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MARIE, REINE Tr

Les mères aiment davantage ceux de leurs enfants dont

la conservation leur à coûté plus de soins et de peines, Or, voilà quels enfants nous Sommes pour Marie, Afin de nous procurer la vie de la grâce, il lui fallut venir à cet excès de douleur que d'offrir elle-même aimé Jésus, et cel nous sous $,

à la mort son bien- 4 en acceptant de | * propres yeux grande immolation

& voir expirer pour à force de tourments, C'est

offerte par Marie qui nous fit à la vie de la grâce, Et, Î sommes des enfants ç

! naître Par conséquent, si nous Xcessivement chers que nous lui avons coûté de même qu'au sujet de |

à son cœur, c'est des peines CXCessives, Aussi, ‘amour du Père éternel, livrant Pour nous son propre Fils à la mort, il est écrit : tellement aimé Le monde qu'il à donné son ÆGs unique \: même, selon saint Bonaventure, on peut dire de la Vierg * Marie nous à tellement aimés qu'elle à donné son F unique ?"

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Et quand donc nous le donna-t-elle? Elle Pour la première elle lui permit ensuite,

nous le donna Sfc ditexit

HAE ns * à mundume fois, répond le pére Nieremberg quand us Fitium , x. + daret.

d'aller à la mort, Elle nous le donna “7”

quand personne, par h

ain€ où par crainte, ne se présentant aux juges pour défendre Jésus, elle aurait pu, à elle seule, si bien Plaider en sa faveur. Certes, on peut croire que les paroles d'une mère si Sage et si tendre, auraient fait assez d'impression, au moins sur l'esprit de Pilate, pour l'empêcher de condamner à la mort celui dont il avait lui-même reconnu et proclamé l'innocence. Mais non, Marie ne voulut Pas proférer la moindre la défense de son Fils, afin de ne P mort d'où dépendait notre salut, donna mille et mille fois durant Passa au pied de la croix.

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parole pour as s'opposer à cette Enfin, elle nous le ces trois heures qu'elle Alors, en effet, assistant à la

1. Sic Deus dilexit mundum, ut Filium Suum unigenitum daret. %, 1, 16, 2. Sic Maria dilexit nos, ut Filium suum unigenitum daret. 3 De AG erva PR, 1 * © 14,

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DR PTT TS TR TT ÉTÉ STRESS 48 CHAPITRE PREMIER mort de son Fils, elle ne faisait autre chose, avec une extrème douleur pour elle-même et un extrème amour pour nous, que de sacrifier à chaque instant en notre faveur cette vie si chère ; ct, disent saint Anselme et saint Antonin!, telle était sa force d'âme qu'a défaut de bourreaux, elle eût elle-même procédé au sacrifice, afin d'accomplir la volonté de Dieu le Père, exigeant que Jésus mourût pour notre salut. Et puisque Abraham eut assez de courage pour se résoudre à sacrifier lui-même son fils, nous devons croire que Marie, bien supérieure à Abraham en sainteté et en obéissance, aurait accompli un pareil sacrifice avec encore plus de générosité. Combien donc ces considérations doivent nous inspirer de reconnaissance pour cet acte d’un si héroïque amour, c'est-à-dire pour cette douloureuse offrande qu'elle à faite de la vie de son Fils en notre faveur! Grande fut la récompense accordée par le Seigneur à Abraham pour s'être mis en devoir de lui sacrifier son cher Isaac. Et nous, que pourrions-nous rendre à Marie qui donna pour nous la vie de son Fils, de

son Jésus, bien autrement parfait et bien plus aimé que le Fils d'Abraham? Ah! que cet amour de Marie, s'écrie saint Bonaventure, nous oblige de l'aimer! Car elle nous

a aimés comme aucune créature ne nous aima jamais : elle nous a aimés au point de nous donner et d'offrir pour nous son Fils unique, ce Fils qu'elle chérissait bien plus qu'elle-même *.

Parceque Et puis, dans son propre martyre, Marie trouve une au- A tre raison encore de nous aimer avec tant de tendresse, à prix dusang savoir cette mort douloureuse dont elle voit que Jésus-

FN De cé Christ paya notre rançon,

1 PLUIE Cle

2. Nulla post eam creatura ita per amorem nostrum exardescet, quæ Filium suum unicum, quem multo plus se amawvit, nobis dedit, et pro nobis obtulit, De À. PF. AL s. 1.

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MARIE, REINE ET Mir DE MISÉRICORDE

Si l'on montrait à une mère ui esclave que le plus cher

de ses fils aurait acheté moyennant + ingt années de souffrances dans les fers et toutes sortes de fatigues, aussitôt et par cette seule raison, quel cas ne ferait-elle pas de cet esclave! Or, la sainte Vierge Marie le sait fort bien, son divin Fils n'est venu ici-bas que Pour nous sauvcr, comme il le déclarait lui-même: Ze fs de l'homme est venn chercher et sauver ce QUE était perdu \ ; et Pour rous sauver, nous misérables esclaves, il n'hésita pas à sacrifier même sa vie, Car # s'est fait obéissant Jusqu'à la mort? Si donc Marie nous aimait peu, elle temoignerait bien peu d'estime pour le prix de notre salut, c'est-à-dire Pour le sang de son Fils. D'après une révélation faite à sainte Élisabeth de Hongrie, Marie ne cessa, tout le temps qu'elle vécut dans le Temple, de prier Dieu pour nous, afin d'obtenir qu'il envoyât au plus tôt son Fils sauver le monde, Pensons donc avec quelle tendresse Marie doit nous aimer, depuis ce jour où elle vit Jésus-Christ nous estimer assez pour mettre sa gloire à nous racheter moyennant un si haut prix.

Et puisque Jésus-Christ à racheté tous les hommes, mr tous les hommes sont Conséquemment l'objet de l'amour Conbiem et des faveurs de Marie, Saint Jean la vit revètue du He ) soleil: Æ7 un £'and prodige parut dans Le ciel : ane Jemme revétue du soleil, Elle est ainsi représentée, parce que, semblable au soleil dont le Psalmiste à dit: Nul ne se Nec dérobe à sa chaleur ‘elle ne prive de son amour aucun dose CEUX qui vivent ici-bas. « Car, dit Idiota Jui appliquant cotore cjus. ce même texte, par la chaleur du soleil il faut entendre ici l'amour de Marie °,”

en —

1. Venit enim Filius hominis quærere et salvum facere quod perierat, r. XIX, 10,

. Factus obedie su que ad mortem, 2452. 11,8,

. Et signum Magnum apparuit in cœlo : Mulier amicta sole, Apoc, XI, 1, Nec est qui se abscondat a calore ejus. 2%, AVI, 7,

5. À calore ejus, id est, a dilectione Marix. £. ke de F, M. in prol.

PFREMIER

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