sustinere repulsant. Si vous voulez offrir quelque chose

Fe à Dieu, dit saint Bernard, mettez le dans les mains de Res

4 Marie, à moins que vous ne vouliez tre rebuté, Grand

à Dieu,

S Bernard, M: : ë mar Dieu, que tout ce que nous faisons est peu de chose! Mais

mette

edastes mettons-le dans les mains de Marie par cette dévotion.

LUN. Comme nous nous serons donnés tout à fait à Elle autant qu'on se peut donner, en nous dépouillant de tout en son honneur, Elle nous sera infiniment plus libérale, et nous donnera pour un œuf un bœuf; Elle se communiquera toute à nous avec ses mérites ct vertus ; Elle mettra nos

| présents dans le plat d'or de sa charité; Elle nous revêtira,

| comme Rébecca revètit Jacob, des beaux habits de son

1 Fils aîné et unique, Jésus-Christ, c'est-à-dire de ses mérites

qu'elle a en sa disposition : et ainsi, comme ses domesti

vec um not osc de and ais ion.

tant son ous uera nos tira, SON rites

esti

ques ct ses esclaves, après nous être dépouilles de tout

pour l'honorer, nous aurons doubles vêtements: Ones domestic ejus vestiti sunt duplicibus : vètements, ornements, parfums, mérites et vertus de Jésus et de Marie,

4" Se donner ainsi à la très sainte Vicrec, c'est exercer dans le plus haut degré possible la charité envers le pro chain, puisque c'est donner à Marie ce que l'on à de plus cher, afin qu'elle en dispose à sa volonté en faveur des vivants et des morts.

5" C'est par cette dévotion qu'une âme peut mettre ses gräces et ses mérites en sureté, en en faisant Marie la dépositaire, Elle peut lui dire avec confiance : * Tenez, “ma chère Mère, ma bonne Maîtresse, voilà ce que, par la “grâce de votre cher Fils, j'ai fait de bien ;

je ne suis pas" “capable de le garder à cause de ma

faiblesse et de mon “’inconstance, à cause du grand nombre et de la malice de “mes ennemis qui m'attaquent sans cesse, Hélas! on voit “tous les jours les cèdres du Liban tomber dans la boue, “et des aigles qui s'élevaient jusqu'au soleil devenir des “oiseaux de nuit, de mème mille justes tombent à ma “gauche et dix mille à ma droite; ma puissante et très “puissante Princesse, tenez-mioi, de “gardez tout mon bien, de peur qu'on ne me le vole: je “vous confie en dépot tout ce que j'ai: Pepositum custoni

—Scio cui credidi :

peur que je ne tombe ;

Je sais bien qui vous ètes, c'est jour “quoi je me confie tout à vous : vous êtes fidèle à Dieu et ‘aux hommes, et vous ne permettrez pas que rien peris

“dans ce que je vous confie ; vous êtes puissante, et rien “ne peut Vous nuire, ni vous ravir ce que vous avez entre “les mains" /psam Sequens non devias, ipsanr rogans non

desperas, ipsam cogitans non erras * dpsa tenente, non corruis ;

sa Protegente, non metuis » sa duce, non fatigaris : ipsa

Propitia, pervenis, (saint Bernard, Zuter Jlores, cap. 135, De

Varia Virgine, page 21530) Et ailleurs : Aétinet Filinum $ pag 5

nc percutiat ; detinet diabolumt ne noceat ; ditinet v'irtutes ne fulgiant ; detinet meritas ne Pereant x detinet gratias ne efiluant. Ce sont les paroles

de saint Bernard qui expriment en substance tout ce que je viens de dire. Quand il n'y aurait que ce seul motif pour m'exciter à cette dévotion, qu'elle est le moyen sûr de me conserver dans la grâce de Dieu, et même de

l'augmenter en moi, je ne

devrais espérer que feu et flamme pour elle.

6: Cette dévotion rend une âme vraiment libre de la liberté des enfants de Dicu.

Comme, pour l'amour de Marie, on se réduit volontairement en esclavage, cette élargit et dilate le

cœur, et fait marcher à pas de géant dans la voie des

La vraie chère Maîtresse, par reconnaissance dévotion donne

une grande commandements de Dieu Elle ôte ordinairement de liberté

imeneure, l'âme l'ennui, la tristesse et le scrupule, Ce fut cette devotion que Notre-Seigneur apprit à la Mère Agnès de Jésus !, comme un moyen assuré pour sortir des grandes peines ct perplexités où elle se trouvait, ‘ Fais-toi, lui dit-il, esclave de ma Mère”: ce qu'elle fit,et dans le moment, ses peines cessèrent,

Pour autoriser cette dévotion, il faudrait rapporter ici toutes les bulles et les indulgences des papes, les mandements des évêques en sa faveur, les contrèries établies en

1. Keligieuse de l'ordre de Saint-Dominique, morte en odeur de sainteté, l'an 1634, au couvent de Langeac en Auvergne.

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LE SECRET bi MARII 57

son honneur, l'ex mple de plusieurs < unts et grands per sonnages qui l'ont pr \tiquée ; mais je passe tout cela Sous silence,

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