‹ ToutChapitre 49 sur 319 · Ap. Bovio, Esempi e Miracoli delta B. VF. p. 4 Es · texte numérisé non relu

Ap. Bovio, Esempi e Miracoli delta B. VF. p. 4 Es

moment où il passe, pourquoi m'abandonnes-tu : " Interdit et confus, le fugitif tombe par terre et s'écrie: Mais, 6 ma Souveraine, ne voyez-vous pas que je ne peux plus y tenir? Pourquoi me laissez-vous ainsi sans secours ?— Et toi, reprend Marie, pourquoi ne m'as tu pas invoquée ? Si tu m'avais priée, tu n'en serais pas réduit là. Désormais, ajouta-t-elle, aie recours à moi et ne crains rien.” Le jeune homme rentra donc dans sa cellule.

Mais les tentations recommencèrent : et, comme il fut tout aussi négligent que par le passé à réclamer le secours de Marie, il finit par s'enfuir du couvent. Dès lors il se jeta tête baissée dans le mal, j squ'à ce qu'il en vint, de crime en crime, à faire le métier d'assassin dans une auberge qu'il avait louée, et où il tuait pendant la nuit et dépouillait ensuite les pauvres voyageurs. Entre autres, il tua, certaine nuit, le cousin du gouverneur de l'endroit ; et celui-ci ayant fait instruire le procès et recueiilir les preuves, condamna Ernest à être pendu, Durant les débats, un jeune cavalier était descendu à l'auberge, et sur lui aussi l'hortible aubergiste avait aussitôt résolu de faire main basse dès la nuit suivante. Il va donc pour l'assassiner : mais en entrant dans la chambre, il aperçoit sur le lit non pas le jeune cavalier, mais un crucifix tout couvert de plaies, qui le regarde avec bonté et lui dit: “ Eh quoi! ingrat, ne te suffit-il pas que je sois mort une foi pour toi ? Veux-tu me tuer de nouveau ? Eh bien ! vite, lève le bras et derechef donne-moi la mort.” Confus et repentant, le

pauvre Ernest éclate alors en sanglots : “ Seigneur, s'écrie-

t-il à travers ses larmes, me voici ; puisque vous me traitez avec tant de miséricorde, je veux revenir à vous.” Et quittant aussitôt l'auberge, il se dirige vers son monastère pour aller y faire pénitence. Mais, rejoint en route par les gens de la justice et traîné devant le juge, il fait l'aveu de tous les assassinats qu'ila commis. On le mène donc à la potence, sans même lui laisser le temps de se contesser.

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Dans cette extrémité il se récommande à Marie; et quand on le précipite la corde au Cou, Cest elle-même qui le p-éserve de la mort : puis, l'ayant détaché: * Retourne, lui dit-elle, dans ton monastère, fais pénitence ct quand tu me verras apparaitre avec la sentence de ton pardon, alors prépare-toi à la mort.” De retour au monas ère et après avoir tout rapporté à l'abbé, Ernest passa de lo: gues années dans les exercices d'une rigoureuse pénitence, Enfin il vit apparaitre la sainte Vierge avec la sentence du pardon ; et s'étant aussitot préparé à la mort, il mourut saintement,

PRIÈRE

Glorieuse Reine et digne Mère de mon Dieu, très sainte Vierge Marie, en me Voyant aussi misérable que je le suis

ct chargé de tant d'iniquités, je ne devrais plus avoir la,

hardiesse de paraître en votre présence et de vous appeler ma Mère, Mais je ne veux pas, à cause de mes misères, me priver de la consolation et de la confiance que j'éprouve en vous nommant ma Mère,

Ce que je mérite, hélas! je ne le sais que trop, c'est que vous me chassiez loin de vous. Mais je vous prie de considérer ce que Jésus, votre Fils, a fait et souffert pour moi : et puis, si vous en avez le cœur, chassez-moi. Je suis un Pauvre pécheur, et, plus que les autres, j'ai méprisé la divine Majesté, Mais le mal est fait et il ne me reste plus d'autre ressource que de venir à vous, Ma Mère, vous Pouvez m'aider : aidez-moi!

Ne me dites pas que vous ne pouvez m'aider: car je sais que vous êtes toute-puissante et que vous obtenez de votre Dieu tout ce que vous désirez. Et si vous me dites que vous ne voulez pas m'aider, alors je vous demanderai à qui je dois recourir Pour trouver du secours dans l'excès de ma misère, Avec saint Anselme je vous dirai, à votre divin Fils et à vous: ‘ Ou bien ayez pitié de ma misère,

Le pécheur

malgré ‘grandeur de ses iniquités, àl espère ei Jés

et en Marie

vous, Ô mon bien-aimé Rédempteur, en me pardonnant, et vous, d ma Mère bien-aimée, en priant pour moi; ou bien, montrez-moi à qui je dois recourir, où je trouverai plus de miséricorde, et où je placerai mieux mes espérances." Mais non! ni sur la terre ni dans le ciel personne n'a pitié des malheureux comme vous, et nul ne peut aussi bien me venir en aide, Vous, Jésus, vous êtes mon père ; et vous, 0 Marie, vous ètes ma mère. Vous aimez les plus misérables et Vous êtes continuellement à leur recherche pour les sauver, Eh bien! moi, je suis un condamné à l'enfer, le plus misérable des misérables. Mais vous n'avez pas besoin de vous mettre à ma recherche, et je ne prétends pas non plus que vous me recherchiez : je viens de moi-même me présenter à vous, bien assuré que vous ne

m'abandonnerez pas. Me voici donc à vos pieds. Mon

Jésus, pardonnez-moi! O Marie, ma Mère, secourez-moi!

1. Aut miseremini m'seri, tu parcendo, tu interveniento; aut ostendite ad quos tutius fugiam missricordiores ; et monstrate in quibus certius confidam potentiores, Oraf. 50,

S. Jean voit une femme vêtue du soleil, ayant la lune sous les pieds, et,couronnée de douze étoiles. — (A, DURER).

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À ‘ ul ©, > ) * Fe : x. 1 GC cst mon bonheur, cest ma tenoiefse

C'est le licsor de mes vertus,

B. de MONTEORT.

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