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aine, lui dit-il, miroir de pureté, moi, pauvre pécheur que je suis, j'ai offensé Dieu et je vous ai offensée aussi en violant la chasteté, Mon unique ressource, c'est de m'offrir à vous comme votre esclave; me voici donc, je me dévoue en ce moment tout entier à votre service ; acceptezmoi, malgré toute mon indignité, et ne me repoussez pas.” Puis il déposa sur le marche-pied de l'autel un certain nombre de pièces d'argent, avec promesse d'offrir chaque année ce même tribut à celle dont il était devenu l'esclave. A quelque temps de là, il tomba mortellement malade ; et, un matin, on l'entendit tout à coup s'écrier: “ Levezvous, saluez tous ma Souveraine. Quelle bonté, ajouta-til, quelle bonté, à Reine du “iel, que vous soyez ainsi venue visiter votre pauvre esclave! Bénissez-moi, 6 ma Souveraine, et, après m'avoir honoré de votre présence, ne permettez pas que je me perde.” Son frère Pierre étant alors survenu, Martin lui apprit qu'il avait vu la sainte Vierge et qu'elle l'avait béni; en même temps il se plaignit que, parmi les assistants, personne ne se fût levé à l'arrivée de l'auguste Marie. Peu après, il s'endormit paisiblement dans le Seigneur.
Telle aussi sera votre mort, mon cher lecteur, si vous demeurez fidèle à Marie, Oui, malgré toutes les offenses dont vous vous êtes jusqu'ici rendu coupable contre Dieu, elle saura bien vous procurer une mort douce et consolée. Et si le souvenir de vos péchés vous jetait alors dans une crainte excessive, au point même d'ébranler votre confiance, eh bien! elle viendra, cette bonne Mère, afin de relever votre âme abattue, Ainsi fit-elle pour l'un de ses serviteurs, Adolphe, comte d'Alsace.
Adulphe. Les chroniques franciscaines nous le montrent quittant d na le siècle et entrant dans l'Ordre de Saint-François, où il se distingua par sa dévotion envers la Mère de Dieu. Déjà il touchait à sa dernière heure, quand, se représentant la vie qu'ilavait menée dans le monde, ainsi que la rigueur
Retirer near ve MARIE, NOTRE VIE, NOTRE DOUCEUR 103
des jugements de Dieu, il se Prit à craindre pour son salut éternel et à trembler devant la Mort, Mais jamais la sainte Vierge n'est indifférente aux angoisses de ses serviteurs. Elle vint donc, accompagnée d'un grand nombre de saints, S'approcha du moribond ct lui adressa ces tendres et rassurantes paroles : * Adolphe, mon cher Adolphe,
Pourquoi tant craindre la mort, puisque tu t'es voué à moi et que tu m'appartiens 1?" À ces mots, le serviteur de Marie respira, toute crainte disparut, et il eXpira dans une grande paix et un vrai contentement ?,
Nous aussi, ayons bon espoir; et, Malgré tous nos Pé- je FA chés, donnons-nous cette confiance que, si nous servons Pepe
Mpter sur
Marie avec amour tout le reste de notre vie, nous la verrons venir elle-même à notre lit de mort pour nous assister Elle
" : à pe pour le et nous consoler, C'est notre Reine elle-même QUI, S CN- moment de
Mort,
tretenant un jour avec sainte Mechtilde, Promit sa présence !
Pour le moment suprême à tous ses fidèles serviteurs :
“Je veux, lui dit-elle, comme la mère la plus tendre ct la { plus dévouée, me trouver à l'heure de là mort près de tous CEUX qui m'auront servit avec piété pendant leur vie, afin de les consoler ct de les protéger 3," © Dieu! en ce terrible Moment, alors que la grande affaire de notre éternité sera Sur le point de se décider, quelle consolation nous éprouverons à voir auprès de nous la Reine du ciel venue pour nous assister, nous €NCourager et nous assurer sa protection !
Outre les exemples déjà cités en Preuve de la bonté avec laquelle Marie vient assister ses serviteurs mourants, combien d'autres n'en trouve-t-on pas dans une foule de livres! Sainte Claire d'Assise, saint Félix de Cantalice, sainte Claire de Montefalco, sainte Thérèse, saint Pierre