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104 CHAPITRE DEUXIÈME d'Alcantara, tous ont vu la sainte Vierge à leur mort. Citons seulement, pour notre consolation, les quelques Le pie faits suivants. Le père Crasset ! rapporte que sainte Marie du Brune d'Oignies vitla bienheureuse Vierge au chevet d'une pieuse veuve de Willembroc en Brabant ; et comme la malade souffrait beaucoup des ardeurs de la fièvre, la Reine du ciel, non contente de la consoler, prenait la peine de la san pa lafraichir avec un éventail. Saint Jean de Dieu, se troude Des vant à l'article de la mort, attendait la visite de Marie; car il avait toujours eu pour cette bonne Mère la plus tendre dévotion. Mais il ne la voyait point paraitre; et déjà il se lamentait, peut-être même se plaignait-il, quand tout à coup la divine Mère, jugeant le moment venu, se
trouva devant lui, Aussitôt, comme pour le reprendre de
son peu de confiance, elle lui adressa ces tendres paroles,
bien propres à réjouir tous les serviteurs de Marie: “ Sache que jamais, au moment suprême, je ne fais défaut à mes fidèles serviteurs 2" C'est-à-dire: Jean, mon cher fils, comment pouvais-tu penser que je t'aurais abandonné ? Et ne sais-tu pas qu'il me serait impossible de ne pas secourir mes serviteurs mourants? Situ ne m'as pas vue
paraître plus tot, c'est que le moment n'était pas encore arrivé, Mais maintenant me voici; je suis venue pour te prendre : allons ensemble en paradis. Le saint expira quelque temps après, et il s'envola au ciel pour remercier éternellement sa très aimable Souveraine,
Finissons par un dernier trait qui montre d'une manière bien sensible jusqu'où cette bonre Mère pousse la tendresse
envers ses serviteurs sur le point de mourir.