‹ ToutChapitre 28 sur 319 · SA · texte numérisé non relu

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$ $ is } Ne ! triote, ct surtout grâce à sa dévotion pour la sainte Vierge, $

Ÿ il connut enfin la Vérité, abjura l'hérésie et se fit catholiÿ que, Ilse rendit ensuite à Rome : et ç

est dans cette ville

qu'un de ses amis, le trouvant un jour accablé de tristesse et tout en larmes et lui ayant demandé la cause de sa

{ douleur, apprit de sa Propre bouche que cette nuit-là

même sa mère lui était apparue et lui avait dit: * Mon fils, quel bonheur Pour toi d'être entré dans la vraie Église!

A , $ Quant à mc: qui suis morte dans l'hérésie, me voici dam- ( ÿ

née et perdue sans ressource," Depuis ce jour, redoublant de ferveur dans sa dévotion envers Marie et la prenant Pour sa mère, il se sentit inspiré par elle de se faire religieux et même il S'y engagea Par vœu. Contraint bientot Par Sa mauvaise santé de changer de climat, il alla deman. der sa guérison à l'air de Naples. Orle Seigneur avait marqué Naples pour le lieu de sa mort et de sa mort dans la vie religieuse, En cffet, à peine arrivé, il tomba mor. tellement malade. Mais il fit si bien, par ses prières et ses larmes, que les supérieurs le reçurent ; et bientôt après, devant le Saint-Sacrement ct au moment de Communier en viatique, il Prononça ses vœux et entra dans la Com- Pagnie de Jésus. Ce ne furent plus ensuite que tendres affections qui arrachaient des larmes aux assistants, et actions de grâces à sa bonne Mère qui l'avait tiré de l'hé résie, ramené dans la vraie Église et conduit dans la maison de Dieu Pour Y mourir au milieu de ses confrères, “ Oh! quel bonheur, s'écriait-il, de mourir entouré de tous ses anges!” Et comme on voulait qu'il essayât de prendre un peu de TEpOs : “Ah! répondait-il, ce n'est pas le temps de me reposer, maintenant que je touche au terme de ma vie” Un PEU avant de mourir il dit aux assistants: * Mes frères, ne VOYez-vous pas tous ces anges venus du Ciel pour m'assister ?" Lit Comme il avait proféré quelques paroles a voix basse, un des religieux s'en étant aperçu lui demanda ce qu'il voulait dire: « Mon ange gar- GR ne

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l'rière du pauvre pécheur à

Marie, sa Mère

dien, répondit Elphinstone, vient de me révéler que j'aurai fort peu de temps à passer en Purgatoire et que bientôt je serai au Ciel.” Puis, reprenant ses entretiens avec sa douce Mère Marie, il soupirait sans cesse: “Ma Mère! ma Mère!” Enfin, comme un enfant qui se penche sur le cœur de sa mère pour s'endormir, ainsi expira-t-il tranquillement, Et peu après il était en paradis, ainsi qu'un saint religieux l'apprit par révélation,

PRIÈRE

O Marie, Mère toute sainte, comment se peut-il qu'ayant une Mère si sainte, je sois encore si chargé de péchés ! Une Mère toute brûlante d'amour pour Dieu, et moi si attaché aux créatures! Une Mère ornée de tant de vertus, et moi si pauvre en mérites! Hélas! je ne le vois que trop, Ô ma très aimable Mère, je ne mérite plus d'être votre enfant, puisque, par ma vie si criminelle, je me suis rendu indigne de vous. C'est bien assez pour moi que vous m'acceptiez comme votre servieur; et pour être admis, fût-ce même au dernier rang de vos serviteurs, je renoncerais de grand cœur à tous les royaumes du monde,

C'en est donc fait; je me contente d'être votre serviteur. Mais, ne m'empêchez pas cependant de vous appeler ma Mère. Ce nom me remplit de consolation, il m'attendrit, il me rappelle l'obligation que j'ai de vous aimer, Ce nom m'encourage à mettre en vous une confiance sans bornes. Au plus fort des terreurs que m'inspirent le souvenir de mes péchés et la crainte de la justice divine, je sens tout mon être se ranimer à la pensée que vous êtes ma Mère. Permettez donc que je vous dise: Ma Mère! 6 ma très aimable Mère! Ainsi je vous appelle maintenant et ainsi je veux toujours vous appeler, C'est vous, après Dieu, qui devez toujours être mon espérance, mon refuge et mon amour en cette vallée de larmes. C'est dans ces senti-

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MARIE, Rip ET MÈRE DE MISÉRICORDE 43

ments que j'espère Mourir ; j'espère, à ce moment suprème, remettre mon äme SNtre vos saintes mains et vous dire : Ma Mère bien-aimce. 0 Marie, ma bonne Mère! aidez-moi, ayez pitié de moi, Ainsi Soit-il.

Combien est SVAUE L'anone QUE nous porte Marie, not, Mère,

ARIE est notre Mère : Comprenons DR de k À Marie donc, si nous le Pouvons, combien Dour pou

elle nous aime,

Sur |

L'amour des Parents pour leurs enfants est un AMour nécessaire, Aussi, bien qu'il y ait dans Ja loi Es.

de Dieu un Précepte pour ordonner nécessaire.

AUX Enfants d'aimer leurs Parents,

il n'y en a aucun, remarque saint Thomas !, qui commande AUX parents d'aimer leurs enfants. Car cet amour est si fortement imprimé Par la Nature dans le cœur des parents, que les animaux même les plus Sauvages ont pour leur Progéniture un amour dont ils ne peuvent s'affranchir, « La nature, dit saint Am broise, intime AUX animaux d'aimer leurs petits 2" Les tigres CUX-mêmes, au rapport des VOYageurs, quand ils €ntendent Les cris que poussent leurs Petits enlevés par les Chasseurs, se jettent dans la mer Pour suivre à Ja nage le Vaisseau qui les <Mporte. Eh bien! nous dit Marie, notre très aimante Mère, si même les tigres ne Peuvent faire autrement que d'aimer leurs Petits, comment Pourrais-je

1 De Dit, Chr, Ce 13.

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