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Spes unica Peccatorum, Serm, 194. Æ. P, app

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In abscondito Labor naculi sui

C'est en vous seulement qu'ils peuvent se réfugier pour trouver un abri et des secours !” Déjà, selon la remarque d'un interprète, David y faisait allusion, quand il disait : Le Seigneur n'a protégé en me cachant dans le secret de son tabernacle *, Car de qui parle David, sinon de Marie? Elle est, dit aint André de Crète, “le Tabernacle que Dieu lui-même a façonné et dans lequel lui seul est entré pour accomplir les grands mystères de notre Rédemption ?,” Et à ce propos saint Basile appelle Marie un hôpital public, hopital que Dieu nous a donné et qu'il tient ouvert en faveur de tous les infirmes qui sont pauvres et dénués de tout autre secours * Or, je le demande, dans les hopitaux, construits exprès pour recucillir les pauvres, à qui appartient-il surtout d'être admis, sinon aux plus pauvres et aux plus infirmes ? Celui donc qui se trouve le plus misérable, c'est-à-dire le plus dépourvu de mérites et le plus chargé

de péchés, ces grandes misères de l'âme, celui-là est bien

en droit de dire à Maïie: Ma Souveraine, vous êtes le refuge des pauvres malades. Ah! ne me repoussez pas : car je suis plus pauvre et plus malade que tous les autres, et j'ai par conséquent plus de droit que tous les autres à être accueilli par vous. Disons-lui encore avec saint Thomas de Villeneuve: “O Marie! pauvres pécheurs que nous sommes, nous ne pouvons trouver de refuge en dehors de vous. Vous êtes notre unique Espérance, et sur vous nous faisons reposer l'affaire de notre salut. Vous êtes après Jésus-Christ notre unique avocate, et vers vous seule

nous tournons nos regards *.

1. Ave, peccatorum Refugium et Hospitium ! De Zaud, Dei. Gen,

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